«La communication en temps de crise», c’est le thème qui était au centre de la rencontre annuelle des attachés de presse et porte-parole des Conférences épiscopales d’Europe. Une rencontre organisée en Slovaquie à Bratislava et à Nitra du 16 au 19 juin par le CCEE, le Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe sur l’invitation de Mgr Stanislav Zvolenský (photo), Archevêque de Bratislava et Président de la Conférence épiscopale de Slovaquie.
L’occasion pour les participants de réfléchir ensemble aux aspects médiatiques de la question actuelle et douloureuse des abus sur les mineurs commis par le clergé.
Nous en parlons avec Jacques Carton, du service information et communication de la conférence des évêques de France qui a participé aux débats. Il est interrogé par Hélène Destombes (Radio Vatican): >>
C’est la fin d’un conflit vieux de 17 ans concernant la Cathédrale Saint Guy de Prague (photo). Le président Vaclav Klaus et l’archevêque de Prague, Mgr Dominik Dukas, ont signé ce lundi une déclaration dans laquelle l’Église renonce à récupérer l’édifice.
L’année dernière, la Cour suprême de la République tchèque avait confirmé que la cathédrale était possession de l’État. Le prédécesseur de Mgr Dukas, le cardinal Miloslav Vlk, avait alors affirmé que les décisions de la justice constituaient une violation de la Constitution.
L’accord signé le 24 mai, juste après l’entrée en fonction du nouvel archevêque de Prague, met donc un terme à la bataille juridique.
Le frère Benedikt Mohelnik (photo), provincial des dominicains en République tchèque évoque un accord historique. Écoutez son témoignage: >>
Le président Klaus évoque quant à lui la fin d’une période de querelles qui ont "pesé longtemps et de façon improductive" sur les relations entre l’État et l’Église. A l’avenir, a-t-il déclaré tous deux vont porter ensemble la responsabilité de la cathédrale "en tant que symbole national". L’Église utilisera la cathédrale pour ses tâches pastorales et l’État lui en garantira la primauté.
La controverse autour de la possession de la Cathédrale de Prague a été relancée en 1993 lors de la séparation de la Tchécoslovaquie en deux pays, la République tchèque et la Slovaquie. L’Église catholique avait alors affirmé être propriétaire légitime du Dôme Saint Guy, « nationalisé » dans les années 1950 par le pouvoir communiste.
Union Européenne : un avortement toutes les 25 secondes en 2007
Statistiques de l’Institut pour la politique familiale
ROME, Mardi 8 septembre 2009 (ZENIT.org) - Dans l'Union Européenne, en 2007, on a enregistré plus d'1.200.000 avortements, équivalents à un avortement toutes les 25 secondes, indique l'agence vaticane Fides qui cite l'Institut pour la politique familiale.
Ces dix dernières années, plus de 13 millions d'enfants ont été ‘éliminés' par cette pratique. Selon le président de l'Institut pour la Politique familiale (IPF), il s'agit d'une des causes de baisse démographique européenne. L'Espagne est le pays qui enregistre la plus grande augmentation des cas avec 126% (62.560 avortements en plus) ces dix dernières années, équivalents à un avortement toutes les 4,7 minutes. Dans des pays comme l'Allemagne ou l'Italie le nombre d'avortements a baissé.
C'est comme si on perdait l'équivalent de la somme de la population du Luxembourg et de Malte, ou de toute la population de l'Estonie, de Chypre, et de la Slovénie. Selon certaines données examinées par l'IPF, une grossesse sur 5 (19%) s'achève par un avortement. Plus de 176.000 avortements (un sur sept) soit 14,2 % du total des avortements concernent des adolescentes de moins de 20 ans.
L'IPF, citant des données EUROSTAT et de sources nationales, soutient que dans la décennie 1997-2007 les cas ont augmenté de façon vertigineuse : 62.560 en Espagne, 7.481 au Royaume Uni, 7.939 en France, 5.917 en Hollande, 5.772 en Suisse, 4.430 en Belgique, 3.282 en Grèce, 295 en Finlande.
