22.01.2011

Al-Azhar : le Vatican opte pour la prudence et la poursuite du dialogue

al ahzar.JPGLa nouvelle est tombée en milieu de matinée. Le conseil de l’académie de recherche islamique de l’université Al Azhar, la plus haute institution de l'islam sunnite dont le siège est au Caire, a décidé de geler sine die son dialogue avec le Vatican. La décision a été prise au terme d’une réunion extraordinaire. Une réaction aux appels répétés de Benoît XVI sur la nécessaire protection des minorités chrétiennes au Moyen-Orient.

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20.01.2011

Vatican-Al-Azhar : premières précisions du Père Lombardi

Al-Azhar.jpgLes agences de presse font état d’un communiqué de l’Académie Al Azhar du Caire qui aurait décidé de suspendre sine die le dialogue avec le Vatican en raison des récentes déclarations du Pape au sujet de la situation des chrétiens au Moyen-Orient. A ce propos, le directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège indique que le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux est en train de recueillir les informations nécessaires pour une compréhension adéquate de la situation. Le Père Lombardi précise que de toute manière la ligne d’ouverture et la volonté de dialogue du Conseil demeurent inchangées.

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01.03.2010

L’Irak miné par les divisions communautaires

Dans une semaine les Irakiens se rendent aux urnes. Dix-neuf millions d’électeurs doivent pourvoir les 325 sièges du parlement. La campagne a commencé dans un climat tendu.

Cinq- cents candidats accusés d’avoir appartenu à l’ancien parti Baas, celui au pouvoir du temps de Saddam Hussein, ont été rayés des listes par le Comité pour la responsabilité et la justice, dirigé par des chiites. Or les candidats dits baasistes, sont majoritairement sunnites. Seuls vingt-huit d’entre eux ont été réintégrés et pourront concourir.

 

Gérard Chaliand
Gérard Chaliand Crédits photo : Michel DELLUC/EXPANSION-REA


Gérard Chaliand, spécialiste des conflits armés et de géopolitique, nous présente un tour d’horizon des tensions communautaires qui minent l’Irak à quelques jours d’une élection qui décidera du sort du pays pour les quatre prochaines années: >>

Propos recueillis par Thomas Chabolle (Radio Vatican).

24.11.2009

Liban: bientôt la fin du confessionnalisme?

À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le président libanais Michel Sleimane a appelé à créer un comité chargé d’étudier l’abolition du système du confessionnalisme qui régit la vie politique et sociale du pays depuis son indépendance. Les chrétiens maronites, les musulmans chiites et les musulmans sunnites constituent les trois communautés les plus importantes sur le plan démographique.

 

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/spip/IMG/jpg/PROCHEORIENT-Liban-04-01.jpg


Le pouvoir politique est partagé entre elles, ce qui entraîne toujours de subtiles marchandages au moment des élections et de la formation du gouvernement. Le président du Parlement, Nabih Berri, a de nouveau proposé récemment la mise en place d'un comité chargé d'abolir le confessionnalisme politique, une requête défendue par les chiites, qui constituent la plus importante des dix-sept communautés confessionnelles du Liban. De leur côté, les chrétiens veulent que les expatriés – en majorité chrétiens – obtiennent le droit de vote.


Le débat est donc relancé pour laïciser le Liban, mais pour le cardinal Nasrallah Sfeir, patriarche de l’Église maronite, le problème ne doit pas être pris dans ce sens: >>
 

Propos recueillis par Xavier Sartre sur Radio Vatican


La fin du confessionnalisme néfaste pour les chrétiens?


Le confessionnalisme politique est un trait caractéristique du Liban depuis 1943, date de son indépendance. Ce système complexe qui permet aux dix-sept communautés religieuses du pays d’être représentées politiquement, est pourtant l’objet de critiques. Lors du 66e anniversaire de l’indépendance, dimanche, le président Michel Sleimane a appelé à sa suppression en formant un comité national chargé d’étudier son abolition. Le chef de l’État, un chrétien, a reçu le soutien sur cette question épineuse de l’opposition chiite.


La disparition du confessionnalisme politique représenterait une réforme radicale pour le Liban et poserait d’inévitables problèmes dans la gestion du pays. Mais cette idée pourrait se révéler finalement néfaste pour les chrétiens libanais. C’est l’avis d’Annie Laurent, spécialiste du Liban: >>


Propos recueillis par Thomas Chabolle (Radio Vatican).