22.05.2012

Rencontre des familles à Milan, entretien avec le cardinal Scola

1_0_590112.jpeg« La famille : le travail et la fête (repos) ». C’est le thème de la 7ème rencontre internationale des familles qui se tiendra du 30 mai au 3 juin à Milan, la capitale économique de l’Italie, dans le nord de la péninsule. Une rencontre à laquelle participera le Pape et qui fut présentée ce mardi 22 mai dans la salle de presse du Saint-Siège en présence notamment du cardinal Ennio Antonelli, le président du Conseil pontifical pour la famille ainsi que du cardinal Angelo Scola, l’archevêque de Milan. Pierpaolo Donati, professeur de sociologie à l’université de Bologne, faisait également partie des intervenants. Cette présentation a été l'occasion de rappeler que la famille est encore une ressource aujourd’hui.

Lire la suite

27.03.2012

Devenir prêtre - pourquoi pas ?

 

 

03:14 Écrit par Père Walter dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pretres, temoignages, video, vocations, vocations sacerdotales | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

27.04.2010

Chine: Journée des vocations - ordinations sacerdotales

Les ordinations sacerdotales, le renouvellement des voeux religieux et la prière pour les vocations et pour les victimes du tremblement de terre caractérisent la Journée des vocations en Chine


Zheng Zhou (Agence Fides) – Les ordinations sacerdotales, le renouvellement des voeux religieux, la prière pour les vocations et pour les victimes du tremblement de terre de Yu Shu ont caractérisé hier, dimanche 25 avril, IVe dimanche de Pâques, la célébration de la Journée mondiale de prière pour les vocations dans les différentes communautés catholiques continentales chinoises, en communion avec l'Eglise universelle.

Selon les informations parvenues à notre agence, suivant le thème proposé par le Saint-Père Benoît XVI pour la journée de 2010 - "Le témoignage réveille les vocations", les différentes communautés catholiques chinoises ont célébré ce dimanche une Eucharistie solennelle, pendant laquelle des prêtres ont été ordonnés, les religieuses ont renouvelé leur voeux ou prononcé leurs premiers voeux, priant pour les vocations sacerdotales et religieuses.

D'autre part, les participants ont aussi prié pour la population victime du tremblement de terre, pour les prêtres, pour les religieuses et pour tous ceux qui aujourd'hui encore travaillent intensément en première ligne pour les secours.




Don J. B. Zhang, responsable de Jinde Charities, l'organisme catholique chinois qui coordonne les aides de l'Eglise catholique internationale avec la Caritas de plusieurs pays, est arrivé dans la zone sinistrée avec de nombreux prêtres et supérieures de congrégations religieuses féminines chinoses pour étudier la meilleure façon de poursuivre l'oeuvre d'aide. Pendant la Journée de prière pour les vocations, ils ont prié pour tous les prêtres et religieuses travaillant à secourir les sinistrés, et pour la croissance des vocations chinoises et mondiales.

Dans la cathédrale du diocèse de Zheng Zhou, les fidèles et toute la communauté ont prié, pendant l'ordination sacerdotale du diacre diocésain Zhang Yun Yan, pour les vocations du diocèse et pour la population touchée par le tremblement de terre. Les fidèles ont participé activement à la cérémonie, appréciant le lien étroit entre la vie de l'Eglise et la vie de la société.

(Agence Fides 26/04/2010)

25.04.2010

Benoît XVI invite les prêtres à adhérer à leur propre vocation par une ascèse sévère

En ce dimanche de prière pour les vocations, Benoit XVI lors de la prière du Regina Coeli, à midi Place Saint Pierre, a exhorté les prêtres à adhérer à leur propre vocation et mission à travers une ascèse sévère, et stimulés par l’Année sacerdotale en cours, à s’engager à un témoignage évangélique plus fort et incisif dans le monde d’aujourd’hui, se souvenant que le prêtre poursuit l’œuvre de la Rédemption sur la Terre. Le Pape les a encore incités à se rendre disponibles à l’écoute et au pardon, à l’adoration devant le tabernacle, à la fraternité sacerdotale.

