16.07.2008

Vénézuéla: "Renouvelons notre esprit et notre cœur"

AMERIQUE/VENEZUELA - Les catholiques vénézuéliens invités à une profonde conversion et au renouvellement spirituel à la lumière du Concile plénier du Venezuela et du message d’Aparecida

 

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Caracas (Agence Fides)- « Avec l’appel à la Mission continentale que nous a lancé la Ve Conférence générale de l’Episcopat latino-américain et des Caraïbes, et motivés par notre Concile plénier, nous invitons toute notre Eglise à se laisser guider par l’Esprit Saint dans une nouvelle Pentecôte, enflammés par la nouvelle ardeur apostolique et missionnaire que nous demandait le Pape Jean-Paul II, pour le renouveau spirituel et la transformation de notre Patrie ».

C’est l’exhortation que les évêques du Venezuela adressent à tout le peuple catholique, l’invitant à un vrai renouvellement spirituel, à travers un document de spiritualité publié au terme de leur Assemblée plénière et qui a pour titre « Renouvelons notre esprit et notre cœur ». Le texte s’inspire des directives pastorales du Concile plénier du Venezuela, qui a eu lieu l’année dernière, et du Document final d’Aparecida.

En premier lieu, les évêques signalent quelques fruits récents de conversion, de solidarité et de réconciliation, tels qu’une meilleure connaissance de la Parole de Dieu et un plus grand amour de cette Parole ; un renouvellement de la catéchèse et de la façon dont est vécue la liturgie ; un renforcement de l’unité dans l’Eglise ; une plus grande adhésion des expressions de religiosité populaire à la piété eucharistique et mariale. Cependant il existe encore de graves défauts moraux dans les domaines social, familial et économique, qui se reflètent sur plusieurs de ces formes, et qui touchent les enfants de l’Eglise : relativisme éthique, tendance à la sécularisation, diminution de la pratique religieuse et de la célébration des sacrements, augmentation des sectes, développement d’idéologies et de nouveaux courants spiritualistes : new age, spiritisme, sorcellerie, ésotérisme, sans compter le climat de violence qui règne dans le pays, qui atteint la paix morale et spirituelle de la société.

C’est pourquoi les évêques proposent de vivre une authentique spiritualité chrétienne, qui naît de la rencontre personnelle avec Jésus-Christ et qui est communion avec Dieu et avec nos frères. Ils présentent donc quelques propositions, parmi les quels l’invitation à tous les opérateurs pastoraux « de se former dans la spiritualité de communion avec Dieu et avec leurs frères, cultivant dans les familles, dans les communautés et dans les paroisses, la vie de prière, le dialogue fraternel et la participation à la vie communautaire ». Ils demandent en outre aux prêtres de proposer aux fidèles la Parole de Dieu « comme don du Père pour la rencontre avec Jésus-Christ vivant ». Aux communautés ils recommandent qu’elles soient « d’authentiques écoles de prières ». Pour cela elles doivent « intensifier le culte eucharistique et la prière de la Liturgie des Heures, et considérer la participation dominicale et des jours de fête comme une forme de prière avec la Parole de Dieu et d’union à la prière de toute l’Eglise ». Ils demandent aussi aux prêtres et aux opérateurs pastoraux d’encourager le peuple de Dieu à ce que le dimanche soit vécu comme « le jour spécial de la foi, fête chrétienne primordiale et commémoration hebdomadaire de Pâques », en stimulant la participation des fidèles. Toujours aux prêtres, comme ministres du Sacrement de la Réconciliation, ils demandent « de proposer avec générosité aux fidèles la pratique de ce sacrement, source unique du pardon et de la grâce, affrontant de cette façon la crise du péché ». Qu’ils favorisent aussi, à côté de la confession, la direction spirituelle, qui « est un moyen efficace pour la croissance et l’éducation du croyant ».

Un autre point recommandé par les évêques est la pratique pénitentielle de l’Eglise, laquelle « orientée à la suite du Christ, exige un renoncement et un effort constant ». A ce propos ils invitent les fidèles « à vivre l’esprit de pénitence, notamment dans les temps et les jours de pénitence indiqués par l’Eglise pendant l’année liturgique, et les pratiques du jeûne et de l’abstinence, en partageant notre pain avec les pauvres et en participant activement à des organismes humanitaires, à des organisations non gouvernementales et à des campagnes de solidarité ».

Les évêques s’engagent en outre à promouvoir les communautés ecclésiales de base, les regroupements de jeunes, les cercles bibliques, les groupes de dialogue et « tout ce qui favorise la croissance spirituelle et la piété du Pays de Dieu ». Ils recommandent aux familles de réciter ensemble le chapelet, la prière de bénédiction avant les repas, d’invoquer la présence du Seigneur dans les moments solennels de la vie de ses membres, de sanctifier le travail et l’offrande quotidienne.

« En ce moment de grâce pour le Venezuela, une République consacrée au Saint-Sacrement, nous remettons entre les mains de Jésus-Christ les personnes, les institutions et la nation entière, et nous recommandons le renouvellement moral et spirituel de notre patrie à l’intercession de notre Mère la Vierge Marie qui dès le début a accompagné la foi de notre pays, en réaffirmant son identité catholique »,

terminent les évêques.

(Agence Fides 14/7/2008)

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10.07.2008

Vénézuéla: définir le profil du prêtre dont a besoin l’évangélisation

AMERIQUE/VENEZUELA - Lors de l’Assemblée ordinaire les évêques analyseront la situation actuelle du clergé vénézuélien, “pour définir le profil du prêtre dont a besoin l’évangélisation renouvelée et profonde du pays”

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Caracas (Agence Fides) - Mgr Ubaldo R. Santana Sequera (voir photo), archevêque de Maracaibo et président de la Conférence épiscopale du Venezuela, a ouvert hier, 7 juillet, la 90e Assemblée Ordinaire de la Conférence épiscopale par un discours dans lequel il a rappelé certains des thèmes qui seront soumis à l’attention des évêques.

L’archevêque a rappelé en premier lieu la naissance d’un nouveau groupe religieux dénommé “Eglise catholique réformée”, en réaffirmant que
“l’Eglise catholique à laquelle appartient la grande majorité du pays vénézuélien, ne s’est pas divisée. L’Eglise catholique, réunie et nourrie par la Parole et l’eucharistie, existe et se manifeste seulement dans les archidiocèses, dans les diocèses et les vicariats dans une communion entre eux et l’évêque de Rome”.
A ce sujet, à travers l’Assemblée épiscopale les évêques manifestent leur pleine communion ecclésiale avec Sa Sainteté Benoît XVI, et ils expriment
“avec joie notre adhésion obéissante à sa personne et à son Ministère”.
Puis ils invitent tous les catholiques
“ à donner raison de notre espérance à quiconque nous la demande et à venir à la rencontre, avec respect mais fermeté, de tous ceux qui prétendent semer la confusion et la division”.
Au cours des travaux, sont prévus deux jours de réunion commune avec la Confédération vénézuélienne des religieux et des religieuses durant laquelle sera abordée la Mission Continentale, et la question de l’éducation dans le pays, en rappelant et en appuyant les initiatives et les actions promues par les écoles privées, dont de nombreuses sont catholiques, pour manifester leur désaccord par rapport au décisions des instances éducatives officielles
“qui mettent en danger la qualité et l’existence même d’un service public aussi important”.
De plus, le évêques étudieront et approuveront différents documents lors de l’Assemblée : un Message à l’occasion des quarante ans du document de conclusion de Medellin (1968-2008) ; une Lettre pastorale collective sur la Spiritualité renouvelée pour inspirer le peuple chrétien à l’édification de l’Eglise et une Lettre pastorale collective pour lancer le Projet Pastoral “Eglise solidaire”. De plus deux projets seront étudiés : la dénommée Commission pastorale pour les Instances pour la Communion et l’Institut National pour la Pastorale. Tous les deux constituent
“deux instruments opérationnels d’importance fondamentale pour favoriser la spiritualité de communion et de mission, développer des programmes permanents de formation pour tous les membres du peuple de Dieu, renouveler les instances actuelles et les organismes pastoraux, encourager la naissance de nouvelles instances de communion, favoriser la communion chrétienne des biens et favoriser une pastorale d’ensemble, organique, planifiée et participative”.
Les évêques traiteront également de la pastorale sacerdotale afin d’
“analyser à fond la situation actuelle du clergé vénézuélien, définir le profil du prêtre dont a besoin l’évangélisation renouvelée et profonde du pays et préciser les critères d’organisation à donner aux séminaires et aux centres de formation permanente pour réussir à compter sur un nombre suffisant de prêtres saints et qualifiés à moyen terme ”.
Le président de la Conférence épiscopale s’est également dit satisfait, au nom de tous, de la libération des otages de la Colombie, et a cependant exprimé sa préoccupation profonde concernant
“le climat de violence et d’insécurité incontrôlée qui envahit le corps social et politique du Venezuela sans que l’on voit des actions concrètes pour le rejeter jusqu’à présent”.
Il a conclu son discours en rappelant à tous les fidèles que les évêques avancent ensemble à leur côté
“non comme activistes, ni comme acteurs politiques, ni comme de simples agents humanitaires mais au contraire au nom de Jésus-Christ, comme des maîtres de la foi, comme des sanctificateurs et des serviteurs de la charité ; conscients de notre mission religieuse et évangélisatrice”.
(Agence Fides 8/7/2008)
 
 

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28.12.2007

Triste anniversaire: amère pillule

La Presse rappelle aujourd'hui l'anniversaire de la loi Neuwirth sur la contraception en France, votée le 28 décembre 1967.

Unknown

A cette occasion,  quelques chiffres sont mis en avant :

Aujourd'hui, les Françaises sont les premières consommatrices au monde de pilule et de stérilet.

Parmi les femmes nées en 1960, 40,1% ont eu deux enfants, 21,9% trois enfants, 17,9% un enfant, 9,7% quatre enfants ou plus, 10,4% n'ont pas eu d'enfant.

Le journal Le Monde constate que l'utilisation de la contraception a occasionné la mise en place d'un standard familial : 2 enfants, avec un espace de 3 ans entre les deux naissances.

Selon l'enquête Cocon conduite par l'Inserm et l'Ined, près de deux grossesses non prévues sur trois surviennent chez des femmes sous contraception et 23% des avortements concernent des femmes qui prennent la pilule.

Pourtant, selon la même étude,  211 000 avortements sont encore pratiqués chaque année dont 13 400 concernent des jeunes filles mineures, pour 768 000 naissances.

© genethique.org
 

20:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soceite, morale, famille | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |