28.04.2012

Une journée mondiale des vocations, don de l'amour de Dieu

ordinations.jpegDans un contexte européen de sécularisation, de déchristianisation, et de crise patente des vocations, Benoît XVI, tout en rappelant que l’amour divin reste la source de toute vocation, insiste sur l’urgence et la nécessité pour l’Eglise de créer « les conditions favorables afin que puissent éclore beaucoup de ‘oui’, comme autant de réponses généreuses à l’appel d’amour de Dieu » (Message pour la 49e journée de prières pour les vocations).

Lire la suite

21.04.2012

Les réseaux sociaux, un outil de pointe pour l'Église

rome, seminaire, cmmunication, eglise, universite pontificale de la sainte croix, cardinaux, archeveques, journalistes, medias, pierre durieux, lyon, cardinal barbarin, reseaux sociaux, twitter, facebook, jeunesDu 16 au 18 avril s'est tenu à Rome un séminaire sur la communication de l’Église. Cette rencontre, organisée par l’Université pontificale de la Sainte Croix, a lieu tous les deux ans depuis 1997. Le séminaire a réuni cette année plusieurs centaines de participants venus du monde entier, représentants des différents services de communication au sein de l’Église. Cardinaux, archevêques, communicants ou encore journalistes de médias chrétiens, tous ont pu échanger leurs expériences et leurs idées pour trouver la meilleure façon de parler de la vie l’Eglise, de la faire partager. 

Lire la suite

29.01.2010

L’Église d'Haïti en détresse aidée par l’association AED

L’association Aide à l’Église en Détresse vient en secours de l’Église haïtienne. Une Église véritablement dans la détresse. La cathédrale de Port-au-Prince en ruines, l’archevêque mort dans la catastrophe et le séminaire qui s’est écroulé tuant 30 jeunes étudiants.

 

seisme1
photo Reuters


AED se mobilise pour notamment pour les 200 séminaristes jetés à la rue suite au séisme en débloquant une aide 70 000 euros après une première aide de 50 000 euros. Pour nous en parler son directeur, Marc Fromager : >>

Propos recueillis par Olivier Tosseri (Radio Vatican).

23.10.2009

Entrée des anglicans dans l’Église catholique

Frappez et l'on vous ouvrira. A condition que ce soit selon la tradition

L'entrée de diocèses et de paroisses anglicans antimodernistes dans l'Eglise catholique est annoncée. L'œcuménisme du pape Benoît XVI apparaît de plus en plus comme nourri de fidélité à la tradition. C'est le cas avec les lefebvristes. Et plus encore avec les Eglises orthodoxes d'orient


par Sandro Magister




ROME, le 20 octobre 2009 – Jusqu’à hier, les prêtres et évêques de la Communion anglicane qui se sentaient davantage en accord avec le pape de Rome qu’avec les dérives "modernistes" de l'anglicanisme passaient un à un à l’Eglise catholique.

Aux Etats-Unis, une "Pastoral Provision" rédigée par la congrégation pour la doctrine de la foi et approuvée par Jean-Paul II a été mise en place en 1980 pour régler ces passages. Elle a permis à environ 80 prêtres anglicans de passer à l’Eglise catholique, presque tous avec femme et enfants. Et, il y a deux ans, c’est un évêque, Jeffrey Steenson, qui a été accueilli lors d’une cérémonie célébrée à la basilique Sainte-Marie Majeure, à Rome. Steenson, 57 ans, marié et père de trois enfants, a été ordonné prêtre et incardiné dans le diocèse de Santa Fe, où il enseigne la patrologie au séminaire.

Ces prêtres et ces évêques ont aussi été suivis par des groupes de fidèles agissant spontanément. Le seul cas de passage en bloc de tout un diocèse anglican à l’Eglise catholique est, jusqu’à présent, celui du diocèse d’Amritsar, au Penjab indien, en 1975.

Mais, à partir d’aujourd’hui, les migrations collectives de l'anglicanisme vers le catholicisme seront un fait non plus exceptionnel mais normal, grâce à la constitution apostolique que Benoît XVI s’apprête à publier.

La constitution pontificale est encore en phase de mise au point. Elle sera peut-être publiée dans deux semaines. Mais elle a déjà été annoncée solennellement, le matin du 20 octobre, par deux conférences de presse simultanées : l’une à Rome, avec le cardinal William Levada, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’autre à Londres, avec l'archevêque catholique de Westminster, Vincent G. Nichols, et le primat de la Communion anglicane, Rowan Williams (dans la photo Associated Press).

A Londres les deux archevêques, le catholique et l’anglican, ont également fait une déclaration conjointe, ce qui est aussi un élément indiscutablement nouveau.

En effet, d’habitude, quand quelqu’un quitte une confession chrétienne et en embrasse une autre, il s’en va en claquant la porte.

Cette fois, au contraire, c’est comme si ce passage était béni d’un commun accord par les deux parties.