 

regina caeli1


Des paroles qui prennent tout leur sens en ces temps de tourmente pour l’Eglise catholique en proie avec des affaires d’abus sexuels sur mineurs. A noter que lors de cette prière du Regina Coeli le Pape a salué tout particulièrement les membres de l’Association Meter qui depuis une quinzaine d’années promeut la Journée nationale italienne pour les enfants victimes de la violence, de l’exploitation et de l’indifférence. Le Pape en a profité pour féliciter tous ceux qui se consacrent à la prévention et à l’éducation, en particulier les parents, les enseignants, et tant de prêtres, de religieuses, de catéchistes et d’animateurs qui travaillent avec les enfants dans les paroisses dans les écoles et les associations. Nombre d’entre eux étaient présents Place Saint Pierre, la délégation de l’association Meter qui s’occupe notamment de victimes d’abus pédophiles était très bien représentée forte de l’appui reçu par ailleurs ces jours-ci du Président de la République italienne, Giorgio Napolitano qui s’est félicité de cet impératif éthique de la défense des mineurs.


Au terme du Regina Coeli le Pape a remercié tous ceux qui par la prière et l’affection le soutiennent dans son ministère. Ce samedi rappelons que le Pape fêtait les 5 ans du début véritablement de son pontificat. Le Cardinal Bagnasco, président des évêques italiens n’a pas manqué pour l’occasion de renouveler la fidélité de l’Eglise italienne au Pape, dans ce moment d’épreuves et de souffrance.

Mais écoutons le Pape s’adresser aux pèlerins de langue française au sujet de ce dimanche de prière pour les vocations:  >>

 

regina caeli2

 

C’est la prière la première forme de témoignage qui suscite des vocations. Et il est du devoir des parents de prier pour que le cœur de leurs enfants s’ouvre à l’écoute de l’appel de Dieu, a encore déclaré Benoît XV. Le Pape a pris pour exemple Sainte Monique qui suppliait Dieu avec insistance pour obtenir la grâce de voir son fils Augustin devenir chrétien. Et qui devint ensuite un saint.

 

regina caeli3

 

Et pour cette Journée de prière pour les vocations, le Pape a cité en exemple pour les prêtres les deux nouveaux bienheureux que sont le carme italien Angelo Paoli et le capucin catalan José Tous i Soler, le premier apôtre de la charité, béatifié ce dimanche à Rome et le second protagoniste d’une intense vie de pénitence et béatifié à Barcelone, en présence du Cardinal Secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone.

 

(Radio Vatican)

08.04.2010

Patrick Kéchichian, Petit éloge du catholicisme

Folio inédit 129 p., 2 €

La ferveur du néophyte

Devenu chrétien, le journaliste Patrick Kéchichian confesse une foi très romaine



Il fut durant près d'un quart de siècle l'une des plumes les plus «écoutées» de la critique littéraire parisienne. Tout juste retraité d’un grand quotidien du soir, Patrick Kéchichian – qui fait désormais profiter les lecteurs de La Croix de sa lecture affûtée – a souhaité publier non plus seulement des recensions faisant autorité, ni même des essais ou pamphlets dont il a le secret, mais une confession. Une confession au sens le plus originel, donc non sacramentel : un témoignage de foi.

Car foi il y a. Ni trouvée au berceau – l'homme n'a nulle honte à se reconnaître d'extraction mécréante –, ni reçue comme un coup de foudre façon Claudel ou Clavel. Mais découverte au tournant de la trentaine, puis mûrie, réfléchie, nourrie et – bien sûr – fière : «À la figure solide et bien dessinée de l'héritier j'oppose celle, inquiète et troublée, joyeuse cependant, enthousiaste même, du converti.»

On objectera (qu'il nous pardonne !) que sa foi n'est pourtant pas dépourvue d'assises consistantes. D'où un alliage rare, qui fait précisément la force de ce Petit éloge du catholicisme qu'aujourd'hui il publie pour que nul n'en ignore plus, entre la passion du néophyte et la sagesse du croyant réfléchi. Cela doit s'appeler la ferveur, telle qu'elle peut résulter du mariage de l'intelligence avec l'ardeur.

Qui dit «éloge» dit plaidoyer. N'allez donc pas chercher ici quelque traité, avec prétention à l'objectivité : tout en ayant la délicatesse d'épargner à son lecteur des épanchements indécents, la parole ici énoncée assume sereinement sa subjectivité.

N'espérez pas davantage d'y trouver de l'exhaustivité : s'assumant «petit», cet éloge procède par touches successives, enchaînant les passages obligés de tout catéchisme (le mal, la liberté, le Christ !) et d'autres plus propres au parcours personnel : conversion, donc, mais aussi littérature et écriture («La parole, comme la conversion (…) n'est pas une propriété, un pouvoir, encore moins une arme ou une source de profit, mais un devoir : celui de se faire bien entendre»), baroque…

Avec une finale digne d'une encyclique papale par assomption mariale ! Chaque sujet est traité sur quelques pages, mais ciselées, denses, que l'on sent riches d'un arrière-fond de lectures, de prière et de mise à l'épreuve.

Il s'agit donc, pour Kéchichian, de dire publiquement non seulement en quoi il croit, mais en quoi cette foi est grande. Situé clairement dans le registre de l'apologétique plutôt que du récit, son propos entend illustrer la grandeur du christianisme en sa version spécifiquement catholique. Non qu'il dénigre en quoi que ce soit d'autres traditions – d'Orthodoxie ou de Réforme – que celle où son chemin est venu s'inscrire. Simplement, il lui paraît juste de fonder, même rétrospectivement, la pertinence de la voie pour laquelle a opté sa foi.

Le résultat se trouve dans une belle constance de références et une réelle cohérence de cette appartenance – sans que l'on puisse dire si ce sont ses auteurs de prédilection qui marquent le «style» de sa foi, ou au contraire si c'est la posture adoptée qui a favorisé certaines lectures et fréquentations plus que d'autres.

Les références ? Pour Patrick Kéchichian, elles sont peu nombreuses, mais fameuses : Newman, De Lubac et Urs von Balthasar et par là Ratzinger et Lustiger, pour les piliers (on connaît fondements plus fragiles) ; pour les plus récents, on trouvera Jean-Louis Chrétien en philosophie, tout aussi solide, et l'atypique bénédictin de Ligugé François Cassingena-Trévedy.

Plus importante cependant que ces figures inspiratrices, la référence première du catholicisme de notre confrère : Rome, centre d'une communion aussi palpable qu'invisible, symbole d'une religion qui fait droit à la beauté et prône, plutôt que le triomphe ou la critique, un agenouillement qui rend humble sans humilier. Une religion d'expérience, sensuelle autant que spirituelle, et qui peut faire un bien fou à qui sait l'accueillir – comme ce que l'on nommait jadis un écrivain catholique.

MICHEL KUBLER

Source: la-croix.com

26.03.2010

Benoît XVI aux jeunes : « nous sommes tous importants aux yeux de Dieu »

C’est entouré de soixante-dix mille jeunes que Benoît XVI a célébré jeudi soir les vingt-cinq ans des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).

 

jmj1


Place Saint-Pierre, le Pape a assisté à une soirée rythmée par des témoignages, de la musique et des chants en compagnie d’adolescents venus du Latium et de Rome. Sur une scène géante installée sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, les jeunes ont confié leurs doutes et leurs espoirs au Pape. Benoît XVI s’est prêté avec joie au jeu des questions-réponses.

 

jmj


Retour sur cet échange profond mais festif avec Xavier Sartre (Radio Vatican): >>


04.06.2009

Veillée pour la Vie : Homélie du card. Vingt-Trois (28 mai 2009)

Lois de bioéthique, prier pour les parlementaires

 

http://www.testimoni.org/wp-content/uploads/vingttrois-lourdes_article.jpg


ROME, Mercredi 3 juin 2009 (ZENIT.org) - Le cardinal Vingt-Trois (photo) appelle à « prier pour tous celles et ceux qui sont appelés à définir le cadre législatif des lois de bioéthiques » spécialement en France.

Le site Internet du diocèse de Paris publie l'homélie intégrale du cardinal Vingt-Trois, président de la conférence des évêques de France et archevêque de Paris, ainsi qu'un compte-rendu de la veillée pour la Vie, du 28 mai dernier à Notre-Dame de Paris.


Frères et Sœurs,

Dans le débat qui s'est ouvert dans notre pays à propos de la révision des lois de bioéthique, les arguments et les réflexions, les raisonnements et les propositions s'échangent et s'expriment de toutes sortes de manières. Nous-mêmes, évêques de France, avons exprimé les nôtres avec suffisamment de clarté et une certaine publicité, afin que nul ne doute de ce que nous souhaitons partager à nos concitoyens. Mais cette veillée de prière que les évêques d'Ile de France ont souhaité vivre ce soir avec vous et tous ceux qui se joignent à nous et unissent leurs prières aux nôtres, poursuit une autre visée. Il nous a semblé que dans ce grand débat aux enjeux tellement considérables pour l'avenir de notre humanité, nous pouvions être plus que des interlocuteurs crédibles, ou des provocateurs qui incitent nos partenaires à affiner leur réflexion et leurs arguments. Nous avons pensé que nous devions apporter ce quelque chose dont personne ne parle et qui ne se dit pas en termes de licéité de tel dispositif ou de telle décision législative : le sens même de la vie humaine, cette réalité à la fois humaine et mystérieusement divine.


Et pour cela, plutôt que d'ajouter un nouveau message au corpus de la réflexion morale de l'Église depuis des décennies, il nous a paru important de poser un acte qui soit un signe du sens que nous reconnaissons à la vie humaine, qui se devait d'être une démarche devant Dieu, vers Dieu et pour Dieu. C'est le sens de l'invitation que vous avez reçue, de notre rassemblement de ce soir et de notre prière. Nous venons d'entendre des témoignages émouvants. Comme tous les témoignages, ils nous ont donné à voir des situations particulières. Mais ils visaient surtout à ouvrir nos esprits et nos cœurs à la réalité profonde de ce que vivent un certain nombre de nos contemporains. Peut-être l'évangile qui vient d'être proclamé peut-il nous aider à mieux comprendre le sens ultime de ces témoignages ? Dans la rencontre d'Elisabeth et de Marie il y a en effet des choses visibles, que l'on peut décrire, il y a des choses invisibles auxquelles l'interprétation des choses visibles nous conduit, et il y a un mystère. Ce qui est visible c'est qu'elles sont enceintes. Cette réalité, qui est celle de quantité de femmes en tout temps et en tous lieux, a une visibilité évidente et d'une certaine manière banale. Comme le témoignage que nous avons entendu tout à l'heure nous l'a montré, cette réalité visible ne porte pas en elle-même sa signification propre. Mais elle nous tourne cependant vers la réalité invisible qui est à la source de cette vie que portent ces femmes.


L'évangile de saint Luc a pris soin de faire précéder le récit de la Visitation de celui des annonciations. Il nous montre que pour Elisabeth comme pour Marie, leur grossesse n'est pas simplement un phénomène physiologique, ou le fruit de l'union d'un homme et d'une femme. Elisabeth avait en effet dépassé l'âge d'être enceinte et Marie ne connaissait point d'homme. L'Evangile nous révèle que la conception de Jean Baptiste comme celle de Jésus sont liées à un don spécifique. Mais ces récits ne nous sont pas simplement donnés pour nous faire comprendre que nous sommes devant des personnages exceptionnels. Ces deux cas particuliers mettent en valeur une réalité vraie de toute vie humaine. Le don fait par Dieu à Elisabeth, comme l'engendrement de l'Esprit-Saint en Marie, sont des signes qui nous ouvrent au fait que par delà l'invisible de toute conception, il y a le mystère de la vie humaine. Le surgissement de l'existence ne se résume pas à être seulement une réalité humaine. Il est tout ensemble une réalité humaine et divine, non seulement parce que toute vie vient de Dieu mais aussi parce que l'amour et la fécondité de l'amour viennent de Dieu.


Notre foi nous ouvre à ce mystère et nous appelle à participer à sa fécondité, si nous ne nous laissons pas arrêter par l'apparence, et si nous ne nous abandonnons pas à la séduction de l'invisible, pour être entraînés au delà. Comment notre foi nous aide-t-elle à comprendre, respecter et accompagner la vie de tant d'hommes et de femmes qui « n'ont plus figure humaine » comme cela est dit du Christ en sa Passion ? Comment faire lorsque la signification invisible d'une vie en rend la dignité humaine imperceptible ? Comment reconnaître en chaque personne, ce qui dépasse infiniment ce que voyons ou ce que savons, ce que chacun de nous a reçu sans le savoir et sans le voir ? Ainsi, frères et sœurs, notre veillée de prière n'est pas une manifestation. Nous ne sommes pas venus ici pour infléchir quoique ce soit. Nous sommes ici pour poser un acte de foi, dont nous espérons qu'il touchera nos cœurs, pour nous qui participons à cette veillé de prière, et pour ceux qui, sans y participer, pourront en avoir quelque écho ou tout simplement apprendront qu'elle a eu lieu.


