01.05.2012

Un 1er mai européen placé sous le signe de la crise

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25.04.2012

Benoît XVI met en garde contre l'activisme dans l'Eglise

b16.jpegA l’audience générale, ce mercredi 25 avril, Benoît XVI a pointé du doigt l’activisme et les rythmes de vie frénétiques qui sont le lot aujourd’hui d’une grande partie de l’humanité. L’excès d’activité - a-t-il averti - finit par endurcir le cœur et à faire du mal à l’âme. S’adressant à quelque 30 000 personnes rassemblées sur la place Saint-Pierre sous un soleil printanier, le Pape a redit que le rendement et l’efficacité ne peuvent être les seuls critères à suivre. Cela est particulièrement vrai pour l’Eglise qui doit cultiver la dimension spirituelle. 
Benoît XVI est parti d’une réflexion de saint Bernard sur un passage des Actes des apôtres où l’Eglise primitive choisit sept personnes pour leur confier le ministère de la charité et permettre aux apôtres de se consacrer à la prière et à l’annonce de la Parole. Le travail et l’action charitable sont importants – a reconnu le Pape – l’Eglise primitive crée pour cela un ministère spécial. Les activités quotidiennes doivent être accomplies avec dévouement et sens des responsabilités. Mais elles ne peuvent jamais être déconnectées de notre besoin de Dieu et de sa lumière qui nous donne la force et l’espérance dont nous avons besoin. Sans la prière quotidienne, nos activités se vident et se réduisent à un simple activisme qui, au final, nous laisse insatisfaits. Benoît XVI a évoqué à ce propos le célèbre passage de l’Evangile consacré à Marthe et Marie, deux sœurs dont l’une se consacre à la contemplation, l’autre au service. 

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28.10.2011

Grandeur et misère du sacerdoce ministériel

 

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Tous les textes d’aujourd’hui traitent de la place du clergé dans le peuple de Dieu. Dans l’Evangile, c’est l’exemple mauvais et pernicieux des scribes et des pharisiens qui est critiqué. Ils enseignent la Loi de Dieu, mais ils ne l’observent pas eux-mêmes. Ils imposent aux gens de lourds fardeaux, qu’ils ne portent pas eux-mêmes. Ils réussissent même, dans leur vanité, à occuper partout les places d’honneur, et ils convoitent les titres honorifiques.

Mais l’Eglise du Christ est un peuple de frères, en communion avec Dieu, qui seul est Père, dans le Christ, qui seul est Maître. Si Jésus bâtit son Eglise sur Pierre et sur les autres Apôtres, et leur confie à eux seuls les pleins pouvoirs, c’est – comme Jésus le montre constamment par son enseignement et par son exemple – pour être au service de leurs frères. Cela s’appelle le sacerdoce « ministériel », ce qui veut dire que ce sacerdoce, même s’il est un honneur pour celui qui le reçoit, est un honneur parce qu’il est un service, un service de table !

Peut-on dire que les membres du clergé en sont plus conscients aujourd’hui que jadis ? ...


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26.06.2011

'L'Eucharistie nous sauve de l'individualisme'

pape eucharistie.JPGLors de la prière de l’Angélus, ce dimanche au Vatican, Benoît XVI a présenté “l’Eucharistie“ comme un “antidote“ à l’individualisme grandissant des sociétés occidentales. Le pape a ainsi estimé que la messe enseignait la “communion“, le “service“ et le “partage“, alors que, dans de nombreux pays, l’Eglise célèbre la Fête-Dieu, solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ.

Bernard Decottignies (Radio Vatican) : >>RealAudioMP3 

28.05.2009

Intention missionnaire pour le mois de juin

INTENTION MISSIONNAIRE - “Pour que les Églises particulières opérant dans des régions touchées par la violence soient soutenues par l’amour et par la proximité de tous les catholiques du monde” - Commentaire sur l’Intention Missionnaire donnée par le Saint Père, pour le mois de juin 2009

 

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Cité du Vatican (Agence Fides) – Même si tous les peuples de la terre forment une seule famille, et ont Dieu comme origine et comme but communs, ils continuent à être dans de nombreux coins de la planète des foyers de violence armée, parfois entre des membres d’une même nation. Au milieu de ces situations, les chrétiens continuent à témoigner la paix de Jésus-Christ, non sans grande difficultés. Les divisions externes sont le résultat de la division présente dans le cœur de l’homme qui, éloigné de Dieu, oriente les relations humaines selon son désir de pouvoir, de jouissance égoïste ou d’enrichissement injuste.