Cette harmonie fait penser combien la réconciliation de l’Eglise catholique et de la Communion anglicane serait proche aujourd’hui si seulement cette dernière n’avait pas accepté que des femmes et des homosexuels vivant en couple soient ordonnés prêtres et évêques, avec les dramatiques divisions qui en ont résulté entre ceux qui sont d’accord et ceux qui s’y opposent.

Quand la constitution apostolique aura été publiée, les paroisses et les diocèses anglicans – de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, d'Australie et d’autres pays – qui, ces dernières années, ont frappé à la porte de Rome pour être accueillis dans l’Eglise catholique pourront procéder selon les modalités fixées par la constitution. Les prêtres et évêques mariés, ayant reçu les ordres sacrés, pourront reprendre leur ministère, comme c’est déjà le cas pour les prêtres mariés des rites orientaux, y compris catholiques. Leurs communautés seront rattachées à des "ordinariats personnels" dirigés par des évêques qui ne seront pas mariés mais célibataires, là encore en accord avec la pratique constante des Eglises catholiques et orthodoxes. Pour les liturgies, le rituel anglican, déjà très semblable au catholique, restera en vigueur.

On calcule qu’une quarantaine d’évêques et une centaine de prêtres, avec leurs communautés respectives, sont sur la liste d’attente. Le critère de la conversion sera l'acceptation de la primauté du pape et l’adhésion à la doctrine formulée dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique.

Dans tous les cas, les communautés prêtes à passer à l’Eglise catholique font partie de l'aile "traditionnaliste" de la Communion anglicane.

Comme sont traditionalistes les communautés schismatiques lefebvristes, envers lesquelles Benoît XVI intensifie ses efforts pour qu’elles obéissent de nouveau à Rome.

Et comme sont attachées à la grande tradition les Eglises orthodoxes, avec lesquelles le contact paraît plus fructueux avec le pape actuel. Du 16 au 23 octobre est en cours à Chypre le deuxième round – le premier a eu lieu à Ravenne en 2007 – du dialogue entre catholiques et orthodoxes sur la question de la primauté du pape, à la lumière de ce qui fut vécu au cours du premier millénaire.

Aujourd’hui plus que jamais, sous le pontificat de Joseph Ratzinger, le chemin de l’œcuménisme apparaît non comme un élan vers la modernité mais comme un retour sur le terrain de la tradition.

On trouvera ci-dessous la déclaration conjointe diffusée à Londres le 20 octobre par le chef de la Communion anglicane et celui de l’Eglise catholique d’Angleterre et du pays de Galles, ainsi qu’une note rétrospective publiée le même jour par la congrégation pour la doctrine de la foi.



Joint Statement by the Archbishop of Westminster and the Archbishop of Canterbury


Today’s announcement of the Apostolic Constitution is a response by Pope Benedict XVI to a number of requests over the past few years to the Holy See from groups of Anglicans who wish to enter into full visible communion with the Roman Catholic Church, and are willing to declare that they share a common Catholic faith and accept the Petrine ministry as willed by Christ for his Church.

Pope Benedict XVI has approved, within the Apostolic Constitution, a canonical structure that provides for Personal Ordinariates, which will allow former Anglicans to enter full communion with the Catholic Church while preserving elements of distinctive Anglican spiritual patrimony.

The announcement of this Apostolic Constitution brings to an end a period of uncertainty for such groups who have nurtured hopes of new ways of embracing unity with the Catholic Church. It will now be up to those who have made requests to the Holy See to respond to the Apostolic Constitution.

The Apostolic Constitution is further recognition of the substantial overlap in faith, doctrine and spirituality between the Catholic Church and the Anglican tradition. Without the dialogues of the past forty years, this recognition would not have been possible, nor would hopes for full visible unity have been nurtured. In this sense, this Apostolic Constitution is one consequence of ecumenical dialogue between the Catholic Church and the Anglican Communion.

The on-going official dialogue between the Catholic Church and the Anglican Communion provides the basis for our continuing cooperation. The Anglican Roman Catholic International Commission (ARCIC) and International Anglican Roman Catholic Commission for Unity and Mission (IARCCUM) agreements make clear the path we will follow together.

With God’s grace and prayer we are determined that our on-going mutual commitment and consultation on these and other matters should continue to be strengthened. Locally, in the spirit of IARCCUM, we look forward to building on the pattern of shared meetings between the Catholic Bishops Conference of England and Wales and the Church of England’s House of Bishops with a focus on our common mission. Joint days of reflection and prayer were begun in Leeds in 2006 and continued in Lambeth in 2008, and further meetings are in preparation. This close cooperation will continue as we grow together in unity and mission, in witness to the Gospel in our country, and in the Church at large.

