11.05.2012

Attentats de Damas : Le Saint-Siège renouvelle son appel à la paix

1_0_587118.jpegDéclaration du père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège suite aux attentats survenus le 10 mai dans la capitale syrienne:

"Suite aux tragiques attentats qui ont ensanglanté ce jeudi les rues de Damas, nous ne pouvons que condamner fermement et rappeler la proximité et l'émotion du Saint-Père et de la communauté catholique envers les familles des victimes. Ces attaques devraient encourager toutes les parties à œuvrer à renforcer leur implication pour soutenir le plan de Paix de Kofi Annan, qui a déjà été accepté par les différents acteurs du conflit. Ces attaques montrent aussi que la situation en Syrie exige un engagement ferme et commun de la communauté internationale pour appliquer ce plan, et que soient envoyés au plus vite d'autres observateurs. L'appel lancé par le Sain-Père le jour de Pâques n'a jamais été d'une telle actualité: il est nécessaire que soit entrepris sans délai le chemin du respect, du dialogue et de la réconciliation."

30.03.2010

Commentaire de l’Intention Missionnaire d'avril 2010

INTENTION MISSIONAIRE - “Pour que les chrétiens persécutés à cause de l’Evangile, soutenus par l’Esprit Saint, persévèrent dans le témoignage fidèle de l’amour de Dieu pour l’humanité entière” - Commentaire de l’Intention missionnaire d’avril 2010

 

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Rome (Agence Fides) – Le Seigneur a lui-même annoncé à ses disciples la persécution, qui a été une constante dans l’histoire de l’Eglise. Dans la mesure où les chrétiens sont fidèles au message du Christ, ils sont fréquemment persécutés, même par la violence physique. Il existe une dimension prophétique et d’appel à la conversion qui est inhérente à l’annonce de l’Evangile. Il est important de souligner que cette dimension prophétique de la foi ne doit pas être manipulée pour être mise au service d’idéologies étrangères à l’Evangile : il s’agit d’une prophétie directement liée à la foi et au message de salut que propose le Christ.

Dès le début de la prédication évangélique, nous rencontrons déjà dans la figure du Précurseur un modèle de fidélité à la vérité de Dieu, prêchée même au risque de sa vie. Saint Etienne est le second dans la longue liste des témoins du Christ, jusqu’à répandre son sang. On peut observer qu’un « fil rouge » parcourt toute l’histoire de l’Eglise, où la persécution et la croix ont toujours été présentes.

Nos frères qui souffrent dans leur chair la persécution, la prison, l’abandon et beaucoup d’autres souffrances, sont certainement pour nous un appel à sortir de notre confort et de la médiocrité qui porte fréquemment atteinte à nos vies. Quand croire au Seigneur Jésus commence à s’avérer commode, il y a quelque chose qui manque dans notre suite du Maître. Sans doute dans la société occidentale, d’autres techniques de persécutions sont habituellement utilisées, non pas physiques, mais morales, à travers le dénigrement de l’Eglise et de ses ministres, notamment du Saint-Père, par les moyens de communication. Dieu le permet parce que cela aussi sert à notre bien et à notre sainteté. En effet d’une part cela nous engage à faire un examen de conscience et à nous convertir, si réellement quelque chose ne va pas selon l’Evangile, de l’autre cela doit nous conduire à imiter nos frères persécutés. Ils nous donnent le témoignage d’une cohérence et d’une liberté qui ne se laissent pas intimider par les pressions du monde, tant morales que physiques. Si ceux qui croient au Christ, par peur des persécutions de tout type, taisent la vérité de l’Evangile, que ce soit dans le domaine de la défense de la vie humaine ou pour défendre la grandeur de la sexualité dans toute sa vérité, ou dans le domaine des injustices sociales, alors ils ont trahi leur foi.

Les chrétiens persécutés témoignent de la force de l’Esprit Saint. Le Paraclet soutient par la puissance de l’amour la faiblesse de ceux qui l’invoquent et croient sans réserve au Seigneur, de ceux qui sont disposés à tout quitter et à tout perdre pour le témoignage de la foi. Ils sont des témoins de l’amour qui vainc la violence, du pardon qui abat le mur de la vengeance, de la miséricorde qui conquiert par la force de l’amour les ennemis et les persécuteurs.

Nous pouvons affirmer que les chrétiens persécutés sont une source continuelle d’authenticité dans l’Eglise. Ils nous montrent par leurs souffrances la vérité de leur foi et de leur confiance en le Seigneur. Grâce à cette croix, acceptée avec paix et amour, l’Eglise se renouvelle dans l’authenticité et dans la fraîcheur d’un amour authentique pour le Christ crucifié, d’un amour disposé à tout donner et à tout perdre. Nos frères persécutés nous rappellent la vérité des paroles de l’Apôtre Paul : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le danger, l’épée… ? Dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs grâce à Celui qui nous a aimés » (cf. Rm 8, 35-37).