Toujours dans la même période, on compte: -2.168 cas au Danemark, -2.832 en Pologne, -4.000 en Slovaquie, -4.533 en Slovénie, -7.742 en Estonie, -9.954 en Lettonie, -13.084 en Lituanie, -13.604 en Italie, -14.019 en Allemagne, -19.608 en République Tchèque, -30.694 en Hongrie, -50.302 en Bulgarie. Entre 1997 et 2006 en Roumanie, ont été enregistrés -196.880.
En pourcentage, dans la décennie 1997-2007 les avortements enregistrés correspondent à 6,19% en Espagne, 36,12 en Belgique, 26,40 en Hollande, 25,53 en Grèce, 18,36 en Suède, 14,32 au Royaume-Uni, 3,93 en France, 2,88 en Finlande, -9,71 en Italie, -10,71 en Allemagne,-12,64 au Danemark, -17,92 en Slovaquie, -41,16 en Hongrie, -43,55 en République Tchèque, -45,73 en Lettonie, -46,60 en Estonie, -46,69 en Slovénie. Entre 1997 et 2006 -56,72 avortements ont été enregistrés en Roumanie, -57,23 en Bulgarie, -57,69 en Lituanie, -89,31 en Pologne.
Rentrée des classes : Invoquez les dons du Saint Esprit !
Benoît XVI s’adresse aux jeunes
ROME, Mercredi 2 septembre 2009 (ZENIT.org) - A l'occasion de la rentrée des classes, le pape Benoît XVI a invité à invoquer les dons du Saint-Esprit, surtout le don de sagesse.
Le pape a évoqué la rentrée scolaire dans son message en slovaque à l'issue de l'audience de ce mercredi, au Vatican.
Il a salué les pèlerins de Slovaquie, spécialement les jeunes, et notamment de Bratislava et Nitra, en disant :
« Frères et soeurs, chers jeunes, ces jours-ci commence la nouvelle année scolaire. Implorons du Saint-Esprit ses précieux dons, spécialement la sagesse véritable Avec ce souhait, je vous bénis. Loué soit Jésus Christ ».
En italien, le pape a également demandé aux jeunes, mais aussi aux malades et aux jeunes mariés, de se nourrir de la Parole de Dieu.
« Je vous invite, chers jeunes, à accueillir et à vivre la Parole du Seigneur avec le courage et l'imagination qui caractérisent votre âge », a demandé le pape.
Aux malades, il a adressé cette salutation :
« Je vous encourage, chers malades, à conserver dans votre coeur les enseignements évangéliques pour en tirer force, sérénité, et soutien dans l'épreuve de la souffrance ».
Enfin, aux jeunes mariés, le pape a dit :
« Je vous souhaite, chers jeunes mariés, d'entreprendre avec une fidélité généreuse l'itinéraire suggéré par le Fils de Dieu afin que votre nouvelle famille soit édifiée sur le roc solide de sa Parole ».
EUROPE/ESPAGNE - Madrid, capitale de l’Alliance de Civilisation pour défendre le droit à la vie: 700 associations du monde entier, en représentation de 20 millions de personnes, ont adhéré à la Marche pour la vie
Madrid (Agence Fides) - Madrid s’est transformée hier en la capitale de l’Alliance de Civilisation pour défendre la vie. C’est ce qu’affirme l’Institut de politique familiale, en marge des Marches pour le Droit à la vie qui ont été effectuées dimanche dans plusieurs villes d’Espagne, soutenues par près de 700 associations du monde entier, en représentation de plus de 20.000 personnes. La France, l’Allemagne, la Suisse, la Norvège, Malte, le Royaume-Uni, le Portugal, la Slovaquie, la Hongrie, les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, la Colombie, l’Argentine, le Pérou et le Brésil sont quelques-uns des pays dont les sociétés civiles ont soutenu l’initiative de l’Espagne pour défendre les droits des enfants pendant la période prénatale.
Parmi les associations qui ont déclaré leur soutien à l’initiative, on distingue : la Fédération AIC, qui regroupe 53 associations présentes en Afrique, en Amérique Latine, en Asie, en Europe et aux Etats-Unis ; Réseau Familial, qui représente plus de 500 associations dans toute l’Amérique Latine ; les associations nord-américaines C-FAM, United Famiglie Internazionale, Internazionale Organization Research Group, Alliance Defence Fund, Concerned Women of America et l’Internazionale Organization Law Group ; ainsi que l’Association hongroise des familles nombreuses, Gift of Life di Malta, la Confédération portugaise des familles, l’association britannique Society for the Protection of the Unborn Children, la Section allemande des familles, et le Forum Zivota (Forum pour la vie, avec 30 ONG en République Slovaque).
« Le gouvernement ne peut tourner le dos à cette clameur, pas seulement espagnole, mais mondiale, pour défendre le droit de vivre »,
a déclaré Lola Velarde, présidente du Réseau européen de l’Institut de politique familiale.
« La protection des droits de l’enfant en période prénatale est une valeur partagée dans toutes les civilisations, et engendre une alliance authentique. C’est ce que montre justement le soutien apporté par des associations de nombreux pays aux marches effectuées dimanche en Espagne »,
a ajouté Mme Velarde.
« Ces manifestations représentent le début d’un ensemble de mobilisations dans toute l’Espagne, qui montreront le refus social de cette proposition de loi régressive pour les droits de la femme et de l’enfant »,
a poursuivi Lola Velarde.
La Marche pour la vie, qui avait pour thème : « Le droit de mourir n’existe pas, c’est le droit de vivre qui existe », a réuni plus d’un demi million de citoyens tout au long du trajet dans le centre de Madrid, dépassant largement les prévisions des organisateurs. Cette manifestation a été accompagnée de 87 autres rassemblements dans d’autres villes de la nation entière.
Parmi les intervenants, Paloma de Cendra, membre du Comité d’experts du droit de vivre (DAV), psychologue des couples et des familles, et experte des crises de grossesse et syndromes post-avortement ; Ignacio Arsuaga, président de HazteOir.org, et le Dr Gádor Joya, porte-parole national de Droit de vivre (DAV) et chargé de la lecture du Manifeste pour la vie, lu presque en même temps devant les mairies de toute la région espagnole.
Comme l’a dénoncé Paloma de Cendra,
« l’avortement ne tue pas seulement les enfants, il détruit les mères, les familles, les sociétés entières, il détruit les consciences ». En particulier, « l’avortement a deux victimes principales : l’enfant et sa mère ». «
Ce n’est pas vrai que cette loi défend le droit des femmes. Ce n’est pas vrai que cette loi cherche ce qu’il y a de meilleur pour eux. L’avortement va contre la femme. Il ne représente pas une solution mais un problème. Le vrai problème. Il ne facilite pas la vie. Il la transforme en un calvaire”,
a-t-elle ajouté.
Au terme de la manifestation, le Dr Gádor Joya a lu le “Manifeste de la marche pour la vie”, qui souligne avant tout
« l’évidence scientifique que dès le moment de la fécondation il existe une vie humaine digne d’être respectée et protégée », et met en relief le fait que « l’avortement suppose la mort violente d’un être humain et est un drame terrible pour la femme qui souffre ».
« Avec l’avortement libre, le nombre de morts d’enfants augmenterait presque du double” ainsi que celui des femmes victimes des “dommages physiques et psychologiques déjà connus que l’avortement provoque en eux”,
poursuit le texte du manifeste, qui en exigeant que “nos lois protègent le droit de vivre” et que « le droit à l’objection de conscience du personnel médical soit respecté », finit en exprimant l’opposition « à une nouvelle loi de l’avortement qui n’apportera que des morts supplémentaires et une souffrance supplémentaire pour des milliers de femmes ».