London, 20 October 2009

Vincent Gerard Nichols
Archbishop of Westminster

Rowan Williams
Archbishop of Canterbury



Informations complémentaires


Depuis qu’au XVIe siècle le roi Henri VIII a proclamé que l’Eglise d’Angleterre était indépendante de l’autorité du pape, l’Eglise d’Angleterre a créé ses déclarations doctrinales, ses usages liturgiques et ses pratiques pastorales, en y incorporant souvent des idées de la Réforme née sur le continent européen. L’expansion de l’Empire Britannique, en association avec l’apostolat missionnaire anglican, a ensuite fait naître une Communion Anglicane au niveau mondial.

En plus de 450 ans, jamais la question de la réunion des anglicans et des catholiques n’a été écartée. Au milieu du XIXe siècle, le Mouvement d’Oxford (en Angleterre) a montré un renouveau d’intérêt pour les aspects catholiques de l’anglicanisme. Au début du XXe siècle, le cardinal belge Mercier a lancé des discussions publiques avec des anglicans pour explorer la possibilité d’une union avec l’Eglise catholique sur la base d’un anglicanisme "réuni mais pas absorbé".

Le concile Vatican II a encore renforcé l’espoir d’une union, notamment avec le Décret sur l’œcuménisme (n° 13) qui, se référant aux Communautés séparées de l’Eglise catholique au moment de la Réforme, affirmait : "Parmi celles [les communions] où continuent à subsister en partie les traditions et les structures catholiques, la Communion Anglicane occupe une place particulière."

Depuis le concile, les relations entre anglicans et catholiques romains ont créé un meilleur climat de compréhension et de coopération mutuelle. L’Anglican-Roman Catholic International Commission (ARCIC) a publié, au fil des années, une série de déclarations doctrinales, dans l’espoir de créer les bases d’une union entière et visible. Pour beaucoup de gens des deux Communions, les déclarations de l’ARCIC ont rendu disponible un outil dans lequel l’expression commune de la foi peut être reconnue. C’est dans ce cadre qu’il faut placer la nouvelle mesure.

Dans les années qui ont suivi le Concile, certains anglicans ont abandonné la tradition de ne conférer les Ordres Sacrés qu’à des hommes en appelant aussi des femmes au sacerdoce et à l’épiscopat. Plus récemment, certains éléments de la Communion Anglicane se sont éloignés de l’enseignement biblique commun en matière de sexualité humaine – déjà clairement formulé dans le document de l’ARCIC "La vie dans le Christ" – en conférant les Ordres Sacrés à des clercs ouvertement homosexuels et en bénissant les unions de personnes du même sexe. Néanmoins, alors que la Communion Anglicane doit relever ces défis nouveaux et difficiles, l’Eglise Catholique reste pleinement engagée dans son dialogue œcuménique avec la Communion Anglicane, notamment à travers l’activité du Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens.

Entre temps, beaucoup d’anglicans sont entrés individuellement dans la pleine communion avec l’Eglise catholique. Parfois ce sont même des groupes d’anglicans qui sont entrés, en conservant une certaine structure "corporative". C’est le cas, par exemple, du diocèse anglican d’Amritsar en Inde et de quelques paroisses isolées des Etats-Unis qui, tout en gardant une identité anglicane, sont entrées dans l’Eglise catholique dans le cadre d’une "disposition pastorale" adoptée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et approuvée par le pape Jean-Paul II en 1982. Souvent, dans ces cas-là, l’Eglise catholique a accordé des dispenses de l’obligation de célibat, admettant que les clercs anglicans mariés qui désiraient poursuivre leur ministère comme prêtres catholiques soient ordonnés dans l’Eglise catholique.

Dans ce contexte, les Ordinariats Personnels institués selon la Constitution Apostolique mentionnée ci-dessus peuvent être considérés comme un pas de plus vers la réalisation de l’aspiration à l’union entière et visible dans l’unique Eglise, qui est l’un des buts principaux du mouvement œcuménique.

Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Rome, le 20 octobre 2009


La note diffusée par le Vatican le jour de l'annonce de la constitution apostolique relative aux "ordinariats personnels" pour les anglicans qui entrent dans l’Eglise catholique :

> Nota informativa


Un article récent de www.chiesa à propos des divisions internes de la Communion anglicane :

> Les anglicans risquent un schisme. Les deux voies de l'archevêque de Canterbury (3.8.2009)



L'annonce de la rencontre du 26 octobre 2009 entre la commission vaticane "Ecclesia Dei" et la Fraternité lefebvriste Saint Pie X :

> Il prossimo lunedì 26 ottobre...



Une importante interview du métropolite orthodoxe de Pergame Johannes Zizioulas, à propos du deuxième round, actuellement en cours à Chypre, du dialogue entre catholiques et orthodoxes sur la primauté du pape :

> Zizioulas: Difendiamo il dialogo ecumenico contro chi lo contesta


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

27.08.2009

Erdogan et les chrétiens. Peu de promesses, aucun fait

Erdogan et les chrétiens. Peu de promesses, aucun fait

Visite surprise du premier ministre turc à Bartholomée Ier. Mais elle risque de rester sans suite, comme d'autres gestes de détente dans le passé. Les réserves de Benoît XVI sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. La prudence de la diplomatie vaticane

par Sandro Magister

 

http://www.tsr.ch/xobix_media/images/keystone/2006/keyimg20061128_7301118_0.jpg



ROME, le 27 août 2009 – Samuel Huntington a défini la Turquie comme "un Janus aux deux visages", dont on ne sait jamais s’il est ami ou adversaire de l'Occident.