Oui, la vie donnée par Dieu dans l'existence humaine est un mystère qui nous ouvre au mystère plénier qu'est la vie même de Dieu. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter qu'aucune vie soit perçue comme une menace et un danger. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que l'intelligence et l'ingéniosité humaines soient mises au service de la lutte contre la vie. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que la fécondité soit une culpabilité. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que l'imperfection soit une condamnation à mort. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter de nous donner à nous-mêmes le droit de trier, de choisir et de condamner. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que l'homme et la femme soient acculés à transformer leur relation d'amour en une relation de crainte. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que le fruit de l'amour soit fabriqué sans l'amour.


Mais c'est aussi pourquoi nous souhaitons et nous espérons que la venue d'un enfant en notre temps soit vécue comme une bénédiction, que la mission des parents puisse être une source de joie et d'épanouissement, que les plus généreux d'entre nous sachent se mobiliser pour entourer et accompagner jusqu'au bout tous ceux que la vie blesse, que la maladie affecte et que l'espérance déserte. Frères et sœurs, nous allons à présent invoquer le Dieu puissant et vivant qui a envoyé son Fils pour que nous ayons la vie. Nous allons intercéder pour celles et ceux dont la vie est fragile ou blessée. Nous allons prier pour tous celles et ceux qui sont appelés à définir le cadre législatif des lois de bioéthiques, pour les médecins, les chercheurs, le personnel soignant et tous ceux qui peuvent être en ce monde les serviteurs de la vie s'ils la choisissent, plutôt que les complices de la mort.


Nous vous invitons à prolonger la prière de ce soir dans les jours et les semaines qui viennent. Ainsi elle ne sera pas l'effet d'un instant, mais la mise en œuvre de cette attitude radicale de foi, qui nous tourne vers Dieu et nous conduit à rendre grâce devant la vie qu'il nous donne en plénitude. Amen

19.06.2008

P. Nicolas Buttet, 'C'est l'heure de l'Eucharistie' (2)

« C’est l’heure de l’eucharistie », affirme le P. Nicolas Buttet (II)

Dans le cadre de sa participation au Congrès eucharistique international de Québec

http://www.exultet.net/eshop/images/orateurs/21.gif

ROME, Mercredi 18 juin 2008 (ZENIT.org) - « C'est l'heure de l'eucharistie... c'est l'heure du Christ...Je pense que nous pouvons entreprendre la ‘révolution profonde', celle des coeurs et de la société ». Tel le message que le P. Nicolas Buttet, fondateur de la Fraternité « Eucharistein », souhaite transmettre au Congrès eucharistique international de Québec auquel il participe depuis dimanche.

Nous publions ci-dessous la deuxième partie de l'entretien qu'il a accordé à Zenit. Pour la première partie, cf.  P. Nicolas Buttet, 'C'est l'heure de l'Eucharistie' (1)

 

 http://www.mediaspaul.qc.ca/images/ouvrages/web/1780.jpg

 

Zenit - Pouvez-vous nous raconter comment vous avez découvert l'importance de l'Eucharistie ?