Dans son Message pour la Journée missionnaire de 2009, le Pape Benoît XVI a écrit :

« La participation à la mission du Christ, en effet, caractérise aussi la vie des annonciateurs de l’Evangile, auxquels est réservé le même destin qu’à leur Maître. ‘Rappelez-vous de la parole que je vous ai dite : un esclave n’est pas plus grand que son patron. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuterons vous aussi’ (Jn 15,20). L’Eglise se place sur la même voie et subit le même sort que le Christ, car elle n’agit pas sur la base d’une logique humaine, ou comptant sur les raisons de la force, mais en suivant le chemin de la Croix, et en se faisant, en obéissance filiale au Père, témoin et compagne de voyage de cette humanité ». (n.4).

(Agence Fides 29/03/2010)

10.03.2010

Le Saint-Siège publie une note au sujet des débats sur les abus sexuels

À la suite de l’avalanche de révélations concernant des abus sexuels commis sur des mineurs par des membres du clergé, en Irlande, puis en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, et à la suite des accusations portées parfois de manière inopportune, le Saint-Siège a décidé de sortir de sa réserve. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a publié ce mardi un long texte présenté comme une série de réflexions.

L’Église – reconnaît-il – traverse une période difficile, mais ce qui est dit sur son compte n’est pas toujours vrai ou juste. De plus, elle n’est pas la seule institution concernée et il serait contre-productif de se limiter aux seuls cas attribués à des membres du clergé.

Claire Malapert (Radio Vatican): >>

 

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Vous trouverez ci-après l'intégrale de la note du père Federico Lombardi (photo) :

Depuis quelques mois, le grave problème des abus sexuels sur mineurs dans des institutions gérées par des organismes ecclésiastiques et par des personnes ayant des responsabilités dans l'Église, en particulier des prêtres, touche l'Église et la société irlandaise. Récemment, le Saint-Père a montré son intérêt, notamment au cours de deux rencontres, d'abord avec les plus hauts représentants de l'épiscopat, ensuite avec tous les évêques ordinaires, et prépare la publication d'une lettre sur ce sujet pour l'Église en Irlande.

Toutefois, au cours de ces dernières semaines, le débat sur les abus sexuels sur mineurs touche aussi l'Église dans certains pays d'Europe centrale (Allemagne, Autriche, Pays Bas). Quelques simples considération peuvent être faites sur ce sujet.


Les principales institutions ecclésiastiques concernées (la Province des jésuites allemands – première à être concernée par le cas du Collège Casinius de Berlin –,la Conférence épiscopale allemande, la Conférence épiscopale autrichienne, la Conférence épiscopale hollandaise...) ont décidé de réagir à ce problème avec rapidité et fermeté. Donnant la preuve d'une volonté de transparence, elles ont, dans un certain sens, accéléré la mise à jour du problème en invitant les victimes à parler, même dans des cas assez anciens. Elles ont ainsi affronté les questions de la bonne façon en commençant par reconnaître ce qui s'est passé, se préoccuper des victimes et des conséquences des actes accomplis contre elles. En outre, elles se sont basées sur les directives déjà existantes et ont prévu de nouvelles orientations pour décider d'une stratégie de prévention, afin de tout mettre en œuvre pour qu'à l'avenir de tels faits ne se reproduisent plus.

Ces faits mobilisent l'Église dans l'élaboration de réponses appropriées et s'insèrent dans un contexte et une problématique plus large concernant la protection des enfants et des jeunes contre les abus sexuels dans la société. Les fautes commises dans les institutions et par des responsables ecclésiaux sont évidemment particulièrement répréhensibles, au vu de la responsabilité éducative et morale de l'Église. Mais toutes les personnes objectives et informées savent que le problème est beaucoup plus large, et qu'il n'est pas juste de concentrer ces accusations sur l'Église seulement. Ainsi, par exemple, des statistiques récemment fournies par les autorités compétentes en Autriche disent que, sur une même période de temps, les cas avérés dans les institutions dirigées par l'Église étaient au nombre de 17, alors que 150 autres étaient recensés dans d'autres institutions. Il serait bon de se préoccuper aussi de ceux-là.

D'ailleurs, en Allemagne, des initiatives ont été prises, promues par le Ministère de la famille, pour convoquer une table ronde des divers pôles éducatifs et sociaux, pour affronter le sujet dans une perspective complexe et adéquate. L'Église est naturellement prête à y participer et à s'y engager. Sa douloureuse expérience peut être un apport utile pour les autres. Le Chancelier, Mme Merkel, a justement donné acte à l'Église en Allemagne pour son engagement sérieux et constructif.

En plus de ces considérations, rappelons encore que l'Église est insérée dans la société civile dans laquelle elle y assume ses responsabilités, mais qu'elle a aussi un ordonnancement spécifique distinct, canonique, qui répond à sa nature spirituelle et sacramentelle, et dont les procédures judiciaires et pénales sont d'une autre nature (par exemple, elle ne prévoit pas de peines pécuniaires ou de privation de liberté, mais l'empêchement d'exercer le ministère, la privation des droits dans le cadre ecclésiastique, etc.). En droit canonique, le crime d'abus sexuels sur mineurs a toujours été considéré comme un des plus graves entre tous, ce que les normes canoniques ont constamment réaffirmé, en particulier la Lettre « De delictis gravioribus » de 2001, souvent citée de façon inopportune comme la cause d'une « culture du silence ». Qui sait et comprend de quoi il s'agit, sait qu'elle a été un signal déterminant pour rappeler la gravité du problème à l'épiscopat et donner une impulsion réelle à l'élaboration de directives sur ce sujet.

En conclusion, il est évident que l'Église traverse actuellement un grave problème et il ne faut pas renoncer à faire tout ce qui est possible pour obtenir enfin des résultats positifs en vue d'une meilleure protection de l'enfance et de la jeunesse dans l'Église et dans la société et de purification pour l'Église.

(Traduction : Vatican Information Service)

29.07.2009

'Caritas in veritate' s'adresse aux croyants et aux non croyants

Le card. Bertone présente l'encyclique devant le sénat italien


ROME, Mardi 28 juillet 2009 (ZENIT.org) - La dernière encyclique de Benoît XVI « Caritas in veritate » s'adresse aux croyants et aux non croyants car elle se base sur la loi naturelle, a expliqué ce mardi le plus proche collaborateur du pape, le cardinal Tarcisio Bertone, s.d.b, secrétaire d'Etat, dans son discours de présentation de l'encyclique devant le sénat italien.

Le cardinal Bertone s'était rendu mercredi dernier aux Combes, où Benoît XVI poursuit ses vacances, pour réfléchir avec le pape à son texte de présentation. Il a expliqué que Benoît XVI a réussi a atteindre l'objectif de toucher les croyants et les non croyants en unissant les deux termes du titre : l'amour et la vérité.

« Le Saint Père nous fait comprendre que ces deux réalités fondamentales ne sont pas extrinsèques à l'homme ou même imposées à lui au nom d'une quelconque vision idéologique, mais qu'elles sont profondément enracinées dans la personne même », a-t-il dit.

C'est la raison pour laquelle, selon le cardinal italien, cette réalité, dont la Révélation biblique nous donne un témoignage, peut aussi être « accueillie par tout homme de bonne volonté qui utilise correctement sa raison dans sa réflexion sur lui-même ».

C'est-à-dire, a-t-il expliqué, que les propositions que le pape fait dans son encyclique se basent sur la loi naturelle qui, selon le numéro 1954 du Catéchisme de l'Eglise catholique, « exprime le sens moral originel qui permet à l'homme de discerner par la raison ce que sont le bien et le mal, la vérité et le mensonge ».

Le cardinal a alors mis la nouvelle encyclique en lien avec le document publié récemment par la Commission théologique internationale qui a pour titre « A la recherche d'une éthique universelle : nouveau regard sur la loi naturelle ».

Ce texte, dont la rédaction avait commencé sous l'impulsion du cardinal Joseph Ratzinger quand celui-ci était président de la Commission théologique, documente ce que Benoît XVI expliquait dans son discours du 18 avril 2008 devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Les droits humains, avait-il dit à cette occasion « trouvent leur fondement dans la loi naturelle inscrite au cœur de l'homme et présente dans les diverses cultures et civilisations ».

« Détacher les droits humains de ce contexte signifierait restreindre leur portée et céder à une conception relativiste, pour laquelle le sens et l'interprétation des droits pourraient varier », avait ajouté le pape.

Le cardinal Bertone a expliqué devant le sénat italien que le nouveau document de la Commission théologique internationale « montre justement comment la vérité et l'amour sont des exigences essentielles de tout homme, profondément enracinées dans son être ».

« Dans sa recherche du bien moral, la personne humaine se met à l'écoute de ce qu'elle est et elle prend conscience des inclinations fondamentales de sa nature (n. 45), qui poussent l'homme vers des biens nécessaires à son accomplissement moral », a-t-il expliqué.

L'homme est donc fait pour connaître « la vérité dans toute son ampleur, c'est-à-dire en ne se limitant pas à acquérir des connaissances techniques pour dominer la réalité matérielle, mais en s'ouvrant jusqu'à la rencontre avec le Transcendant, et pour vivre pleinement la dimension interpersonnelle de l'amour, principe non seulement des micro-relations : relations amicales, familiales, de petit groupe, mais aussi des macro-relations : relations sociales, économiques, politiques ».

Ce sont précisément la vérité et l'amour qui nous « indiquent les exigences de la loi naturelle que Benoît XVI place comme critère fondamental de la réflexion d'ordre moral sur l'actuelle réalité socioéconomique », a expliqué le cardinal Bertone.

Pour cette raison, a-t-il poursuivi, « la proposition de l'encyclique n'est ni de caractère idéologique ni seulement réservée à qui partage la foi dans la Révélation divine, mais se fonde sur des réalités anthropologiques fondamentales, qui sont précisément la vérité et l'amour comprises correctement, ou comme dit l'encyclique elle-même, données à l'homme et reçues par lui, non pas produites par lui de manière arbitraire ».

26.07.2009

Intention de prière missionnaire du mois d'août - commentaire

INTENTION MISSIONNAIRE - “Pour que les chrétiens qui sont discriminés et persécutés dans de nombreux pays à cause du nom de Christ puissent bénéficier de leurs droits humains, de l’égalité et de la liberté religieuse, et pour qu’ils puissent vivre et professer librement leur propre foi”- Commentaire sur l’Intention Missionnaire indiquée par le Saint Père pour le mois d’août 2009

 

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Cité du Vatican (Agence Fides) – Le Concile Vatican II, dans son décret “Dignitatis humanae” déclare que “la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Le contenu d’une telle liberté est que les êtres humains doivent être protégés de la coercition de la part d’individus particuliers, de groupes sociaux et de quelque vouloir de pouvoir humain, de sorte que dans le domaines religieux, personne ne soit forcée à agir contre sa conscience et ne soit empêché, selon les limites exigées, d’agir en conformité avec elle : de manière privée ou publique, de manière individuelle ou associée. Par ailleurs, il déclare que le droit à la liberté religieuse se fonde réellement sur la dignité elle-même de la personne humaine connue par la parole révélée de Dieu et par la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse doit être reconnu et sanctifié comme un droit civil dans l’ordonnance juridique de la société”(DH, 2). L’Eglise maintient et défend cette liberté de conscience en matière religieuse, et en respectant les conditions et les croyances des autres, elle souffre beaucoup de l’incompréhension, du manque de respect, et même la persécution sanglante. Tout au long de l’histoire, du reste, les chrétiens ont été persécutés. Si d’un côté, la persécution ne doit pas éveiller de surprise, étant donné que le Seigneur l’a annoncé à ses disciples (“S’ils m’ont persécutés, ils vous persécuteront aussi”), d’autre part, la persécution représente la manifestation du manque de respect de la dignité humaine de la personne, dans ses valeurs les plus hautes, comme sont celles de la religion. Lorsque l’Evangile se vit de manière radicale, cela ne passe pas inaperçu à ceux qui vivent tout autour. Normalement, cela provoque deux réactions : pour certains, c’est l’occasion d’une réflexion pour examiner sa propre vie et, de rares fois, cela provoque la conversion à la foi : pour d’autres, au contraire, c’est l’occasion d’endurcissement et de rejet. Saint Augustin disait que la “lumière, qui est aimable aux yeux sains, est détestable aux yeux infirmes”. Pour les différentes formes de totalitarisme politique ou de fondamentalisme religieux, la personne humaine devient un moyen à utiliser pour ses propres intérêts. On ne reconnaît alors ni sa dignité, ni sa liberté. Le Saint Père Benoît XVI affirme à ce propos : “la liberté religieuse est bien loin d’être effectivement garantie partout : dans certains cas, elle est niée pour des motifs religieux ou idéologiques ; d’autres fois, bien que reconnue en théorie, elle est entravée dans les faits par le pouvoir politique ou encore, de façon plus sournoise, par la domination culturelle de l’agnosticisme et du relativisme” (Benoît XVI, Angelus du 4.12.2005).

L’Eglise a été promotrice de cette liberté de conscience. Dans le même temps, elle a donné le témoignage d’une foi robuste, en arrivant au martyre pour confesser le nom de Christ. De cette manière, beaucoup de nos frères ont proclamé l’absolue liberté intérieure que donne le fait de croire en Christ et que la foi en Dieu est la valeur suprême pour laquelle il vaut la peine d’aller jusqu’à mourir.

Benoît XVI a affirmé que nous devons prier “pour que chaque homme puisse réaliser pleinement la vocation religieuse qu’il porte dans son être même” (5.12.2005). La vision de l’homme qui domine dans beaucoup d’idéologies actuelles, est une vision purement matérialiste, qui oublie la dimension religieuse comme partie essentielle de l’être humain. Par conséquent, la vision anthropologique tordue et partiale n’accorde aucune importance aux valeurs spirituelles. Qu’augmente l’intensité de notre prière afin que nos frères persécutés puissent vivre ouvertement leur foi, autant dans la vie publique que dans la vie privée. Que notre oraison soutienne la force de leur foi malgré les difficultés, et que le témoignage de leurs convictions et de leur patience soit une force qui fasse tomber les barrières devant l’Évangile et que cela contribue à la liberté religieuse de chaque homme.

(Agence Fides 22/7/2009)

25.06.2009

LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (5)

Entretien avec le Docteur Angelo Scelzo,

Sous-secrétaire du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales

 

La création d'un canal sur Youtube, consacré aux activités du Pape et du Vatican, est récente : comment la communication de l'Eglise change-t-elle avec l'utilisation d'Internet ?

            On ne peut dire que la communication de l'Eglise change ; l'Eglise, simplement, utilise toutes ces possibilités pour répandre au mieux le Message, à un public toujours plus articulé, surtout à la génération numérique, aux jeunes. Le message spécifique de l'Eglise ne change pas. L'accord avec Youtube, en effet, ne prévoit pas une production spécifique des activités du Pape, de l'Eglise, de la Curie ; tout simplement, Youtube prend pour soi tout ce que produisent déjà les organismes officiels de l'Eglise. Il n'y a donc pas de variation dans la manière de communication de l'Eglise, mais l'Eglise tient compte de ces nouveaux instruments, parce qu'elle sait qu'elle a un Message à offrir, et elle ne s'arrête pas face aux nouvelles technologies, au contraire, elle reconnaît que ces technologies ont un rôle fondamental dans la diffusion du message. L'Eglise est par elle-même communication, elle a un rôle, qui est celui d'annoncer la Parole, cette Nouvelle qui a changé le monde il y a deux mille ans ; elle l'a fait durant les premières années par la prédication orale, elle le fait à présent avec les instruments que les nouvelles technologies mettent à sa disposition.

 

 

Quelles sont les risques et les possibilités que les nouvelles technologies peuvent apporter à la diffusion du Message évangélique ?

            L'Eglise utilise les nouvelles technologies, mais non pas seulement du point de vue technique. L'utilisation de ces moyens entraîne plusieurs conséquences, et l'Eglise réfléchit sur la meilleure manière pour utiliser ces instruments qui, comme le souligne bien le Message du Pape, peuvent être à la base d'une nouveau réseau de relations, peuvent élargir l'aire dans laquelle naissent le dialogue, les contacts, les nouvelles relations. Et l'objectif c'est que les nouvelles relations soient orientées vers le dialogue, la tolérance, l'amitié, vers toutes ces valeurs positives que, en soi, le réseau n'offre pas, mais qui peuvent découler des nouvelles technologies. Cela ne veut pas dire mettre les risques de côté, ni s'approcher naïvement de ces réalités nouvelles ; on pèse les risques, surtout dans l'utilisation impropre du réseau ; mais le Pape souligne un autre risque fondamental : que ces nouvelles technologies puissent élargir la différence entre les Pays riches et les Pays pauvres, et le déficit de communication des Pays pauvres. Cela est grave, parce que, dans une société développée comme la société actuelle, le manque de communication équivaut au manque d'un bien de première nécessité.

            Un autre risque découle du fait de juger de la valeur des nouvelles technologies seulement du point de vue technique, et non seulement du pont de vue de relation, c'est-à-dire, que l'on puisse créer seulement des communautés virtuelles : la possibilité d'entrer en relation, en contact n'est pas importance de manière exclusive, mais il faut regarder à la qualité de ce contact. L'objectif de l'approche des nouvelles technologies n'est pas d'annuler la valeur et l'importance du contact direct, de la rencontre, des communautés réelles, parce que ce sont elles qui sont le sens ultime de la communication. Les nouvelles technologies sont une occasion, dont il faut s'occuper, qu'il faut compléter, qu'il faut insérer dans un projet plus ample ; c'est la tâche de tous ceux qui travaillent dans les moyens de communication de masse et ont à cœur le bien commun.

 

 

Dans son Message pour la Journée des Communications Sociales de 2009, le Saint-Père parle de « désir de connexion et d'instinct de communication » : quelles caractéristiques doit avoir une bonne communication pour aider le dialogue, l'intégration, le respect réciproque, la recherche de la vérité ?

            Tous les êtres humains ont besoin d'entrer en relation les uns avec les autres ; aujourd'hui, cette nécessité passe par les nouvelles technologies. L'homme n'est pas une île, il ne peut rester tout seul, l'instinct de communication est dans sa nature. Il faut que cette communication soit de qualité. Il ne suffit pas d'être « reliés », désormais, nous sommes tous reliés, mais cela ne suffit pas ; si le problème était seulement la connexion, nous serions submergés par les nouvelles technologies et par les informations qui sont véhiculées dans toutes les parties du monde. Le point de la question n'est pas la connexion, mais donner un sens vrai à la communication, et regarder aux moyens de communication comme une possibilité. Il ne pourra jamais exister une moyen de communication ou un moyen technologique, sans l'apport de l'homme, sans l'intelligence, ou sans les sentiments qui guident la vie de l'homme.

 

 

De nombreuses initiatives montrent que l'Eglise réfléchit sur la puissance des nouvelles technologies, et en montrant qu'elle est actuelle : est-ce un coup dur pour ceux qui considèrent que l'Eglise Catholique est une Institution fermée et vétuste ?

            Par elle-même, l'Eglise est communication. Elle est née sur une annonce, sur un fait ; une annonce et un fait qui n'ont eu aucune difficulté à se propager, même si, à cette époque il n'y avait pas Internet ! L'Eglise est une sorte d' « Internet concret », une connexion ramifiée, faite d'articulations centrales et périphériques ; elle est universelle et vit en chaque territoire. Ceux qui affirment que l'Eglise est une institution vétuste, ne partent pas de la nature même de l'Eglise, née sur une parole - l'Evangile - et sur un fait -, la naissance du Christ - que, par la suite, à chaque époque, l'Eglise n'a jamais cessé de communiquer, parce que son devoir fondamental est celui de l'annonce et de l'évangélisation. L'Eglise ne peut renoncer aux nouvelles technologies, instruments qu'elle utilise pour apporter la Nouvelle de l'annonce, qui est la base sur laquelle l'Eglise peut appuyer sa tâche.

 

 

Avec l'avènement des nouvelles technologies les moyens classiques de communication de masse » classiques ne devront-ils pas repenser à leur rôle, à leur méthodes, et à leurs contenus ?

            A n'en point douter, bien sûr ! Les produits des journaux et des télévisions risquent de devenir vieux avec le temps. Internet et les nouvelles technologies rendent le rythme des nouvelles beaucoup plus rapide. Les moyens classiques maintiennent la primauté de l'approfondissement et de l'analyse, grâce aux jugements des spécialistes, ce qui ne correspond pas aux aptitudes des nouveaux moyens qui misent, en revanche, beaucoup sur la rapidité et sur la participation d'un public plus vaste (par exemple les « blogs »). Mais les moyens classiques se rendent comptent eux aussi de l'importance du réseau : désormais tous les plus grands quotidiens ont une version « en ligne », pour donner au lecteur un flot de nouvelles rapide et continu, une mise à jour « in progress » de tout ce qui se passe.

 

 

S'il est vrai que, en Italie, les système des moyens de communication est en déclin, de quelle manière les catholiques qui travaillent dans ces moyens de communication peuvent-ils témoigner de leur foi sans devoir céder à des compromis et sans manipuler la réalité?

            ²Dans les moyens de communication, les catholiques sont appelés certainement à témoigner de leur foi, mais surtout à accomplir avec compétence leur propre travail. Le fait d'être catholiques et d'avoir la foi, ne rend pas pour cela un journaliste valable ; bien plus, en ce moment, on a besoin de professionnels plus préparés, en mesure de bien faire leur propre métier, dans les différents milieux où les moyens de communication réalisent leur travail. C'est un problème toujours nouveau, parce que les nouvelles technologies imposent de nouveaux approfondissements, des rythmes différents de travail, des jugements différents. Dans le Message pour la Journée des Communications Sociales, le Saint-Père, après s'être adressé aux jeunes, s'adresse aux catholiques, qui sont invités à être au-dedans des problèmes de la communication, non seulement par le témoignage de leur foi, mais surtout par leurs hautes valeurs professionnelles.

 

 

La Radio a-t-elle toujours la force d'être un instrument pour la Mission ? Et, dans ces endroits, ce moyens est-il plus utilisé par les communautés chrétiennes ?

            La Radio aujourd'hui est très différente de celle du passé; elle est entrée pleinement dans le monde des « new media », mais elle reste un moyen de communication très valable : avant tout, dans de nombreuses régions, il suffit de penser à l'Afrique, la Radio est l'unique moyen de communication, utilisé non seulement pour une communication doctrinale, mais aussi comme moyen de communications de service, d'avis, d'alarme, de communication sociale. C'est un moyen qui est la voix de plusieurs communautés qui n'ont pas d'autres moyens pour communiquer. Et puis, la Radio est la colonne sonore de la vie quotidienne, de tous ceux qui restent chez eux, ou exercent d'autres activités tout en l'écoutant. C'est le « medium » qui tient le plus compagnie, qui a une fonction plus humaine que les autres. Pour les Missions, elle est fondamentale, elle est la voix des communautés qui se cherchent, et elle permet à de nombreux groupes d'entrer en contact, d'échanger des nouvelles, des opinions, des commentaires. Dans les Pays de Mission, elle a un rôle très important : il suffit de penser que, en Afrique, se trouve le plus grand développement de radios diocésaines, seul moyen de contact entre les différentes communautés.

 

 

La multiplication des moyens de communication peut-elle offrir un service valable à la communication de l'Eglise, et donc aux fidèles ?

            Certainement, parce que la multiplication des moyens de communication est le développement de nombreuses possibilités qu'a l'Eglise pour atteindre les fidèles là où ils vivent ; elle permet d'avoir plus possibilités pour atteindre les communautés avec différents moyens, et elle pose aussi à l'Eglise le problème d'adapter la présentation du message : ce n'est pas la même chose de parler par radio ou par Internet, ou par l'intermédiaire de la presse. Il y a aussi dans ce cas la nécessité de la part de l'Eglise, de faire attention au fait que les moyens sont eux-mêmes un message, une partie fondamentale du message. L'Eglise s'adresse aux fidèles, mais pas seulement, elle s'adresse à la communauté : la multiplication des moyens de communication permet une présentation adéquate des questions.

 (fides.org)

 

24.06.2009

LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (3)

Entretien avec Son Excellence Mgr Claudio Celli,

Président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales

 

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Depuis Youtube, il y a une approche différente de l'Eglise Catholique vers les nouvelles technologies : quels sont les avantages réels que les nouvelles technologies peuvent apporter à la diffusion du Message Evangélique ?

            Je crois que le Saint-Siège, et en particulier le Message du Saint-Père, ont montré la conscience du caractère positif des nouvelles technologies. Nous sommes tous conscients aussi des limites, des ambiguïtés des nouvelles technologies, mais cela n'enlève rien au jugement sur le caractère positif de Saint-Siège. Et cela implique le lien « nouvelles technologies, nouvelles relations » : aujourd'hui, de nouveaux instruments permettent de dépasser les barrières géographiques, offrent des possibilités, jamais imaginées jusque là, de connaissance et de relation. Cela aide à une vision du monde que je définirais « chrétienne », parce que, en éliminant des barrières déterminées qui continuent à exister, on perçoit vraiment que l'on appartient à une même famille. Les nouvelles technologies offrent donc de grandes possibilités : le problème, c'est de faire que ces possibilités soient au service des valeurs humaines et des contenus humains. Pour cela, la deuxième partie du Message du Pape invite à promouvoir une culture du dialogue, du respect et de l'amitié.

            En outre, les technologies ont en elles des aspects techniques, mais elles doivent avoir aussi une âme, qui lui vient des valeurs, et avant tout du dialogue et du respect pour l'autre. La grande invitation du Pape, c'est de promouvoir une culture nouvelle, et l'Eglise voit avec intérêt ces possibilités, et elle cherche à les aider le plus possible. Il faut souligner le fait que les moyens de communication apportent une grande aide, mais ne remplacent pas la communauté. Les moyens de communication peuvent créer des contacts, de la sympathie, une écoute qui peut aider à un chemin de connaissance. Mais c'est la communauté qui aide à trouver les vraies valeurs ; la technologie doit être reliée à une communauté qui accueille celui qui veut faire un certain type de chemin. Les moyens de communication ne peuvent remplacer une communauté vivante et agissante. La vie chrétienne n'est pas une idéologie qui s'apprend, mais un style de vie ; et c'est la communauté chrétienne qui aide à faire en sorte que le message puisse être expliqué dans une vie toujours plus riche.

 

Récemment, vous êtes allé en Côte-d'Ivoire : de vieilles ou de nouvelles technologies pour la Mission ? Et comment s'élimine le « digital divide », et comment aide-t-on la possibilité d'accès aux moyens de communication ?

            La rencontre avec les Evêques en Côte-d'Ivoire, et les deux rencontres suivantes avec les Evêques du Nigéria, ont été une occasion aussi pour parler des communications sociales et des nouvelles technologies. Le Nigéria a une population de plus de cent millions d'habitants, et quatre millions environ fréquentent Internet. Cela veut dire que les jeunes du monde africain, eux aussi, et surtout ceux qui ont une culture supérieure, s'ouvrent aux nouvelles technologies ; la jeunesse nouvelle, en particulier ceux qui entrent dans les Universités, sont insérés dans les problèmes de l'utilisation des nouvelles technologies. Et si, d'un côté, il ne faut pas abandonner les anciens moyens de communication, comme par exemple le papier imprimé (il suffit de penser aux petites publications des Diocèses, qui permettent aux communautés d'avoir leur expression, et de rester en contact avec les Evêques), ou la Radio - même si, en Afrique, où il existe environ deux cents Radios Catholiques, la situation est problématique de ce point de vue - se pose le problème des nouveaux moyens.

            Les anciens moyens de communication sont utiles là où il n'y a pas d'énergie électrique, là où existe le « digital divide », phénomène pour lequel de vastes secteurs de l'humanité sont laissés en dehors de l'accès aux nouvelles technologies, et qui est étroitement lié au développement : la globalisation est telle aussi par sa grande contribution offerte par les technologies de l'information ; en être en dehors, veut dire être coupés de toute possibilité de développement social et économique ; c'est pourquoi le Pape est très attentif à ce problème et en a parlé dans son Message. Actuellement, de vastes secteurs de l'humanité, les jeunes surtout, sont coupés de l'accès à l'ordinateur, à Internet, aux téléphones portables. Il y a un chemin qu'il faut aider, comprendre et soutenir. Un des problèmes que nous étudions actuellement, est celui de la « banque des programmes » : souvent, en effet, les moyens de communication ont les équipes technologiques, mais ils n'ont pas la capacité de produire des programmes valables et adaptés.

 

 

Quand on parle de nouvelles technologies, il est facile d'évoquer le binôme relatif aux jeunes : quelle est leur contribution à l'Eglise du Troisième Millénaire ?

            Le Message du Pape de 2009 s'est adressé pour la première fois à la « digital generation », en raison aussi du fait que la majorité de ceux qui, par exemple, fréquentent Youtube, sont des jeunes de 25 à 35 ans. A l'occasion du lancement de l'accord avec Youtube, un journaliste m'a demandé si, de cette manière, le Pape ne s'abaissait pas lui-même de trop. Ma réponse fut simple : avant tout, le Fils de Dieu lui-même s'est abaissé, en se faisant homme au milieu de nous, et cela, c'est l'Eglise. En deuxième lieu, le Pape désire être présent là où se trouvent les hommes, dans cet aréopage moderne ; pour cela, les jeunes peuvent vraiment apporte une contribution à cette réalité, une contribution qui soit être accueillie et comprise. L'Eglise ne peut réduire sa mission uniquement à cela ; mais je crois qu'elle doit utiliser tout ce que la technologie met à sa disposition ; l'Eglise sait en outre qu'elle est une communauté vivante, et que n'importe quel message, même annoncé avec les technologies les plus différentes et les plus modernes, doit trouver accueil dans une communauté vivante et agissante.

 

 

Comment est-il possible de faire la Mission, par la communication, la où les moyens de communication n'existent pas?

            Dans ces Pays, c'est surtout les Radios catholiques qui apportent des contribution de double nature : la première est la formation pour un développement humain intégral ; l'Eglise, dans son message d'évangélisation, a comme but aussi de former les hommes : c'est donc un message qui comprend également une dimension humaine. L'autre contribution est l'annonce de l'Evangile. Notre but aujourd'hui est de préparer des personnes qui sachent être attentives aux nouvelles technologies, et qui sachent transmettre, par ces nouvelles technologies, la vérité du message évangélique. Les moyens de communication, comme le déclare aussi le Saint-Père dans son Message, ne sont plus des seulement des instruments, mais, dans les communications modernes, ils créent une culture nouvelle ; et, l'intérêt de l'Eglise est d'être présente dans cette nouvelle culture, interactive, et multi-médiatique. Notre problème consiste à préparer des personnes qui soient, au sein de cette nouvelle culture, des instruments des valeurs humaines et évangéliques, et qui puissent imprégner, comme un levain fécond, cette nouvelle réalité humaine dans laquelle nous vivons.

 

 

Au mois de juin 2008 s'est tenu le Congrès des Radios Catholiques: quels points de réflexion et de travail ont été dégagés à cette occasion ? Qu'est-ce qui fait de la Radio un instrument aussi adapté à la Mission ?

            Dans le moment actuel, il y a une redécouverte de la Radio, parce qu'elle est plus adaptable au cheminement de l'homme ; on ne peut nier qu'elle s'adapte mieux, du point de vue formel, au mouvement de la vie de l'homme d'aujourd'hui ; on ne peut nier que la Radio doive avoir plusieurs fonctions, comme le rappelait le titre du Congrès centré sur « Identité et Mission » : d'un côté, il y a l'identité d'une Radio Catholique qui doit être annonciatrice de l'Evangile ; mais elle doit être ouverte au dialogue, ne pas parler seulement aux catholiques, mais à tout homme, surtout dans le moment actuel où l'homme expérimente ce qu'est la solitude et est à la recherche de son identité. La fonction de la Radio ne doit pas être seulement dans un but de dévotion, qui est certes une caractéristique positive, mais elle doit avoir aussi la capacité de dialogue avec ceux qui sont loin, avec ceux qui ne partagent pas ou qui ne connaissent pas l'Evangile. Pour cela, chaque Radio Catholique a une dimension possédant son propre caractère missionnaire ; elle doit être une communauté qui accueille ceux qui, par la Radio, découvrent les valeurs chrétiennes et le Christ lui-même ; les Radios Catholiques doivent avoir une dimension ouverte au dialogue, elles doivent devenir dialogue de vie avec les personnes qu'elles accueillent, jusqu'à partager les joies, les peines, les luttes des personnes. C'est là que se place la voie pour une Radio Catholique aujourd'hui.

 

 

Le jour de la fête de Saint François de Sales, Patron des journalistes, vous avez souhaité que les journalistes soient des messagers de la vérité: quelles caractéristiques doit posséder un bon communicateur? Comment arrive-t-on à la vérité ?

            Le Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales de l'an passé est éloquent: le Pape y parle des moyens de communication de masse qui sont à un tournant, entre protagonisme et vérité, recherche de la vérité. Je crois que non seulement les journalistes, mais que tout homme devrait exprimer dans sa vie sa forte recherche de la vérité. Et cette recherche de la vérité doit être partagée avec les autres ; cela vaut pour tout homme, et plus spécialement pour les journalistes, pour lesquels c'est un service : les grands journalistes qui ont marqué les moments de l'histoire de chaque Pays, n'ont pas fait du commérage, mais ils ont cherché la vérité, quelle qu'elle soit, et ils ont payé personnellement pour cette vérité. Il faut découvrir alors ce qu'est la Vérité : la recherche de l'homme n'est pas n'importe vérité, c'est une seule Vérité, la Vérité sur l'homme, sur son destin, sur sa signification, sur la vie de tous les jours. Cette recherche passionnée pour la vérité devrait être la caractéristique du vrai journaliste ; en outre, la mission fascinante, prenant et passionnante c'est de partager cette Vérité avec les autres, même s'il y a différents secteurs de la société qui n'aiment pas entendre la Vérité.

 

 

Qu'attendez-vous après la célébration de la Journée des Communications Sociales ?

            Les Journées des Communications Sociales veulent attirer l'attention de tous ceux qui travaillent dans le secteur sur des valeurs déterminées. Un premier résultat, nous l'avons déjà obtenu : parce que le Message est adressé principalement aux jeunes, nous avons fait entrer les jeunes dans la diffusion du Message. Cent mille jeune environ ont transmis à leurs amis, par Internet, le Message du Pape. Comme le dit le Seigneur Jésus, c'est à nous de semer, et ensuite, il faut laisser la croissance au Bon Dieu, et c'est Lui qui veillera à ce que ce Message fermente, transforme, anime la présence de l'Eglise et des hommes de bonne volonté dans ce secteur.

(fides.org)