Bartholomée Ier, patriarche œcuménique de Constantinople, a dû penser la même chose en accueillant, le 15 août, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, venu visiter l’orphelinat et le monastère de Saint-Georges de Kudunas sur l'île des Princes, dans la mer de Marmara.

C’était la première fois qu’un premier ministre turc se rendait à l'île des Princes, traditionnellement habitée par des chrétiens, et dans un bâtiment, l'orphelinat, dont la propriété, réquisitionnée par les autorités turques, a été attribuée en juin 2008 au patriarcat œcuménique par la Cour de Strasbourg.

Lors de cette visite, Erdogan, accompagné de quatre ministres, a déjeuné avec Bartholomée Ier et les représentants des minorités religieuses de Turquie - grecs, arméniens, juifs, syro-orthodoxes et catholiques - auxquels il a assuré des garanties contre toute discrimination religieuse et ethnique.

"Je dois rencontrer mon prochain avec amour parce qu’il est lui aussi une créature de Dieu", a dit Erdogan, citant une maxime d’une confrérie chiite, les mevlevis, fondée à Konya au XIIIe siècle et dont certaines particularités viennent du christianisme.

Prié de faire un commentaire, Bartholomée Ier a déclaré à Asia News :

"La présence d’Erdogan nous a honorés et nous a donné l’occasion de lui exposer directement nos problèmes, même s’il les connaissait déjà. Nous avons invité le premier ministre au siège du patriarcat œcuménique et à Halki, ce dont Erdogan nous a remerciés".


Halki est une autre île, où se trouve le séminaire de formation théologique du patriarcat œcuménique, fermé par les autorités turques en 1971. Le 10 juin, à Bruxelles, Olli Rehn, chargé de l’élargissement de l'Union Européenne et donc d’une éventuelle entrée de la Turquie, a déclaré que cette entrée dépendait aussi de la réouverture de Halki.

D’ici à décembre 2009, Erdogan devra présenter aux autorités de Bruxelles un compte-rendu des progrès accomplis par la Turquie afin d’atteindre les standards voulus pour entrer dans l'Union. C’est une raison de plus, pour le patriarcat, d’espérer que le séminaire théologique de Halki rouvrira enfin ses portes et reprendra ses activités.

Malheureusement, il est arrivé plusieurs fois que "Janus" déjoue les attentes et  montre aux orthodoxes et aux autres minorités religieuses de Turquie un visage non pas amical mais hostile.

En ce qui concerne le patriarcat, par exemple, l’Etat turc continue à ne pas en reconnaître l’"œcuménicité" religieuse et le traite comme un organisme local préposé au culte des gréco-orthodoxes, dirigé par un chef qui doit être citoyen turc de naissance, dépourvu de personnalité juridique et donc de droits de propriété. L'anéantissement du patriarcat - qui ne compte guère plus de 3 000 fidèles en Turquie aujourd’hui - n’a jusqu’à présent fait entrevoir aucune marche arrière sérieuse.

Cela vaut aussi pour les autres minorités chrétiennes. La communauté la plus importante, les Arméniens, a été exterminée, il y a moins d’un siècle, par un génocide que les autorités d’Ankara refusent de reconnaître ; aujourd’hui il en reste quelques dizaines de milliers, sur une population turque de plus de 70 millions d’habitants, presque tous musulmans. Les catholiques sont environ 25 000, avec six évêques, les syro-orthodoxes 10 000, les protestants de diverses dénominations 3 000.

Comme Erdogan, mais pas pour les mêmes raisons, toutes ces minorités religieuses comptent ardemment sur une entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. Pour elles, cela comporterait la reconnaissance d’un espace de liberté que, dans le cas contraire, elles craignent de voir rester très limité.

Mais, en Europe même, leurs raisons sont peu prises en considération. Certains gouvernements, dont l'italien et l’allemand, sont favorables à l’entrée de la Turquie dans l'Union, alors que d’autres, comme le gouvernement français, sont contre. Mais les uns et les autres raisonnent en termes d’intérêt national. Les calculs sur les oléoducs et les gazoducs qui viennent des pays d'Asie centrale turcophones et musulmans à travers la Turquie passent avant ceux qui concernent la liberté religieuse.


***

Dans ce cadre, la position du Saint-Siège paraît elle aussi avoir un double visage.

D’une part, la diplomatie vaticane tient compte des attentes des catholiques et des autres minorités religieuses de Turquie, mais aussi des équilibres géopolitiques qui pousseraient à l’entrée de ce pays dans l'Union. C’est le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’état, qui a exprimé de la manière la plus explicite, dans une interview à "La Documentation Catholique" au début de 2007, cette orientation qui n’exclut prudemment aucune solution.

Ayant posé en préalable que l’Eglise catholique n’a pas de "pouvoir particulier pour favoriser l'entrée de la Turquie en Europe ou pour y opposer un veto", Bertone a déclaré dans cette interview que "sans la Turquie, l'Europe ne bénéficierait plus du pont entre l'Orient et l'Occident que ce pays a toujours constitué au cours de l’histoire. [...] Par ailleurs, laisser la Turquie hors de l'Europe risque de favoriser le fondamentalisme islamiste à l’intérieur de ce pays".

Mais, d’autre part, les autorités de l’Eglise sont également sensibles aux dangers d’un genre opposé que l’entrée de la Turquie dans l'Union Européenne pourrait comporter : non pas une intégration bénéfique de la Turquie dans l’Europe, mais une "catastrophe" pour un continent qui a abdiqué son identité chrétienne.

Le mot "catastrophe" figure dans le titre d’un livre qui est la synthèse la plus efficace de ces objections. Paru cette année en Italie, il a pour auteur Roberto de Mattei, historien, vice-président du Conseil National de la Recherche et directeur de la revue "Radici Cristiane", Racines Chrétiennes. Intitulé : "La Turquie en Europe : bienfait ou catastrophe ?", il choisit nettement la seconde hypothèse.

En effet les précédents historiques ne sont pas encourageants. La Turquie actuelle a été l’une des zones les plus importantes du christianisme des premiers siècles et elle gardait encore au début du XXe siècle, après des siècles de domination ottomane, de fortes traces de son identité chrétienne, avec de nombreux fidèles. En quelques décennies, même ces traces ont été presque anéanties par la pression conjointe du laïcisme forcené d’un Kemal Atatürk et de la renaissance islamiste enfin parvenue au pouvoir avec Erdogan.

Benoît XVI est pleinement conscient de ces dangers. Quand il s’est rendu en Turquie, en novembre 2006, cela faisait à peine quelques mois qu’un prêtre catholique, Andrea Santoro, avait été frappé à mort par un islamiste fanatique alors qu’il priait à genoux dans la petite église de Trabzon.

Pendant son voyage en Turquie, Benoît XVI n’a pas dit un mot à propos de l’entrée de ce pays dans l'Union Européenne. La presse internationale a interprété ce silence comme une approbation, confirmée par certains commentaires d’Erdogan après sa rencontre avec le pape. Mais rien ne fait penser que Joseph Ratzinger ait atténué, comme pape, les fortes réserves qu’il avait exprimées sur ce sujet avant d’être élu successeur de Pierre.

Ratzinger s’était exprimé à ce sujet dans deux interventions pendant l’été 2004. La première est une interview accordée à Sophie de Ravinel pour “Le Figaro Magazine” du 13 août :


“L'Europe est un continent culturel et non pas géographique. C'est sa culture qui lui donne une identité commune. Les racines qui ont formé et permis la formation de ce continent sont celles du christianisme. [...] Dans ce sens, la Turquie a toujours représenté un autre continent au cours de l'histoire, en contraste permanent avec l'Europe. Il y a eu les guerres avec l'Empire byzantin, pensez aussi à la chute de Constantinople, aux guerres balkaniques et à la menace pour Vienne et l'Autriche... Je pense donc ceci : identifier les deux continents serait une erreur. Il s'agirait d'une perte de richesse, de la disparition du culturel au profit de l'économie. La Turquie, qui se considère comme un État laïc, mais sur le fondement de l'islam, pourrait tenter de mettre en place un continent culturel avec des pays arabes voisins et devenir ainsi le protagoniste d'une culture possédant sa propre identité, mais en communion avec les grandes valeurs humanistes que nous tous devrions reconnaître. Cette idée ne s'oppose pas à des formes d'associations et de collaboration étroite et amicale avec l'Europe et permettrait l'émergence d'une force unie s'opposant à toute forme de fondamentalisme".


La seconde est un discours aux responsables de la pastorale du diocèse de Velletri, le 18 septembre :


"Historiquement et culturellement, la Turquie partage très peu avec l’Europe et l’englober dans l'Union Européenne serait donc une grande erreur. Il vaudrait mieux que la Turquie serve de pont entre l’Europe et le monde arabe ou forme avec ce dernier son propre continent culturel. L'Europe n’est pas un concept géographique mais culturel, qui s’est formé au cours de l’histoire, parfois conflictuelle, fondé sur la foi chrétienne. C’est un fait que l’Empire ottoman a toujours été en opposition à l’Europe. Bien que Kemal Atatürk ait bâti une Turquie laïque dans les années 20, elle reste le noyau de l’ancien Empire ottoman. Elle est donc très différente de l’Europe, qui est aussi un ensemble d’États laïcs, mais avec des bases chrétiennes, même si l’on tente injustement de le nier. Par conséquent, l’entrée de la Turquie dans l’UE serait antihistorique”.


En tant que pape, Benoît XVI a toujours montré qu’il avait à cœur, plus que le destin politique de la Turquie, le sort des chrétiens de ce pays et les efforts de réconciliation entre l’Eglise de Rome et le patriarcat œcuménique, avec lequel ses rapports sont excellents.

Cependant le Saint-Siège est aussi un acteur politique. Et en ce qui concerne l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, il y a aussi, entre les pour et les contre, une voie moyenne que le Vatican paraît plus enclin à favoriser.

C’est celle que le cardinal Bertone a laissé entrevoir dans son interview, citée plus haut, à "La Documentation Catholique" : pas d’intégration totale de la Turquie dans l'Europe, mais sa participation uniquement au niveau économique.



Le livre :

Roberto de Mattei, "La Turchia in Europa : beneficio o catastrofe?", Sugarco, Milan, 2009, 152 pp., 15,00 euros.


L'agence en ligne de l’Institut Pontifical des Missions Etrangères est une source d'informations très fiable sur les rapports entre le patriarcat œcuménique de Constantinople et la Turquie :

> Asia News


Pour les précédents articles de www.chiesa à propos de la Turquie et du patriarcat œcuménique de Constantinople, voir :

> Focus ISLAM

> Focus ÉGLISES ORIENTALES


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

20.08.2009

La vocation au sacerdoce : témoignage du cardinal américain John Foley

La vocation au sacerdoce : témoignage du cardinal américain John Foley

Ancien président du Conseil pontifical pour les communications sociales

 

http://www.popejohnpaulii.org.uk/images/PJP2-Archbishop-John-Foley.jpg


ROME, Mercredi 19 août 2009 (ZENIT.org) - Pour le cardinal John Foley, il n'y a rien de plus important dans la vie que d'enseigner aux gens qui est Jésus et de les aider à grandir dans une plus grande proximité avec Lui.

En cette Année sacerdotale, le pro-grand Maître de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem a accepté de partager une réflexion sur sa vie de prêtre, avec les lecteurs de ZENIT.

L'ancien président du Conseil pontifical pour les communications sociales reconnaît que l'exemple de ses parents et de prêtres qu'il a connus a joué un rôle déterminant dans la découverte de sa vocation, mais il relève également deux évènements marquants dans sa vie.

« Je suis entré deux fois au séminaire », raconte le prélat « une fois après le lycée et une fois après l'université. »

Il poursuit : « Lorsque j'étais en dernière année de lycée, à l'époque de Noël, je suis allé à l'église paroissiale et me suis agenouillé devant la crèche.

« Et j'ai prié : Seigneur, tu m'as donné tout ce que je possède - ma vie, ma famille, ma foi, une excellente éducation - et je veux tout te redonner, absolument tout. »

C'est ainsi qu'à la fin de cette année-là, il entra au noviciat des Jésuites. Au bout de quelques mois, il se dit : « Je crois que je serais plus heureux comme prêtre diocésain. »

John Foley quitta alors les Jésuites et termina ses études supérieures d'histoire à l'université de St. Joseph à Philadelphie, en Pennsylvanie, avec l'idée d'entrer plus tard au séminaire diocésain.

A ce moment-là, confie-t-il, une chose a été « déterminante » : un engagement dans le bénévolat et l'enseignement du catéchisme à des enfants handicapés mentaux.

Le cardinal se souvient : « j'étais en train d'enseigner dans cette école le catéchisme à six enfants, quand la Mère supérieure arriva et demanda : 'Dîtes, les enfants, Mr. Foley vous plaît ?'

« Un garçon répondit 'Non! Non! Nous ‘aimons'  Mr. Foley!' »

« Je pensai que c'était là une merveilleuse distinction faite par une personne porteuse de handicap mental. »

«  'Pourquoi aimez-vous Mr. Foley?' poursuivit la religieuse ».

« Il répondit : 'Nous aimons Mr. Foley parce qu'il nous fait connaître Jésus.' Et je pensai : 'il n'y a rien de plus important dans la vie que d'enseigner Jésus à des gens, de leur amener Jésus.' »

« Ma vocation au sacerdoce s'en trouva renforcée. »

Le cardinal Foley constate : « Je pense que cela a été providentiel pour moi d'avoir dû quitter le séminaire la première fois pour étudier à l'université, où j'ai reçu une excellente éducation et acquis, de surcroît, une très bonne expérience de travail apostolique. »

Parallèlement au catéchisme, il s'impliqua activement dans la Congrégation de Notre Dame, le club de débats, la gouvernance des étudiants - y compris une période comme président du corps estudiantin - et la chorale.

Il entra au séminaire diocésain à la fin de sa dernière année d'université et fut ordonné cinq ans plus tard.



Soutien familial

« Je n'ai pas connu un seul jour malheureux en tant que prêtre. J'aimais le sacerdoce », affirme-t-il.

Le cardinal souligne le rôle que sa famille a joué en soutenant sa vocation et affirme que jamais ses parents ne lui ont dit de devenir prêtre de même qu'ils ne firent aucune objection quand il quitta le séminaire, ou encore quand il y retourna.

« Ils m'ont soutenu dans tout ce que je décidais de faire », affirme le prélat. « Ils ont été merveilleux. »

Il se souvient aussi de la contribution d'une soeur religieuse qui lui offrit un exemplaire de « L'Imitation de Jésus-Christ » quand il était encore à l'école.

Le cardinal ajoute que pendant toutes ses années de lycée, il a lu ce livre, et il continue à le lire et à le méditer.

Après 47 ans de sacerdoce, il témoigne que les principales difficultés auxquelles il a été confronté relèvent de la culture, qui « semble être devenue de plus en plus sécularisée. »

« Il est plus difficile de transmettre un message spirituel aujourd'hui car les gens ne sont peut-être pas aussi ouverts qu'ils l'étaient auparavant, » explique-t-il.

Le cardinal Foley ajoute que les difficultés physiques se multiplient « au fur et à mesure que nous avançons en âge. »

Né dans une banlieue de Philadelphie en 1935, il aura 74 ans en novembre.

L'âge « vous rend plus lent et vous ne pouvez plus faire toutes les choses que vous aimeriez pouvoir faire, » reconnaît-il

Il ajoute, toutefois, que saint Ignace nous enseigne dans ses Exercices spirituels que « nous devons nous donner à Dieu dans la maladie comme dans la santé, dans la pauvreté comme dans la prospérité. »

« C'est pourquoi nous devons être indifférents dans ce sens et utiliser chaque chose uniquement pour la plus grande gloire de Dieu » déclare le prélat.

Il explique que c'est sa devise épiscopale : « ad majorem dei gloriam - pour la plus grande gloire de Dieu. »



Moments inoubliables

En dépit des difficultés naturelles qui se présentent, note le cardinal, il y a eu de grands moments dans sa vie de prêtre.

Il évoque les meilleurs, liés aux deux pontificats sous lesquels il a pu servir à Rome.

Le prélat souligne particulièrement les voyages avec le pape Jean-Paul II en 1979 en Pologne et aux Etats-Unis, ainsi que les visites avec Benoît XVI en Terre Sainte, et aux Etats-Unis l'année dernière.

Un autre grand moment de son ministère sacerdotal est le travail qu'il réalisa pendant 25 ans comme commentateur pour un réseau de télévision lors des cérémonies papales de la Nativité, de Pâques et du Vendredi Saint.

« C'est une façon d'évangéliser » explique le cardinal, « de faire connaître aux gens ce qui se passe dans la liturgie, pour qu'ils puissent être en mesure d'apprécier le culte catholique » et « d'autres personnes peuvent être introduites à ce que nous croyons et à la façon dont nous pratiquons en tant que catholiques. »

En outre, poursuit-il, cela aide les catholiques à « mieux apprécier la messe et la dévotion catholique. »

Comme prêtre, confesse le cardinal Foley « j'ai eu des moments particuliers de réconfort, en aidant les gens à vivre leur engagement dans le mariage ou en accueillant des personnes dans l'Eglise. »

Il se souvient : « Un camarade de classe de l'Université de Colombia m'a demandé il y a quelques années à devenir catholique. Il était juif - juif non-pratiquant.

« De même, les gens auxquels je me suis opposé dans des débats quand j'étais à l'Université, et avec lesquels j'avais eu des discussions théologiques, très souvent finissaient par se convertir au catholicisme.

« Ce sont de grands moments de réconfort personnel de pouvoir ainsi aider à partager ma foi avec d'autres et d'espérer qu'ils recevront, eux aussi, le don de la foi. »

Propos recueillis par Mercedes De La Torre - Rédaction anglaise : Genevieve Pollock - Traduit de l'anglais par Elisabeth de Lavigne

24.02.2009

Benoît XVI dénonce des polémiques destructrices qui caricaturent l’Eglise

ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Dans une longue méditation sur la liberté, Benoît XVI a dénoncé « des polémiques » qui naissent par une « arrogance intellectuelle » et qui caricaturent l'Eglise.

 

http://seminaire-caen.cef.fr/uploads/images/Galerie%20Photo/Rome%20Assise/Audience%20du%20mercredi.jpg


Comme chaque année, le pape a rendu visite, le 20 février en fin de journée, au Séminaire majeur romain. Après avoir prié devant l'image de la Vierge de la Confiance, le pape a rencontré la communauté du séminaire. Il a proposé une lectio divina sur un passage de la Lettre de saint Paul aux Galates (5, 13-16).

Devant les séminaristes, le pape a cité saint Paul :

« Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres... vivez sous la conduite de l'Esprit de Dieu ».