P. Nicolas Buttet - Il y a une vingtaine d'années, j'effectuais alors un stage d'avocat et j'étais engagé dans de multiples activités politiques comme député dans un parlement cantonal en Suisse et comme secrétaire d'un groupe parlementaire national. J'étais donc confronté aussi bien aux grandes questions sociétales qu'aux problèmes personnels, familiaux et sociaux. Je m'occupais notamment, dans le cadre de mon activité au bureau d'avocat, d'un jeune qui avait violé et brûlé 7 enfants. Ce contact entre cette réalité si douloureuse et ma foi faisait monter dans mon cœur un cri : « S'il n'y a pas l'amour, le monde ne pourra pas continuer ! » Je décidais alors d'expérimenter cet amour de plus près en passant mes vacances de Noël au Cottolengo, à Turin, une institution qui accueille des personnes atteintes de très graves handicaps physiques et mentaux. Je me souviens de mon arrivée dans la maison : J'avais quitté le parlement suisse et je débarquais - ignorant et pauvre - dans le monde - nouveau pour moi - de nos frères et sœurs handicapés. Je fus directement plongé dans la réalité du lieu puisque, peu après mon arrivée, avec un frère religieux, nous avons passé deux heures à laver 18 malades qui étaient souillés de la tête aux pieds. Après les premières réactions aux odeurs et ... aux couleurs ! je fus saisi par cette parole du Christ qui prenait chair et quelle chair ! en cette nuit : « Tout ce que tu as fait au plus petit d'entre les miens c'est à moi que tu l'as fait » (Mt 25). Après avoir terminé de laver ces frères handicapés, vers minuit, je suis descendu à la chapelle où le Saint-Sacrement était exposé jour et nuit. Pour moi, ce fut le choc, la certitude de sa présence réelle, corporelle. Je découvrais en même temps la présence de Jésus, en haut sur les lits en la personne de mes frères grabataires et cette présence rayonnante de Jésus sur l'autel, au Saint-Sacrement. Jésus était bien là sous les apparences du frère et sous les apparences du pain. Le même et unique Jésus. Cette certitude ne m'a plus quitté depuis cette date, même si elle en est encore - malheureusement - et je le dis avec un coeur contrit - balbutiante et parsemée de tant d'inconséquences quant à l'exercice de l'amour. Je me console en citant Saint Claude La Colombière qui disait : « dire que je n'en suis que là après plus de 10.000 communions ! »
 

Zenit - Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la Fraternité Eucharistein. Quel est son principal charisme ?

P. Nicolas Buttet - Notre petite communauté est d'inspiration franciscaine pour son style de vie pauvre et proche de la nature : nous construisons ou réparons les maisons nous-mêmes, nous développons l'agriculture et la sylviculture. Nous sommes bien sûr enracinés dans la vie eucharistique. C'est le coeur de notre vie et de notre vocation. Nous avons notamment, dans nos maisons, l'adoration quotidienne de 5h du matin à 22h et deux à trois nuits par semaine. Nous avons également lancé, avec des laïcs et l'autorisation de l'évêque, l'adoration perpétuelle à Fribourg en Suisse : 24h/24, 7 jours sur 7. L'inspirateur de notre vie eucharistique est S. Pierre Julien Eymard, un grand prophète de l'eucharistie au 19e siècle. C'est lui qui disait :

« J'ai souvent réfléchi sur les remèdes à cette indifférence universelle qui s'empare d'une manière effrayante de tant de catholiques et je n'en trouve qu'un : l'eucharistie, l'amour de Jésus eucharistique. La perte de foi vient de la perte de l'amour ».

A une autre occasion, il disait :

« Maintenant, il faut se mettre à l'œuvre, sauver les âmes par la divine eucharistie et réveiller la France et l'Europe engourdies dans un sommeil d'indifférence parce qu'elles ne connaissent pas le don de Dieu, Jésus, l'Emmanuel eucharistique. C'est la torche de l'amour qu'il faut porter dans les âmes tièdes, et qui se croient pieuses et ne le sont pas parce qu'elles n'ont pas établi leur centre et leur vie dans Jésus eucharistique ».

Nous accueillons aussi des jeunes en difficultés. Nous nous inspirons pour cela de Bienheureuse Teresa de Calcutta dans ce rapport entre le sacrement de l'autel et le sacrement du frère. C'est là que nous expérimentons quasi cliniquement si j'ose dire, la force et la puissance de reconstruction et de grâce de Jésus en son Sacrement d'amour. Enfin, nous avons des missions particulières, paroisses, hommes politiques et hommes d'affaires, animation spirituelle de l'institut Philanthropos... Et bien sûr, notre inspirateur dans cette mission d'être tout à tous, c'est S. François de Sales.

Propos recueillis par Gisèle Plantec

12:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : canada, congres, eucharistie, vie de l eglise, suisse, saints, temoignages | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Congrès eucharistique de Québec: Témoignage de Jean Vanier

Lundi 16 juin 2008 - Témoignage de monsieur Jean Vanier

La Fédération internationale des communautés de l’Arche étend ses ramifications dans 34 pays regroupant 131 communautés.Monsieur Vanier est aussi l’auteur de nombreux livres; ses écrits s’appuient sur la fragilité humaine, la compassion, la réconciliation et l’importance de célébrer ensemble notre humanité.

 

 

 

05:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : canada, congres, eucharistie, video, temoignages | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |