13.01.2009

Situation à Gaza ou la politique du pire

CITE DU VATICAN, 13 JAN 2008 (VIS). Hier après-midi a été publiée l'intervention, à Genève le 9 janvier, de l'Observateur permanent du Saint-Siège près les Institutions de l'ONU devant la IXe session spéciale du Conseil pour les droits de l'homme, consacrée à la situation dans les territoires palestiniens.


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© Unicef oPt HQ06-1100 Mohammed Jadallah

Un enfant devant des bâtiments détruits par le conflit, à Beit Hanoun, au nord de Gaza.


 

Face à de "graves violations des droits humains...et aux violences intolérables dont les populations sont les victimes", Mgr.  Silvano Tomasi a exprimé "la solidarité du Saint-Siège aux habitants de la bande de Gaza, qui meurent et souffrent à cause de l'offensive militaire israélienne, mais aussi à ceux de Sdérot, Ashkélon et autres agglomérations israéliennes vivant dans la terreur permanente des roquettes lancées par des militants palestiniens" et qui causent elles aussi des victimes.

 

  Puis Mgr. Tomasi a évoqué la journée de prière organisée dimanche 4 par les Patriarches et autres dirigeants chrétiens de Jérusalem "pour la fin du conflit de Gaza et l'instauration de la paix et de la justice en Terre Sainte". Il a également cité les interventions du Pape, à l'angélus du 4 et, le 8, devant le Corps Diplomatique, où il a affirmé que "l'option militaire n'est jamais la solution, et que la violence doit toujours être condamnée, quelle que soient son origine et sa forme". Il est évident, a ajouté le représentant du Saint-Siège, "que les parties en cause sont incapables de sortir du cercle vicieux de la violence sans la communauté internationale, laquelle doit intervenir afin d'enrayer ce bain de sang, afin de faciliter l'aide humanitaire d'urgence et de mettre un terme à toute forme de confrontation... Parallèlement, la communauté internationale doit travailler à l'éradication des causes du conflit, ce qui ne peut se faire que par une solution générale du différent israélo-palestinien, basée sur les résolutions internationales".

 

                                                  (VIS)

 


Gaza ou la politique du pire

Il faut lire la charte du Hamas, publiée voici plus de vingt ans, en aôut 1988: elle prône explicitement une islamisation radicale de toute la Palestine, la destruction de l’Etat d’Israël et le rejet de toute négociation avec les instances internationales.

Peut-on imaginer une seconde que les stratèges et les services secrets israéliens ignoraient les contenus de ce programme lorsqu’ils ont ouvert des autoroutes au Hamas pour diviser l’ennemi, affaiblir le Fatah et discréditer Yasser Arafat ?

Peut-on imaginer qu’Israël n’avait en vue que la sécurité de ses ressortissants lorsqu’il a fait de la bande de Gaza et de son million et demi d’habitants le plus grand “camp de concentration” du monde (l’expression est du cardinal Martino, préfet du Conseil pontifical Justice & Paix), avec 90% de chômeurs et de réfugiés, secourus depuis des années par les seuls militants du Hamas ?

La réalité est sans doute pire encore que celle du “crime de guerre” et du “crime contre l’humanité” dénoncés aujourd’hui par l’ambassadeur Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté français. Elle est celle d’un crime contre toute espérance de paix.

Les maîtres du jeu israélien ont besoin du terrorisme pour continuer de confisquer au profit de 5,5 millions de Juifs 80% des ressources et des terres de la Palestine historique.
Aux yeux des dix millions de Palestiniens, la boucherie de Gaza a fini en effet de déconsidérer “l’Aurorité Palestinienne” de Mahmoud Abbas, qui passe aujourd’hui pour une marionnette incapable de tirer le moindre avantage de sa collaboration avec l’Occupant. Elle a construit des milliers de vocations supplémentaires à l’attentat et au suicide dans la population palestinienne.

Voilà une bonne garantie pour les années qui viennent qu’une question vieille de soixante ans, la seule question qui compte pour progresser vers la paix, celle du droit des Palestiniens à retrouver un minimum de ressources et de souveraineté nationales sur leur propre terre, ne pourra pas progresser.
Hugues Kéraly
www.sedcontra.fr

 

18:01 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, vatican, paix, israel, droits de l homme, palestine, tomasi, priere, politique, hamas, fatah, onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |