27.06.2009

Intention de prière missionnaire du mois de juillet - commentaire

INTENTION MISSIONNAIRE - « Pour que l’Eglise soit germe et noyau d’une humanité réconciliée et réunie dans l’unique famille de Dieu, grâce au témoignage de tous les fidèles dans chaque pays du monde » - Commentaire de l’Intention missionnaire proposée par le Saint-Père pour le mois de juillet 2009

 

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Rome (Agence Fides) – Une des conséquences du péché de l’homme a été la division. Déjà dans le livre de la Genèse nous pouvons observer que Babel représente la séparation, fruit de l’orgueil de l’homme (Gn 11, 1-9). Les hommes, qui désiraient construire de leurs mains un parcours vers le ciel, finirent par détruire leur capacité même de se comprendre les uns les autres.

C’est pourquoi une partie importante de la mission rédemptrice du Christ est de réunir, d’unifier. En premier lieu le Christ réunit « les enfant de Dieu dispersés ». Jésus est « le Bon Pasteur », qui réunit les brebis dispersées d’Israël. Cependant cette mission unificatrice n’est pas limitée au seul Israël. Elle s’adresse à tous les peuples de la terre. Saint Paul affirme qu’« il n’y a plus juif ni gentil, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car nous sommes tous un dans le Christ Jésus ». Cette unité se manifeste et se réalise dans l’Eucharistie, car « nous formons tous un seul Corps puisque nous mangeons un seul pain ».

Puisque le péché a produit une double séparation (il a séparé l’homme de Dieu et de ses frères), la nouvelle naissance dans le Christ présente un double aspect : elle nous réconcilie avec Dieu dans son Sang, et elle fait de nous un seul corps.

L’histoire de l’Eglise a été témoin de nombreuses divisions et schismes, depuis ses origines. Mais la séparation de nos frères orthodoxes et protestants s’avère particulièrement douloureuse. En même temps, la société civile a été marquée par des luttes fratricides et des incompréhensions entre les peuples.

Récemment, on a enregistré dans différents pays des guerres entre ethnies, qui ont provoqué de nombreuses victimes. Aujourd’hui encore, comme toujours, le cœur de l’homme continue à avoir besoin d’un Rédempteur qui extirpe de lui le germe de la haine et de la séparation, fruit du péché. L’Eglise du Christ, à la fois sainte et ayant besoin de salut, a le devoir de poursuivre cette mission rédemptrice, d’être dans le monde signe d’unité et source de communion.

Le Pape Benoît XVI affirme: « Etre ensemble a été la condition mise par Jésus pour accueillir le don de l’Esprit Saint; le présupposé de leur entente a été une prière prolongée. Nous trouvons de cette façon ébauchée une formidable leçon pour toute communauté chrétienne. On pense parfois que l’efficacité missionnaire dépend principalement d’une programmation attentive et ensuite d’une intelligente mise en œuvre par un engagement concret. Certes, le Seigneur demande notre collaboration, mais avant toute réponse de notre part, son initiative est nécessaire : c’est son Esprit le vrai protagoniste de l’Eglise » (Homélie, 4 juin 2006).

Saint Luc écrit que le jour de la Pentecôte les apôtres se trouvaient réunis avec Marie. Dans la prière avec Elle, par la puissance de l’Esprit, se manifeste la force unificatrice de l’Eglise. Pour que grandisse la conscience que les hommes de toutes les nations sont une famille, il est nécessaire qu’ils prennent conscience d’être des enfants de Dieu. Au-dessus de toute distinction de culture, de condition sociale, de race ou de nation, il y a la vérité qui rend tous les hommes égaux : nous sommes des enfants de Dieu, créés à son image et à sa ressemblance, rachetés par le sang du Christ.

Tous les fidèles chrétiens, dispersés sur toute la terre, vivant leur filiation divine, se convertissent en témoin et en créateurs de l’unité. L’Eglise, dont le modèle et l’exemple est Marie, doit apprendre d’Elle à avoir un cœur de plus en plus ouvert à tous. Sa maternité doit se refléter dans la maternité de l’Eglise.

Quand le Seigneur ressuscité se présente aux disciples après la Résurrection, il souffle sur eux pour leur donner le don de l’Esprit, et dit : « A qui vous pardonnerez les péchés, ils seront pardonnés, à qui vous ne les pardonnerez pas, ils ne seront pas pardonnés ». Pour qu’un homme puisse être instrument de réconciliation, il doit avoir expérimenté dans son cœur la joie d’avoir été réconcilié avec Dieu dans le Christ, d’avoir reçu le pardon des péchés. Seuls ceux qui vivent en communion de vie avec Dieu peuvent être source de communion. Seul celui qui a été réconcilié peut être source de réconciliation au milieu d’une unité divisée dans la profondeur du cœur. Comme le dit le Seigneur : c’est du cœur de l’homme que sortent les homicides, les vols, etc. C’est le cœur de l’homme qui a besoin d’être réconcilié, unifié, guéri. C’est pourquoi la mission de l’Eglise est d’offrir la réconciliation de Dieu avec les hommes, dans le Christ, en annonçant comme saint Paul : « Au nom du Christ nous vous supplions : laissez-vous réconcilier avec Dieu ».

(Agence Fides 26/6/2009)

28.05.2009

Intention missionnaire pour le mois de juin

INTENTION MISSIONNAIRE - “Pour que les Églises particulières opérant dans des régions touchées par la violence soient soutenues par l’amour et par la proximité de tous les catholiques du monde” - Commentaire sur l’Intention Missionnaire donnée par le Saint Père, pour le mois de juin 2009

 

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Cité du Vatican (Agence Fides) – Même si tous les peuples de la terre forment une seule famille, et ont Dieu comme origine et comme but communs, ils continuent à être dans de nombreux coins de la planète des foyers de violence armée, parfois entre des membres d’une même nation. Au milieu de ces situations, les chrétiens continuent à témoigner la paix de Jésus-Christ, non sans grande difficultés. Les divisions externes sont le résultat de la division présente dans le cœur de l’homme qui, éloigné de Dieu, oriente les relations humaines selon son désir de pouvoir, de jouissance égoïste ou d’enrichissement injuste.

Le Christ et notre paix. Quand Il se présente ressuscité à ses disciples, il leur montre les blessures de ses mains et de son côté transpercé et leur dit : “La paix soit avec vous !” (Jn 20,21). Jésus a pris sur lui a violence du péché pour la transformer, à travers sa miséricorde, en pardon et en paix, en unité et en communion. Le témoignage du service et de la charité, du pardon et de la réconciliation, sont d’une vibrante actualité dans le monde, en particulier dans ces coins de la planète où se déroule de manière particulièrement présente la rupture, l’agression des uns contre les autres et enfin la division.

Le cœur du chrétien doit être comme le Cœur du Christ. Saint Paul exhortait les Philippiens à avoir “les mêmes sentiments que le Christ”. Cela nous oblige à ne pas rester indifférents devant les souffrances de nos frères qui subissent la guerre, la persécution à cause de leur foi, de leur ethnie et de leurs origines. Benoît XVI affirme que grâce aux moyens de communications de masse on peut connaître de manière quasi immédiate les situations de nécessité dans les autres parties du monde. Cela signifie surtout “un appel à partager les situations et les nécessités”. Et il continue : “le moment actuel réclame une nouvelle disponibilité pour secourir notre prochain dans le besoin” (Deus Caritas est, 30).

La charité ne peut se réduire à un vague “sentimentalisme de compassion”. Nous ne pouvons pas, comme dit Saint Jean dans sa première épître, “aimer seulement des lèvres”, c’est-à-dire avec des paroles. La charité doit se faire œuvre, donation, témoignage vrai de l’amour du Christ. Le Saint Père rappelle même que cette proximité doit être “concrète”. Quand l’amour de l’Église, du Corps du Christ, est vrai et profond, il se produit ce que dit Saint Paul : “si un membre souffre, tous les autres membres souffrent avec lui” (1 Co 12, 26). C’est pour orienter concrètement une charité vécue que le Saint Père affirme : “D’autre part – c’est là un aspect provocant et dans le même temps encourageant du processus de globalisation – cela met à notre disposition d’innombrables instruments pour prêter une aide humanitaire à nos frères dans le besoin, avec les derniers systèmes modernes pour la distribution de la nourriture et des vêtements, comme aussi l’offre de logement et d’accueil. En surmontant les frontières des communautés nationales, la sollicitude pour le prochain tend ainsi à élargir ses horizons au monde entier” (ibidem).
La charité est toujours le témoignage vivant du Christ dans le monde, expression concrète de son amour pour les hommes. Il est certain que la grande pauvreté de nombreux hommes est justement le manque de Dieu. Il n’est pas rare que ce soit ce vide de Dieu qui génère l’opposition et la rupture. La croix du Christ et ses blessures glorieuses sont la garantie d’une paix durable. C’est lui qui a détruit le mur de la division, en faisant des deux peuples un seul. Il n’y a plus ni juif, ni grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, parce que tous nous sommes sauvés par le Christ Jésus. Vers Lui, le Prince de la Paix, nous nous tournons avec insistance dans la prière de ce mois, pour que tous les hommes désirent collaborer à l’édification de son Royaume sur cette terre, un Royaume de justice et de grâce, de vérité, d’amour et de paix.

(Agence Fides 27/5/2009)