Le Christ et notre paix. Quand Il se présente ressuscité à ses disciples, il leur montre les blessures de ses mains et de son côté transpercé et leur dit : “La paix soit avec vous !” (Jn 20,21). Jésus a pris sur lui a violence du péché pour la transformer, à travers sa miséricorde, en pardon et en paix, en unité et en communion. Le témoignage du service et de la charité, du pardon et de la réconciliation, sont d’une vibrante actualité dans le monde, en particulier dans ces coins de la planète où se déroule de manière particulièrement présente la rupture, l’agression des uns contre les autres et enfin la division.

Le cœur du chrétien doit être comme le Cœur du Christ. Saint Paul exhortait les Philippiens à avoir “les mêmes sentiments que le Christ”. Cela nous oblige à ne pas rester indifférents devant les souffrances de nos frères qui subissent la guerre, la persécution à cause de leur foi, de leur ethnie et de leurs origines. Benoît XVI affirme que grâce aux moyens de communications de masse on peut connaître de manière quasi immédiate les situations de nécessité dans les autres parties du monde. Cela signifie surtout “un appel à partager les situations et les nécessités”. Et il continue : “le moment actuel réclame une nouvelle disponibilité pour secourir notre prochain dans le besoin” (Deus Caritas est, 30).

La charité ne peut se réduire à un vague “sentimentalisme de compassion”. Nous ne pouvons pas, comme dit Saint Jean dans sa première épître, “aimer seulement des lèvres”, c’est-à-dire avec des paroles. La charité doit se faire œuvre, donation, témoignage vrai de l’amour du Christ. Le Saint Père rappelle même que cette proximité doit être “concrète”. Quand l’amour de l’Église, du Corps du Christ, est vrai et profond, il se produit ce que dit Saint Paul : “si un membre souffre, tous les autres membres souffrent avec lui” (1 Co 12, 26). C’est pour orienter concrètement une charité vécue que le Saint Père affirme : “D’autre part – c’est là un aspect provocant et dans le même temps encourageant du processus de globalisation – cela met à notre disposition d’innombrables instruments pour prêter une aide humanitaire à nos frères dans le besoin, avec les derniers systèmes modernes pour la distribution de la nourriture et des vêtements, comme aussi l’offre de logement et d’accueil. En surmontant les frontières des communautés nationales, la sollicitude pour le prochain tend ainsi à élargir ses horizons au monde entier” (ibidem).
La charité est toujours le témoignage vivant du Christ dans le monde, expression concrète de son amour pour les hommes. Il est certain que la grande pauvreté de nombreux hommes est justement le manque de Dieu. Il n’est pas rare que ce soit ce vide de Dieu qui génère l’opposition et la rupture. La croix du Christ et ses blessures glorieuses sont la garantie d’une paix durable. C’est lui qui a détruit le mur de la division, en faisant des deux peuples un seul. Il n’y a plus ni juif, ni grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, parce que tous nous sommes sauvés par le Christ Jésus. Vers Lui, le Prince de la Paix, nous nous tournons avec insistance dans la prière de ce mois, pour que tous les hommes désirent collaborer à l’édification de son Royaume sur cette terre, un Royaume de justice et de grâce, de vérité, d’amour et de paix.

(Agence Fides 27/5/2009)

06.05.2009

Benoît XVI ordonne 19 prêtres pour le diocèse de Rome

VATICAN - Pour la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, le Pape Benoît XVI ordonne 19 prêtres : « Soyez toujours des hommes de prière et de service, pour devenir, dans l’exercice fidèle de votre ministère, des prêtres saints selon le Cœur de Dieu »

 

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Rome (Agence Fides) – Ce 3 mai, IV° Dimanche de Pâques et Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, Le Pape Benoît XVI a célébré la Sainte Messe dans la Basilique Saint-Pierre et a ordonné 19 prêtres du Diocèse de Rome. Dans l’homélie, le Saint-Père a commenté les lectures de la liturgie de ce Dimanche.

