28.03.2012

Urgence humanitaire au Sahel : 12 millions de personnes menacées

sahel.jpegLes agences Caritas du « groupe de travail sur le Sahel », réunis à Bamako au Mali ne cachent pas leur inquiétude : une nouvelle catastrophe humanitaire couve dans les pays du Sahel.

Benoît XVI avait déjà appelé à la mobilisation de la communauté internationale. La Caritas se fait aujourd’hui l’écho de cette sollicitation. L’heure est à l’action et à l’intensification des aides en faveur des populations du Sahel. Douze millions de personnes y seraient actuellement menacées, un chiffre qui pourrait bien doubler en cas d’absences de mesures immédiates et efficaces.

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06.09.2010

Un réalisateur tchadien primé à la Mostra de Venise

mostra-del-cinema-di-venezia.jpgLe cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise a remis ce lundi à Mahamat Saleh Haroun, réalisateur tchadien, le prix Robert Bresson. Ce prix distingue les cinéastes qui proposent dans leurs œuvres un témoignage significatif de la recherche du sens spirituel de la vie.

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04.08.2010

Les Églises africaines doivent se prendre en charge. Entretien.

Les Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar ont achevé leur XV° assemblée plénière à Accra, au Ghana. Les débats ont porté notamment sur l’autonomie de l’Église en Afrique. Les participants ont réaffirmé leur fidélité au Pape et ont adopté une série de résolutions. 

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20.08.2009

Les humanitaires à l'honneur: entretien avec Jacky Mamou

Le 19 août est désormais classé journée mondiale de l’aide humanitaire. Les Nations Unies ont voulu rendre hommage aux travailleurs humanitaires qui ont perdu leur vie en assistant des populations. Une date qui n’est pas un hasard, puisque le 19 août 2003, 22 membres des Nations Unies, dont le chef du bureau irakien de l'organisation Sergio Vieira de Mello, ont trouvé la mort dans un attentat à Bagdad…

 

Une spécialiste des affaires humanitaires de la Mission intégrée des Nations Unies pour le Timor-Leste discute avec le chef d’un camp pour personnes déplacées, de l’acheminement de l’aide humanitaire.

Une spécialiste des affaires humanitaires de la Mission intégrée des Nations Unies pour le Timor-Leste discute avec le chef d’un camp pour personnes déplacées, de l’acheminement de l’aide humanitaire.

Photo ONU/ Martine Perret, 2 avril 2009


Des victimes qui symbolisent une nouvelle réalité de terrain: la violence, de plus en plus meurtrière, des besoins qui ne cessent d’augmenter, des désastres climatiques exponentiels, une criminalité rampante et impunie. 2008 a atteint des records en terme de violences avec 260 travailleurs humanitaires victimes d'enlèvements et attaques, dont 122 ont trouvé la mort.


Souvent perçus comme des agents occidentaux, les humanitaires sont même devenus des cibles dans les pays à fort taux de kidnapping. Les pays les plus dangereux sont le Soudan, le Tchad, l'Afghanistan, le Pakistan et surtout la Somalie.


Jacky Mamou, président du collectif Urgence Darfour et ancien président de Médecins du Monde, revient sur le sens de cette initiative.

Cliquer ici pour écouter sur Radio Vatican: >>


Face à cette inquiétante évolution, Caritas Internationalis souhaite mettre l'accent sur les grands principes de base de l'aide humanitaire : l'impartialité (une aide basée sur des besoins réels, sans distinction de race, de religion ou de conviction politique), la neutralité (ne pas prendre parti dans les hostilités), l'humanité (tout être humain doit être traité humainement dans le respect de l'individu) et l'indépendance (définir et mettre en oeuvre ses propres politiques, indépendamment des politiques ou des actions gouvernementales).


 « En Afghanistan tout comme au Zimbabwe, en Géorgie, à Gaza, au Sri Lanka ou au Soudan, nous avons constaté que le libre accès aux zones de conflit ainsi que le respect du travail humanitaire étaient régulièrement bafoués. Or, il s'agit là de conditions essentielles pour pouvoir secourir les victimes de situations d'urgence. Nous demandons donc aux parties en conflit de profiter de cette première Journée Humanitaire Mondiale pour honorer leurs engagements, tels que définis dans la Convention de Genève » déclare Jan Weuts, coordinateur d'urgences de Caritas Internationalis

15.02.2008

Tchad: l'Église catholique engagée dans les opérations humanitaires

AFRIQUE/TCHAD - De nouveaux réfugiés du Darfour arrivent au Tchad; l’Eglise catholique engagée dans les opérations humanitaires

L’inquiétude croît au Tchad à cause des tensions le long de la frontière avec le Soudan et de l’arrivée de nouveaux réfugiés du Darfour, alors que les rebelles qui avaient tenté de renverser le président tchadien Idriss Deby sont rentrés dans leurs bases dans l’Est du pays.
 
Le Tchad accuse Khartoum de soutenir les rebelles : l’offensive contre la capitale tchadienne N’Djamena a aggravé la tension existant entre les deux pays. Le Soudan, qui affirme que le Tchad fournit de l’aide à la guérilla du Darfour, a intensifié les bombardements dans la région de frontière avec le Tchad, tuant 150 personnes et provoquant l’exode d’environ 12.000 nouveaux réfugiés qui maintenant se pressent pour entrer au Tchad.

Le président Idriss a affirmé que le Soudan utilisait les 240.000 réfugiés soudanais au Tchad pour faire pression sur le gouvernement de N’Djamena et a menacé de les expulser si la communauté internationale n’intervenait pas pour les reconduire au Soudan. Dans l’Est du Tchad, en plus des réfugiés soudanais, il y a 180.000 réfugiés internes tchadiens, suite à l’action des rebelles locaux.
 
 http://www.collectifvan.org/images/news/Mar_20070326_01_48_45.jpg
 
Une source de l’Eglise locale, contactée par l’Agence Fides rapporte que
« Dans la région de Mongo il y a 12 camps d’accueil pour les réfugiés du Darfour ».
Le Nonce Apostolique au Tchad en a visité un pour se rendre compte de la situation. Il y a un bon niveau d’assistance garantie par plusieurs organisations internationales et par un groupe ad hoc constitué grâce à la contribution active de l’Eglise catholique locale. Cette organisation travaille dans quatre camps, dont chacun accueille environ 20.000 personnes.
 
Dans les 12 camps de la région de Mongo il y a au Tchad plus de 200.000 réfugiés soudanais : l’Eglise locale contribue donc à assister presque la moitié de ces personnes. Le Saint-Père aussi est proche de ces personnes, non seulement spirituellement mais aussi matériellement, en participant à l’effort humanitaire à travers « Cor Unum ».

Le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) a exprimé son inquiétude quant à l’émergence imprévue d’actes de banditisme dans les camps de réfugiés, qui ont provoqué la mort de plusieurs policiers de garde. Pour protéger les camps humanitaires, une force de sécurité européenne (EUROFOR) est en cours de déploiement dans l’Est du Tchad et dans la République Centrafricaine voisine. Le premier contingent de soldats suédois est arrivé dans le pays africain pour préparer l’arrivée du reste de la force, qui sera constituée de 3.700 militaires, la plupart fournis par la France, qui depuis plus de 20 ans a dans le pays un important dispositif militaire (la force « Epervier »).

Le déploiement d’EUROFOR avait été retardé par l’attaque des rebelles contre N’Djamena, mais maintenant, selon une source de Fides,
« les rebelles craignent l’intervention de la France, qui a accueilli l’invitation du Conseil de sécurité de garantir la sécurité et la stabilité au Tchad, et ils ne semblent pas avoir l’intention de se mettre contre la force de paix européenne ».
« La crise tchadienne est liée à celle que vit le Darfour soudanais et la Centrafrique. Il y a des intérêts internationaux liés au pétrole du Darfour mais aussi du Tchad et du Nord de la République Centrafricaine »,
conclut la source de Fides.
 
(Source : Agence Fides 13/2/2008)
 

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12.01.2008

Darfour: développements préoccupants

AFRIQUE/SOUDAN - Darfour : la force de paix commune ONU/Union africaine commence sa mission entre les attaques et les tensions entre le Soudan et le Tchad

http://www.secours-catholique.asso.fr/photos/normalisees/darfour_4.jpg

Alors que l’attention de la plupart des observateurs et de la presse internationale est concentrée sur la crise kényane, il existe des développements préoccupants dans le Darfour et l’est du Tchad.

Hier, 9 janvier, les Etats Unis ont demandé aux Nations Unies d’appliquer des sanctions contre le Soudan à cause de l'“inacceptable attaque” du 7 janvier de la part des forces soudanaises contre la force de paix commune ONU/Union africaine au Darfour (UNAMID), qui a commencé officiellement sa mission le 1er janvier dans la région occidentale soudanaise. Pendant l’attaque un automobiliste local de l’UNAMID a été blessé. Les Nations Unies ont présenté au gouvernement soudanais une protestation officielle à cause de l’attaque.

Les autorités de Khartoum ont nié que leurs forces soient impliquées dans l’attaque, accusant au contraire les rebelles du Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM) qui recevraient, selon l’ambassadeur soudanais à l’ONU, “un soutien fort de la part du gouvernement tchadien”.

La déclaration du représentant soudanais souligne l’augmentation de la tension entre le Soudan et le Tchad, qui doit faire face à une série de groupes de guérilla qui oeuvrent dans ses régions orientales, frontalières avec le Darfour soudanais. Le gouvernement de N’Djamena affirme que les rebelles tchadiens ont leurs bases au Darfour et accuse les autorités soudanaises de les soutenir, ou du moins, de ne pas bloquer leurs activités.

Dimanche 6 janvier, l’aéronautique tchadienne a bombardé quelques objectifs des rebelles dans les alentours d’El Geneina, chef-lieu du Darfour occidental. Il s’agissait du deuxième raid accompli par l’aviation tchadienne ces deux dernières semaines. Selon le gouvernement soudanais le 28 décembre l'armée tchadienne avait traversé la frontière commune tandis que les avions avaient bombardé les zones du Darfour.

Le 5 janvier, le président du Tchad, Idriss Deby, avait menacé de poursuivre et de toucher les rebelles tchadiens “à l’intérieur du Soudan”, et avait dénoncé à nouveau le “plan de déstabilisation du Tchad” présumé, fomenté par le gouvernement de Khartoum.

Du 26 novembre au 4 décembre on a observé de violents combats entre l’armée tchadienne et les principaux groupes rebelles dans l’est du pays, rendant nul l’accord de paix signé le 25 octobre à Syrte, en Libye. Dans l’est du Tchad et de la République Centrafricaine également, une force de paix est prévue (de l’Union européenne et fortement voulue par la France), mais jusqu’à présent des difficultés d’ordre politique et logistique en ont empêché le déploiement.
 
(Source : Agence Fides)
 

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