15.02.2010

Le Pape auprès des plus pauvres : "L'Église ne vous abandonnera jamais"

L’Église était aux côtés des plus pauvres ce dimanche 14 février 2010. En Autriche, en Pologne ou au Luxembourg, plusieurs évêques ont suivi l’exemple du Pape.

 

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A l’occasion de la fête des Saints Patrons de l’Europe, Cyrille et Méthode, et dans le cadre de l’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, Benoît XVI a décidé de se rendre dans l’un des plus vieux centres d’accueil pour sans-abri de la ville de Rome : l’Ostello Don Luigi di Liegro, géré depuis 23 ans par la Caritas diocésaine de Rome.

 

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Marie Duhamel: >>

Ce déplacement du Pape dans ce centre de la Caritas constitue sa troisième visite pastorale auprès des personnes les plus vulnérables dans la Ville Eternelle, depuis le début de son pontificat. Le Pape s’était rendu, le 4 janvier 2007, dans une soupe populaire de la Caritas située au centre de Rome, et, en 2008, dans le centre caritatif « Dono di Maria » qui se trouve dans l’enceinte de la Cité du Vatican.

 

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L’Ostello Don Luigi di Liegro accueille 190 personnes, 240 lors des périodes les plus froides de l’année, c’est-à-dire beaucoup, mais pas assez si l’on regarde le nombre de personnes qui ont besoin d’un toit ou de nourriture dans la capitale italienne. Une campagne d’appel aux dons vient d’être lancée pour agrandir et rénover les structures du centre (dortoirs, cantine, pharmacie et bibliothèque). Des dépliants seront distribués dans les trains express ou régionaux d’Italie. Dans les stations métropolitaines de la capitale, un million de tickets, créés pour l’occasion, seront mis en vente début mars. Par ailleurs, le maire de la capitale, Gianni Alemanno, accueillera avec un message préenregistré tous les Romains téléphonant au standard de la mairie de Rome.


Si vous voulez vous aussi participer à cette initiative, vous pouvez vous rendre sur le site internet de la Caritas diocésaine de Rome : http://www.caritasroma.it

14.02.2010

Haïti: A un mois du séisme, souvenir des victimes, envie de reconstruire

Dans les quartiers détruits de Port-au-Prince, des milliers de Haïtiens se sont vêtus vendredi de noir et blanc, telles les couleurs choisies pour commémorer leurs 230.000 compatriotes morts dans le séisme du 12 janvier dernier.

 

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Le ministre de l'Intérieur, Paul-Antoine Bien-Aimé, a proclamé le 12 février journée de deuil afin de permettre aux pratiquants de toutes les religions de rendre hommage aux victimes.

En Haïti, le christianisme et la tradition vaudou coexistent et ont uni leurs prières en ces jours de douleur pour le peuple haïtien. Les commémorations se multiplieront tout au long de la journée, dans chaque quartier, des bidonvilles de Cité-Soleil au parc du Champ de Mars devant le palais national, devenu depuis le séisme un village de toile délabré.

Le 12 janvier dernier, en fin de journée, une secousse d'une magnitude supérieure à sept sur l'échelle de Richter a dévasté la capitale haïtienne, sa périphérie et les communes voisines de Jacmel et Léogâne. Un mois après, le cadre laissé derrière lui par le séisme est, certes, dramatique, mais parsemé ça et là de quelques signes d'espoir.

"Les problèmes les plus graves – dit à la MISNA Kristin Knutson, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha) de l'Onu, contactée à Port-au-Prince – regardent le relogement de 1,2 million de sans-abri et le maintien de conditions d'hygiène minimales". Les Nations Unies, qui coordonnent les opérations de secours, font en sorte de ne pas créer de villages de toile trop étendus et surpeuplés, misant plutôt sur des camps de petite et moyenne dimensions pour y abriter les habitants d'un quartier.

"C'est notre objectif – poursuit Mme Knutson – même si l'arrivée imminente de la saison des pluies, dans un mois environ, et la période des ouragans à partir de juillet pourraient nous contraindre à trouver d'autres solutions pour raisons de sécurité".

Ces derniers jours, il a plu dans plusieurs parties du pays et dans quelques quartiers de la capitale. Selon Jean-François Mattei, président de la Croix Rouge française, une seconde catastrophe se produira à défaut d'une nouvelle intervention massive : des craintes justifiées par le souvenir des inondations des dernières années, soldées par 800 victimes il y a deux ans et 3000 en 2004. Mais la peur laisse la place à l'espoir et aux efforts.

"Beaucoup des 500.000 habitants qui ont quitté Port-au-Prince – ajoute la porte-parole de l'Ocha – ont été accueillis chez des parents ou des amis dans les zones rurales ou dans d'autres villes : les familles pauvres sont encore plus dans le besoin mais témoignent pourtant d'une ténacité et d'une solidarité caractéristiques des Caraïbes".

Contactée par la MISNA, Michelle Bonnardeux, porte-parole à Port-au-Prince de la Minustah (mission de paix locale de l'Onu), indique pour sa part que "certaines routes ont retrouvé la circulation d'avant le séisme, les supermarchés ont rouvert leurs portes, l'eau courante est revenue dans les habitations", faisant état de l'envie de reconstruire qui anime les habitants, grâce aussi à l'aide internationale. "Les journaux ont dernièrement exagéré certains faits – explique Mme Bonnardeux – comme sur la prétendue situation d'insécurité : je n'ai pas encore vu une seule machette dans les ruines de Port-au-Prince". (VG/CN)

 

(MISNA)