Le passage tiré des Actes des Apôtres (4, 11-12) manifeste la singulière « homonymie » entre Pierre et Jésus : « Pierre, qui a reçu son nouveau, nom de Jésus lui-même, déclare ici que c’est Lui, Jésus, ‘la pierre’. En effet, le seul et unique véritable Rocher est Jésus. Le seul Nom qui sauve est le sien. L’Apôtre, et donc le prêtre, reçoit son propre ‘nom’, c’es-à-dire sa propre identité, du Christ. Tout ce qu’il fait, il le fait en Son Nom… Mais la référence à ce que chante le psaume est elle aussi essentielle : ‘la pierre rejetée par les constructeurs est devenue la pierre d’angle’ (Psaume 117|118], 22). Jésus a été ‘rejeté’, mais le Père a eu une prédilection pour lui et l’a placé comme fondement du Temple de la Nouvelle Alliance. Ainsi, l’Apôtre tout comme le prêtre, fait, à son tour, l’expérience de la croix, et c’est seulement par elle qu’il devient vraiment utile pour la construction de l’Eglise. Dieu aime construire son Eglise avec des personnes qui, en suivant Jésus, mettent toute leur propre confiance en Dieu, comme le déclare ce même Psaume ».

« Il revient au disciple, souligne le Saint-Père, le même sort que le Maître, ce qui, en dernière instance, est le sort écrit dans la volonté même de Dieu Père !... Jésus a expérimenté en lui le refus de Dieu de la part du monde, l’incompréhension, l’indifférence, comment on a défiguré en lui le visage de Dieu. Et Jésus a passé le ‘relais »’ à ses disciples… C’est pourquoi le disciple, et tout spécialement l’apôtre, ressent la même joie que Jésus, de connaître le Nom et le Visage du Père, et il partage aussi sa propre souffrance, de voir que Dieu n’est pas connu, que son amour n’est pas payé de retour… C’est vrai, et nous, prêtres, nous en faisons l’expérience : le ‘monde’, au sens où l’entend Jean, ne comprend pas le chrétien, il ne comprend pas les ministres de l’Evangile. Un peu parce que, de fait, il ne connaît pas Dieu, et un peu parce qu’il ne veut pas le connaître. Le monde ne veut pas connaître Dieu et écouter ses ministres, parce que cela le mettrait en crise ».

« Ce ‘monde’, toujours au sens évangélique, a poursuivi le Saint-Père, s’attaque aussi à l’Eglise, en contaminant ses membres et même les ministres ordonnés. Le ‘monde’ est une mentalité, une manière de penser et de vivre qui peut polluer même l’Eglise, et de fait, il la pollue, et cela demande donc une vigilance et une purification constantes… Nous sommes ‘dans’ le monde et nous risquons aussi d’être ‘du’ monde. Et de fait, nous le sommes parfois. Pour cela, Jésus, à la fin n’a pas prié pour le monde, mais pour ses disciples, pour que le Père les garde du Malin, et pour qu’ils soient libérés et différents du monde, tout en vivant dans le monde ».

Puis le Saint-Père a rappelé l’Evangile du Bon Pasteur où Jésus déclare : « Je donne ma vie pour mes brebis » (cf. Jean 10, 15.17.18). « Devenir prêtres, dans l’Eglise, veut dire entrer dans de don fait de lui-même par le Christ, par le Sacrement de l’Ordre, et y entrer de tout son propre être. Jésus a donné sa vie pour tous, mais, de manière particulière, il s’est consacré pour ceux que le Père lui avait donnés, pour qu’ils soient consacrés dans la vérité, c’est-à-dire en Lui, et qu’ils puissent parler et agir en son Nom, Le représenter, prolonger ses gestes salvifiques : rompre le Pain de la Vie et remettre les péchés. Ainsi, le Bon Pasteur a offert sa vie pour toutes les brebis, mais il l’a donnée et il la donne de manière spéciale à celles que Lui-même… a appelées à Le suivre dans la voie du service pastoral ».

Le Saint-Père a consacré la dernière partie de son homélie à un thème qui, d’après ses propres paroles lui « tient particulièrement à cœur : la prière et son lien avec le service ». Après avoir rappelé la vocation particulière des prêtres à l’égard de la prière – « nous sommes appelés à ‘demeurer’ dans le Christ, et cela se réalise particulièrement dans la prière » -, le Saint-Père a déclaré : « Notre ministère est totalement lié à ce fait de ‘demeurer’ qui équivaut au fait de prier, et dont découle son efficacité… La Célébration Eucharistique est l’acte de prière le plus grand et le plus élevé, et constitue le centre et la source dont toutes les autres formes reçoivent elles aussi la ’sève’ : la Liturgie des heures, l’Adoration Eucharistique, la ‘Lectio Divina’, le Saint Rosaire, la Méditation… Le prêtre qui prie beaucoup, et qui prie bien, est progressivement exproprié de soi et est toujours plus uni à Jésus Bon Pasteur et Serviteur de ses frères… Ainsi, la vie même du Christ, Agneau et Pasteur, est communiquée à tout le troupeau, par l’intermédiaire des ministres consacrés ».

Le Saint-Père a conclu son homélie en demandant l’intercession, pour les futurs prêtres, des Saints Apôtres Pierre et Paul et de Saint Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars, sous le patronage de qui est placé la prochaine Année Sacerdotale, et la Très Sainte Vierge : « A l’école de la Vierge, soyez toujours des hommes de prière et de service, pour devenir, dans l’exercice fidèle de votre ministère, des prêtres saints selon le Cœur de Dieu ».

(Agence Fides, 4 mai 2009)

24.02.2009

Benoît XVI dénonce des polémiques destructrices qui caricaturent l’Eglise

ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Dans une longue méditation sur la liberté, Benoît XVI a dénoncé « des polémiques » qui naissent par une « arrogance intellectuelle » et qui caricaturent l'Eglise.

 

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Comme chaque année, le pape a rendu visite, le 20 février en fin de journée, au Séminaire majeur romain. Après avoir prié devant l'image de la Vierge de la Confiance, le pape a rencontré la communauté du séminaire. Il a proposé une lectio divina sur un passage de la Lettre de saint Paul aux Galates (5, 13-16).

Devant les séminaristes, le pape a cité saint Paul :

« Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres... vivez sous la conduite de l'Esprit de Dieu ».

Saint Paul « montre ainsi des polémiques qui naissent là où la foi dégénère en intellectualisme et où l'humilité est substituée par l'arrogance de se sentir meilleurs que l'autre », a affirmé le pape.

« Nous voyons bien qu'aujourd'hui encore il y a des choses similaires où, au lieu de s'insérer dans la communion avec le Christ, dans le corps du Christ qui est l'Eglise, chacun veut être supérieur à l'autre et par une arrogance intellectuelle, veut faire croire qu'il serait meilleur », a poursuivi Benoît XVI. « Et c'est ainsi que naissent des polémiques qui sont destructrices, c'est ainsi que naît une caricature de l'Eglise qui devrait être une seule âme et un seul cœur ».

Pour le pape, « nous devons trouver un motif d'examen de conscience dans cet avertissement de saint Paul : ne pas penser être supérieurs à l'autre, mais nous trouver dans l'humilité du Christ, nous trouver dans l'humilité de la Vierge, entrer dans l'obéissance de la foi ». « C'est ainsi que le grand espace de la vérité et de la liberté dans l'amour s'ouvre vraiment à nous », a-t-il ajouté.

Dans sa méditation sur la liberté, le pape a rappelé qu'« il n'y a pas de liberté contre l'autre ». « Si je m'absolutise, je deviens ennemi de l'autre, nous ne pouvons plus vivre ensemble et toute la vie devient cruauté, devient un échec », a-t-il estimé. « Seule une liberté partagée est une liberté humaine ; en étant ensemble nous pouvons entrer dans la symphonie de la liberté ».

Tout en rappelant que la liberté avait toujours été « le grand rêve de l'humanité » et cela « particulièrement à l'époque moderne », Benoît XVI a expliqué que, paradoxalement, elle se réalise « dans le service ». « Nous devenons libres si nous nous mettons au service les uns des autres », a poursuivi le pape. « Nous sommes des êtres de relation et ce n'est qu'en acceptant » cela « que nous entrons dans la vérité ». « Autrement, nous entrons dans le mensonge et finalement, nous nous détruisons », a-t-il ajouté.

Marine Soreau