Saint Paul « montre ainsi des polémiques qui naissent là où la foi dégénère en intellectualisme et où l'humilité est substituée par l'arrogance de se sentir meilleurs que l'autre », a affirmé le pape.

« Nous voyons bien qu'aujourd'hui encore il y a des choses similaires où, au lieu de s'insérer dans la communion avec le Christ, dans le corps du Christ qui est l'Eglise, chacun veut être supérieur à l'autre et par une arrogance intellectuelle, veut faire croire qu'il serait meilleur », a poursuivi Benoît XVI. « Et c'est ainsi que naissent des polémiques qui sont destructrices, c'est ainsi que naît une caricature de l'Eglise qui devrait être une seule âme et un seul cœur ».

Pour le pape, « nous devons trouver un motif d'examen de conscience dans cet avertissement de saint Paul : ne pas penser être supérieurs à l'autre, mais nous trouver dans l'humilité du Christ, nous trouver dans l'humilité de la Vierge, entrer dans l'obéissance de la foi ». « C'est ainsi que le grand espace de la vérité et de la liberté dans l'amour s'ouvre vraiment à nous », a-t-il ajouté.

Dans sa méditation sur la liberté, le pape a rappelé qu'« il n'y a pas de liberté contre l'autre ». « Si je m'absolutise, je deviens ennemi de l'autre, nous ne pouvons plus vivre ensemble et toute la vie devient cruauté, devient un échec », a-t-il estimé. « Seule une liberté partagée est une liberté humaine ; en étant ensemble nous pouvons entrer dans la symphonie de la liberté ».

Tout en rappelant que la liberté avait toujours été « le grand rêve de l'humanité » et cela « particulièrement à l'époque moderne », Benoît XVI a expliqué que, paradoxalement, elle se réalise « dans le service ». « Nous devenons libres si nous nous mettons au service les uns des autres », a poursuivi le pape. « Nous sommes des êtres de relation et ce n'est qu'en acceptant » cela « que nous entrons dans la vérité ». « Autrement, nous entrons dans le mensonge et finalement, nous nous détruisons », a-t-il ajouté.

Marine Soreau

08.04.2008

Vatican: Visite des évêques antillais

CITE DU VATICAN, 7 AVR 2008 (VIS). Ce midi, le Pape a reçu les prélats de la Conférence épiscopale des Antilles en visite Ad limina.

 

L'image “http://www.regionalseminary.org/Pics/bishops.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

 

Le Saint-Père a parlé des défis que les évêques doivent relever, et a affirmé que ses rivages ont été

"atteints par les aspects négatifs de l'industrie du divertissement, du tourisme exploitant, et par le fléau des armes et du marché de la drogue. Cela constitue non seulement une menace pour la vie familiale, et déstabilise les fondements des valeurs culturelles traditionnelles, mais cela affecte aussi négativement la politique locale".

Benoît XVI a invité les évêques

"à être des témoins audacieux de la lumière du Christ qui indique aux familles une direction et un objectif, et à être des prédicateurs brillants de la puissance de l'Evangile, qui doit imprégner leur façon de penser, leurs critères de jugement et leurs normes de comportement".

Puis il a souligné que

"la rénovation pastorale est une tâche indispensable pour chaque diocèse... et que la promotion inlassable des vocations et la direction et la formation permanente des prêtres, sont d'une importance vitale... Votre empressement pour la formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale de vos séminaristes et prêtres est une expression évidente de votre soin et de votre préoccupation pour le constant approfondissement de leur ministère pastoral".

Le Saint-Père a ensuite demandé aux évêques de soutenir avec attention le séminaire dédié à saint Jean-Marie Vianney et aux Martyrs de l'Ouganda, et a précisé que

"l'institution d'un séminaire francophone dans la région est un signe d'espérance".

Ensuite, il a souligné aussi que la préoccupation pastorale des évêques des Antilles pour

"la diminution des vocations religieuses montre leur profond attachement à la vie consacrée. Je lance un appel - a-t-il dit - à vos communautés religieuses, en les encourageant à réaffirmer leur vocation avec confiance, et guidées par l'Esprit saint, à proposer de nouveau aux jeunes l'idéal de la consécration et de la mission... Chacun de vous ressent la grande responsabilité qui est la sienne de faire tout ce qui est possible afin de soutenir le mariage et la vie familiale, source première de cohésion à l'intérieur des communautés et donc d'une importance capitale aux yeux des autorités civiles. A cet égard, le large réseau d'écoles catholiques dans toute votre région peut apporter beaucoup. Les valeurs qui s'enracinent dans le chemin de vérité offert par le Christ éclairent l'esprit et le coeur des jeunes et les entraînent à suivre la voie de la fidélité, de la responsabilité et de la liberté véritable. De bons jeunes chrétiens font de bons citoyens!".


07:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, eveques, antilles, seminaire, famille, jeunes, societe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |