26.04.2012

Tourisme sexuel : le cas de Madagascar

madagascar.jpegBenoît XVI a dénoncé cette semaine le tourisme sexuel, en évoquant une déviation abjecte. Le Pape s’exprimait ce mardi 23 avril dans un message publié à l’occasion du VIIème Congrès mondial de la Pastorale du Tourisme, qui s’est réunie jusqu’à ce vendredi à Cancun au Mexique. Le tourisme est devenu une activité quasi universelle. Mais il aussi son coté sombre, en dévastant parfois la vie des personnes, de nombreuses familles et voire de communautés entières. L’Église a souhaité ainsi rappeler que le tourisme n’est pas seulement une activité économique, mais également une activité humaine et humanisante. Sur le terrain, de très nombreuses ONG tentent de lutter contre le fléau du tourisme sexuel. C’est le cas à Madagascar.

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24.04.2012

Benoît XVI dénonce le tourisme sexuel, "déviation abjecte"

tourisme.jpegBenoît XVI invite tous ceux qui travaillent dans le monde du tourisme à redoubler de vigilance face à des problèmes graves et urgents comme le tourisme sexuel, une déviation qu’il qualifie d’abjecte. Le Pape s’exprime dans un message publié à l’occasion du VII° Congrès mondial de la Pastorale du Tourisme, réuni jusqu'au 27 avril à Cancun, paradis touristique par excellence, situé sur la côte mexicaine des Caraïbes. Intitulé "le tourisme qui fait la différence", ce Congrès est organisé par le Conseil pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en déplacement, avec la collaboration de l’épiscopat mexicain. Une réunion importante qui rassemble quelque 200 personnes d’une quarantaine de pays dont des représentants d’organisations internationales, notamment du Comité mondial d’éthique du tourisme.

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12.04.2012

Exposition de la Sainte Tunique : 500 000 visiteurs attendus à Trèves

sainte.tunique.treves.JPGLe cardinal Marc Ouellet va présider une célébration exceptionnelle ce vendredi en la cathédrale de Trèves, au sud-ouest de l’Allemagne, en qualité d’envoyé spécial du Pape : l’ouverture de l’Ostension, c’est-à-dire l’exposition publique de la Sainte Tunique. Le cardinal Ouellet est le Préfet de la Congrégation pour les évêques : c’est dire l’importance que Benoît XVI attache à cet événement. Des centaines milliers de visiteurs et de pèlerins sont attendus y compris des pays voisins. 

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06.07.2011

Le Vatican appelle la pastorale du tourisme à se moderniser

tourisme.JPGLe prochain Congrès mondial de pastorale du tourisme, le VII°, aura lieu du 23 au 27 avril 2012 à Cancun, au Mexique. L’annonce est contenue dans un message du Conseil pontifical pour la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement publié comme chaque année à l’approche de la Journée mondiale du tourisme le 27 septembre. Le texte souligne l’importance du tourisme pour le rapprochement entre les cultures, mais c’est à la pastorale du tourisme qu’il s’adresse en priorité pour lui offrir un mode d’emploi. 

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10.02.2011

L’Autorité palestinienne veut inscrire Bethléem au patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco

bethleem patrimoine mondial unesco.JPGL’heure est historique pour l'Autorité palestinienne. Elle a présenté ce lundi la candidature de Bethléem au patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco. Le ministère palestinien du Tourisme et des Antiquités s’est déclaré très fier de demander à l’Unesco de placer l’Église de la Nativité et la « Route des pèlerinages », à Bethléem, lieu de naissance du Christ, sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l’Uneso.

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21.07.2010

Tour de France: Dans les Landes, cyclisme et foi se rencontrent

nddescyclistes.pngSur le Tour de France, c’est jour de repos ce mercredi. Une halte bien méritée pour le peloton, après 16 étapes passées à sillonner les routes, des centaines de kilomètres de plaine, de montagne et de sueur. Pas de repos en revanche pour le sanctuaire Notre-Dame des Cyclistes, dans la commune de la Bastide d’Armagnac dans les Landes, qui accueille quotidiennement des dizaines de curieux et visiteurs.

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27.02.2009

Pour comprendre la crise à la Guadeloupe (et à la Maritinique)

 

Une grave crise sociale bouleverse la Guadeloupe depuis maintenant cinq semaines. La Martinique est touchée aussi, depuis moins longtemps, de façon moins abrupte, mais pour les mêmes raisons. Entre désordres objectifs, racisme et manipulations, analyse de la situation depuis Pointe-à-Pitre par un Français d'origine créole, correspondant de Liberté politique.


Rappelons que la Guadeloupe et la Martinique sont françaises depuis 1635. Que le peuplement est hétérogène, composé de Blancs originaires de la métropole, dès l'origine (pour la plupart des descendants d'engagés, des “36 mois” comme on les appelait, qui ont fait souche, et quelques familles aristocratiques ; de Noirs, descendants d'Africains achetés en Afrique à des Africains, et importés, comme esclaves par le moyen du commerce triangulaire, la Traite, jusqu'à l'interdiction de celle-ci dans la première moitié du XIXe siècle ; d'Indiens (des Indes) depuis 1852, pour pallier à des problèmes de main d'œuvre, et qui se sont établis dans les îles, où ils composent une ethnie parfaitement assimilée ; des Syro-libanais et des émigrés italiens depuis un siècle, etc.

De la rencontre de tous ces groupes sont issus les métis qui constituent la grande majorité des habitants de la Guadeloupe. La représentation binaire « Blancs/Noirs » est fausse.



Rappel historique

L'esclavage a été aboli définitivement en 1848. Les îles sont demeurées des colonies jusqu'à la loi de départementalisation de 1946, qui fut passionnément réclamée par les autochtones, et dont le rapporteur à l'Assemblée nationale en 1946, fut Aimé Césaire.

La départementalisation des « vieilles colonies » entraîna de grands changements sur place.

En 1946, le retard de développement des îles, situées, de plus, à des milliers de kilomètres de l'hexagone, à une époque où les moyens de déplacement et de télécommunications étaient fort différents de ce qu'ils sont devenus, et alors que la France en ruines, au sortir de la guerre, devait tout entière se reconstruire, ne pouvait se rattraper en quelques incantations.

La départementalisation s'est donc effectuée par étapes : politique, sociale, économique.

En théorie, elle est, en 2009, à peu près achevée. Dans la pratique, il reste encore à faire, il demeure des dysfonctionnements, des habitudes, et des mentalités, héritées du passé, et ceci dans toutes les catégories sociales (qui coïncident aussi, parfois, moins qu'on ne le dit ces jours-ci, mais tout de même partiellement, avec des catégories ethniques : la partie blanche de la population pesant, par exemple, d'un poids économique plus important que sa représentation démographique). Concluons ce trop bref, et indispensable rappel historique, par le constat que de vieilles colonies, à l'économie archaïque, et aux mentalités « traditionnelles », sont entrées il y a soixante ans, d'un seul coup, dans ce grand courant de la « modernité » qui secoue et déstructure des sociétés bien plus vastes et organisées. D'où certaines difficultés parfois, à suivre le mouvement ou à s'y adapter.



Les soubassements d'une crise

La crise en cours, depuis le 21 janvier dernier, a éclaté à l'initiative du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon - LKP (c'est-à-dire Association contre l'exploitation), qui fédère une cinquantaine de syndicats et d'associations, de très inégale importance, dont le plus influent est le très musclé (et politiquement indépendantiste) UGTG (Union générale des travailleurs guadeloupéens) dont l'actuel président Elie Domota, est aussi le président de Liyannaj.

Les revendications, sont au nombre d'environ 140, dont certaines très farfelues (par exemple « l'arrêt immédiat de toute violence faite aux femmes » !).

La plus importante, celle qui vaut au Collectif, une certaine popularité auprès de gens qui n'ont, par ailleurs, aucune velléité séparatiste, est la baisse du coût de la vie, et l'élévation, « immédiate », de tous les salaires, d'au moins deux cents euros (net). La protestation contre la vie chère ne peut qu'être populaire.

Certes ! la position des départements d'outre-mer, sur les plans économiques, social, sanitaire, etc., suscite l'envie de tout l'arc antillais. En témoigne l'afflux d'immigrants dans nos DOM de milliers et milliers d'Haïtiens, Dominicains, Dominicais, Sainte-Luciens, etc.

Mais la plus grande cherté de la vie en Guadeloupe (et en Martinique) qu'en métropole est incontestable. Il y a à cela des causes objectives.

D'abord le handicap de l'insularité (la Guadeloupe est à 6700 km de Paris). Il y a aussi des abus de position dominante, et la recherche du gain maximum, sans suffisamment de considération pour le bien commun de certains secteurs de la grande distribution, ou du raffinage et de la distribution d'essence, dont le monopole, réservé à une société (la SARA) mérite que le gouvernement et les élus locaux s'y intéressent de plus près et procèdent aux aménagements et réformes qui s'imposent.

Il y a la survivance de taxes, datant de l'époque coloniale, comme l'octroi de mer dont le maintien ne s'impose pas aux yeux de beaucoup : cette taxe est née au XVIIe siècle pour accorder une certaine indépendance commerciale et protéger la production locale. Portant sur les produits importés, elle est censée, aujourd'hui, contribuer au financement des communes, et est votée par les Conseils généraux. Taxe sur les produits importés, elle contribue au renchérissement de la vie. Interdite par le traité de la CCE, elle est provisoirement prorogée.

Cette cherté de la vie est d'ailleurs reconnue officiellement, notamment par la surrémunération des fonctionnaires (de 40 % par rapport à leurs homologues de la France métropolitaine) qui crée une société à deux vitesses, les fonctionnaires nantis, et les autres, salariés du secteur privé, par l'abattement, également, de 30 % sur les revenus imposables par rapport au reste de la France.

Il faut ajouter que les productions traditionnelles des îles, la fabrication et l'exportation du sucre et du rhum, (qui ont fait jadis leur prospérité, et celle de la métropole : Bordeaux, Nantes, La Rochelle, etc.) sont en très grande régression, confrontées à la concurrence des pays d'Amérique centrale, du Sud, ou d'Afrique, où les conditions de rémunération sont celles de l'esclavage ancien, ce qui ajoute aux difficultés. Pas de ressources minières aux îles, pas de pétrole. Mais de grandes possibilités par le développement du tourisme qui pourrait devenir l'industrie salvatrice, si elle était suffisamment prise au sérieux et voulue par les Guadeloupéens dans leur ensemble (et non sabotée comme il en est présentement par des comportements, disons... irréfléchis!).

Tel est le terrain favorable qui explique (sans les justifier) les évènements de ces dernières semaines.



La récupération séparatiste

Car, comme dit plus haut, la Guadeloupe (comme la Martinique), ne veut pas l'indépendance, la rupture avec la France. Les partis politiques séparatistes n'ont jamais obtenu la confiance de l'électorat quant à leurs revendications séparatistes. Quand, il y à peine plus de cinq ans, en décembre 2003, un projet de changement de statut fut proposé aux populations par referendum, tendant soit au maintien du statu quo départemental, soit à un statut d'autonomie (même pas l'indépendance), les deux îles répondirent pour le maintien du statut actuel. En Guadeloupe, le refus du changement de statut se chiffra à 75 % de l'électorat !

Les 25 % restants se divisant d'ailleurs en partisans durs de l'indépendance radicale (pour eux, il s'agissait d'une étape) et en « autonomistes » préférant une évolution dans la République, dans le cadre de l'article 74 de la Constitution.

Ce qui complique la situation présente, c'est l'ambiguïté du LKP et de son leader (séparatiste), fort habile agitateur, bon connaisseur des techniques de manipulation des masses. Trop intelligent pour se heurter de front à une opinion qu'il sait ne pas être « mûre » (adjectif utilisé il y deux jours sur une radio, par un universitaire partisan du mouvement), Elie Domota joue sur les éléments du mécontentement évoquée ci-dessus.

Il s'appuie sur une organisation syndicale, qui s'est puissamment organisée, au fil des années, qui utilise des arguments musclés lors des conflits dans les entreprises. « Arguments » qui vont jusqu'à la limite du terrorisme : quadrillage des quartiers ces jours-ci dans les villes de Guadeloupe, et même dans les campagnes, menaces et coups, etc. Ses commandos sont comparés par certains à ceux des « tontons macoutes » de sinistre réputation en Haïti.

Il s'appuie aussi sur une patiente infiltration des milieux médiatiques, qu'il contrôle presque totalement depuis plus d'un mois. Il dispose de relais influents et actifs (mais on retrouve cela aussi en métropole) dans l'Éducation nationale, où toute activité est arrêtée depuis 35 jours (les professeurs qui veulent travailler en sont physiquement empêchés) sans souci des examens qui approchent.

On répète sur les antennes des radios, y compris sur les antennes nationales que la Guadeloupe est en grève générale. En fait il n'en est rien. La Guadeloupe est empêchée de travailler, parce que les stations d'essence sont contrôlées par le LKP, parce que les militants de ce collectif obstruent les routes par des barrages, et par des groupes de militants violents et excités.

Les dirigeants du collectif tentent aussi d'allumer une guerre raciale.

Les Antillais ne sont pas plus racistes que d'autres. Mais l'histoire, fait que chez eux une sensibilité particulière existe dans le domaine des rapports interraciaux. « La Révolution, a dit quelqu'un, est un soulèvement de l'humeur. » Or les esclaves ont été des Noirs, et il subsiste chez beaucoup une susceptibilité, compréhensible, sur ce terrain psychologique, un ressentiment latent que des spécialistes de l'action subversive tentent d'utiliser au profit de leurs ambitions.

D'où la prudence avec laquelle les autorités doivent gérer le maintien de l'ordre public, et les droits des citoyens, à travailler, à circuler librement, à s'exprimer librement, à être informés honnêtement.

Jusqu'à cette heure (23 février) cette tâche a été accomplie avec adresse par le préfet et les forces de l'ordre.



La politique du gouvernement

La gestion de la crise par le gouvernement, en revanche, est beaucoup plus discutable. L'on reproche, peut-être avec raison, au président de la République d'avoir trop tardé à s'intéresser au problème.

On reproche avec encore plus de raisons au secrétaire d'État chargé des DOM-TOM, M.Yves Jégo, d'avoir été trop fluctuant, hésitant, et finalement partisan, puisque prenant partie, il y a déjà dix jours, pour une des parties prenantes (le LKP) dans la négociation entre LKP et patronat, après avoir pris des engagements au nom du gouvernement sans en avoir été mandaté. Il a d'ailleurs été « recadré » par le Premier ministre.

En Guadeloupe, on dit qu'il a été « domotisé ».

Les discussions continuent, ce 23 février. Toute négociation implique des concessions mutuelles. Mais le LKP reste intransigeant (et sur quel ton!), alors que, comme le rappelait le jeune président du Medef-Guadeloupe, M. Willy Angèle, l'augmentation de 200 € net de tous les salaires est impossible pour les petites entreprises de Guadeloupe (moins de 10 salariés), près de 90 % d'entre elles. Cela reviendrait à une augmentation de 15 % de la masse salariale.

Chacun espère une médiation active de l'État, cet État que M. Domota n'appelle jamais autrement que l'État « fwancé ».

Étrange logique !


26 février 2009 | Edouard Boulogne*


source : libertepolitique.com


* Édouard Boulogne est professeur de philosophie, résident en Guadeloupe. Il anime le blog Le scrutateur.com, tribune d'expression de citoyens français d'origine créole, de sensibilité chrétienne, qui se veulent libres à l'égard des modes, notamment idéologiques.

27.06.2008

Journée mondiale du tourisme 27 septembre 2008: Le tourisme relève le défi du changement climatique

« Le tourisme relève le défi du changement climatique »

Message du Conseil pontifical pour les migrants

 

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ROME, Lundi 23 juin 2008 (ZENIT.org) - « La Cité du Vatican est devenue le premier Etat souverain ‘à zéro émission' d'anhydride carbonique », soulignent le cardinal Martino et Mgr Marchetto.

Le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement publie son Message pour la Journée mondiale du tourisme 2008 qui sera célébrée le 27 septembre prochain sur le thème : « Le tourisme relève le défi du changement climatique ». Un message signé par le président de ce dicastère, le cardinal Renato Raffaele Martino, et le secrétaire, Mgr Agostino Marchetto.

Cette journée est promue par l'Organisation mondiale du Tourisme, et l'Eglise appuie cette initiative en invitant toutes les Eglises particulières à faire connaître la vision chrétienne du tourisme, à rappeler la responsabilité pastorale de chacun y compris pendant le temps du repos, et du divertissement, de la culture et de la connaissance, de la détente physique.

« Le message rappelle les valeurs chrétiennes selon lesquelles sur la terre, don de Dieu, tous, surtout les touristes, nous devons cultiver l'éthique de la responsabilité, qui implique aussi le respect de l'avenir et des conditions écologiques et climatiques, pour le rendre possible. Le monde du tourisme, en effet, peut contribuer à freiner l'escalade du changement climatique préoccupant, par une attitude non égoïste, mais en promouvant une culture du tourisme durable, en respectant et en encourageant une culture "verte", en développant une austérité joyeuse »,

résume un communiqué du dicastère.

Le message est disponible en 5 langues : français, italien, anglais, espagnol et allemand.

 

Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants

et des Personnes en Déplacement

Message pour la

Journée Mondiale du Tourisme 2008

(27 septembre)

Thème : Le Tourisme relève le défi du changement climatique

 

La Cité du Vatican est devenue le premier Etat souverain « à zéro émission» d'anhydride carbonique (C02) avec la création, en 2007, d'une zone boisée en territoire hongrois, lui appartenant. Ce plan, visant à régénérer la végétation, constitue un engagement écologique significatif vis-à-vis de notre planète, de la part de l'Eglise catholique dans son expression la plus haute. Un témoignage supplémentaire indiquant combien ce problème tient à cœur au Saint-Siège est fourni par le projet d'un équipement photovoltaïque à panneaux solaires qui procurera à la Cité du Vatican une quantité d'énergie quotidienne couvrant une partie importante de sa consommation totale. Il s'agit là de deux exemples concrets qui doivent faire réfléchir au difficile avenir écologique concernant les changements climatiques de la planète, au fléau de la déforestation et au phénomène du réchauffement du globe.

1. A cet égard, pour en venir à notre thème spécifique, précisément le tourisme est un des vecteurs des changements climatiques, dans la mesure où il contribue au processus du réchauffement de la Terre (cf. Discours du Secrétaire Général de l'OMT, mars 2007). En effet, considérant qu'actuellement 900 000 personnes se rendent en voyage touristique à l'étranger (et l'on prévoit qu'elles seront 1, 6 milliard en 2020), leurs déplacements, par avion, par mer et par terre, utilisent des carburants polluants et les hôtels qui les accueillent, avec des équipements à air conditionné, provoquent des émissions de gaz nocifs.

Certes, il ne s'agit pas seulement du tourisme, car de nombreuses autres activités entraînent la pollution, le réchauffement global et, en conséquence, un appauvrissement de l'atmosphère, avec des effets négatifs sur le climat et l'environnement. De fait, nous pouvons dire que nous nous trouvons face à une phase précaire et délicate de l'histoire de l'humanité, à un carrefour. Devant nous s'ouvrent les deux routes proverbiales du bien et du mal, comme nous l'enseigne la Bible (cf. Dt 30, 15 ; 1 Jn 3, 14).

Ainsi, le texte de la Genèse relatif à la création a certes été l'inspirateur de traités qui gouvernent le monde, mais il a pratiquement été oublié, comme le démontrent les décisions tardives des peuples pourtant les plus avancés en matière d'écologie globale, de même que les efforts timorés de ceux qui hésitent a ratifier certains protocoles internationaux tendant à la conservation de l'environnement et à la réduction d'émission d'anhydride carbonique.

Si, en revanche, nous écoutions la Parole de Dieu dans sa vérité, sa beauté et sa poésie (Gn 1, 1-31), l'univers nous apparaîtrait comme une offrande à conserver, un don, un « Eden » où tout se conjugue dans l'harmonie et dans la joie de vivre. La Terre est un jardin, un lieu où les créatures louent l'amour de Celui qui les a créées et où l'équilibre est la norme, dans l'extase précisément d'un jardin florissant où abondent les fruits, les arbres et la vie.

Mais là où régnait la beauté, contemplée par l'Auteur sacré inspiré, la porte, en régime de liberté sans vérité ni amour, demeure ouverte à l'horreur et au péché : l'équilibre a laissé la place au désordre ; la paix est attaquée par la violence, la torture et la guerre ; après la végétation luxuriante viennent sécheresse et catastrophes ; là où brillait la lumière qui alternait avec les ténèbres pour scander les temps du travail et du repos, nous trouvons l'excès, la confusion rythmée et le chaos ; là où régnait le dialogue de l'amour entre l'homme et la femme dans la paix des sens, dominent le péché, l'accusation d'Adam contre Eve, son épouse, l'inimitié, le crime fratricide, le déluge.

Le jardin est alors devenu un désert, les fleurs se sont fanées, l'eau a englouti et détruit ce qu'elle a trouvé sur son chemin diluvial grandissant, tandis que d'autres obstacles se sont élevés, les bombes ont formé des cratères, la contemplation s'est transformée en usurpation, le dialogue est devenu monologue de toute-puissance, les frères on réduit leurs frères en esclavage et les peuples n'ont plus trouvé l'arbre de la vie dans le Jardin, car ils ont mangé du fruit de l'arbre du bien et du mal.

2. Mais quel est pour nous le chemin du bien écologique pour nous opposer au changement climatique néfaste, thème de notre Journée cette année ? Le grand défi semble consister à surmonter un certain narcissisme malsain, à combattre l'égoïsme et à regarder avec lucidité et honnêteté la terre qui risque d'être détruite. Nous ne voulons pas dire par-là que l'homme doit se laisser abattre par la déception ; au contraire, cela signifie qu'il doit assumer ses responsabilités aux niveaux individuel et collectif, pour recréer l'harmonie possible après le péché originel et faire en sorte que la planète suive son cycle vital, en l'aidant en cela. Concrètement, cela signifie ne pas contribuer davantage encore à l'augmentation du réchauffement global, par des actions humaines concertées ou inconscientes, porteuses d'une ruine prématurée. Le mal réside dans les structures ou les choses qui accélèrent la pollution, sans qu'on prenne garde à la voix intérieure de l'homme qui l'invite à se rendre compte des limites, sans évaluer les décisions à prendre dans un horizon de fraternité et de bienveillance miséricordieuse envers les générations à venir et le bien commun universel, dans une perspective d'avenir. Il n'est pas juste que les êtres humains provoquent la fin de la Terre et de la succession des générations par négligence ou à cause de décisions égoïstes et de consommation exaspérée, comme si les autres, ceux qui viendront après nous, ne comptaient pas. Il existe, en somme, un égoïsme face au futur qui se révèle dans le manque de pondération et de perspective, dans l'indolence et l'abandon.

3. Quel est alors l'appel qui jaillit ici, pour nous, pour la pastorale du tourisme, inspirés par le thème qui nous est proposé par l'Organisation Mondiale du Tourisme et que nous voulons accueillir ? C'est celui de cultiver l'éthique de la responsabilité, de la part de tous - et pour nous en particulier de la part des touristes. Ce type d'éthique implique aussi le respect du futur et des conditions écologiques et climatiques capables de le rendre possible.

Concrètement encore, nous souhaitons la contribution de tous, par conséquent des touristes aussi, dans le cycle de la Terre où nous vivons, afin que l'on prête attention aux comportements et aux actions concertées, qui nuisent le moins possible à la planète, au-delà des plaintes, bien que légitimes, portant sur le déséquilibre, les dommages et un éventuel naufrage.

Le touriste - au service duquel nous proposons une pastorale spécifique - par son attitude peut, en effet, contribuer à maintenir en vie la planète et à freiner l'escalade d'un changement climatique qui nous alarme. On peut donc choisir - il existe toujours deux voies devant nous - d'être touriste contre la terre ou en sa faveur, par exemple en marchant à pied, en préférant les hôtels et les lieux d'accueil plus en contact avec la nature, en emportant moins de bagage, afin que les moyens de transport émettent moins de quantité d'anhydride carbonique, en éliminant les déchets de façon appropriée, en consommant des repas plus « écologiques », en plantant des arbres pour neutraliser les effets polluants de nos voyages, en préférant les produits de l'artisanat local à d'autres plus coûteux et nocifs, en se servant de matériaux recyclables ou biodégradables, en respectant la législation locale et en mettant en valeur la culture du lieu que nous visitons.

Nous avons parlé concrètement, en osant présenter des propositions idéales, que peut-être tous ne partagent pas, et des solutions capables de moins nuire à la nature, en écoutant la voix de Celui qui frappe à la porte, et qui nous encourage à mettre en œuvre de nouvelles façons de faire du tourisme, le tourisme durable.

4. Dans cette logique « écologique », il est extrêmement important de revenir au sens de la limite, contre le progrès fou et à tout prix, en fuyant l'obsession de posséder et de consommer. Le sens de la limite se cultive aussi lorsque l'on reconnaît l'altérité entre semblables et la transcendance du Créateur par rapport à ses créatures. Il existe quand nous ne prenons pas la place de ceux qui sont à côté de nous et quand nous accordons aux autres les droits que nous réclamons pour nous. Cela signifie que nous nous ouvrons à la conscience de la fraternité sur une Terre qui est à tous et pour tous, aujourd'hui et demain.

Chaque être humain - et le chrétien davantage encore - doit répondre de la planète durable, de la qualité de notre terre, qui sera aussi celle des prochaines générations. Tous les touristes, de même que toute la communauté internationale, devraient donc respecter et encourager une culture « verte » respectueuse de l'environnement, caractérisée, pour nous chrétiens en particulier, par les valeurs éthiques, au-delà des valeurs morales. Le livre de la Genèse parle d'un commencement où Dieu place l'homme comme gardien de la terre, pour la faire fructifier. Nos frères musulmans voient en lui le « majordome » de Dieu.

Par ailleurs, quand l'homme oublie d'être un fidèle serviteur de Dieu et de la terre, celle-ci se rebelle et devient un désert qui menace la survie. Il faut donc construire des liens forts entre les diverses générations afin que l'avenir soit possible ; il faut développer une austérité joyeuse, en choisissant ce qui n'est pas transitoire ni périssable. Il est nécessaire de cultiver la charité envers la terre aussi, en désarmant la logique de la mort et en encourageant l'amour pour ce cher espace qui nous appartient à tous, dans la mémoire du don, dans la responsabilité de chaque instant et dans le service constant de la fraternité, notamment en vue de ceux qui viendront après nous. De la sorte, une culture du tourisme responsable se développera aussi à l'égard des changements climatiques.

Ce sont notre vœu et notre souhait, pour lesquels nous élevons notre prière en cette année de grâce 2008.

Renato Raffaele Cardinal

Président

+ Archevêque Agostino Marchetto

Secrétaire

Du Vatican, le 18 Juin 2008

21:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vatican, societe, tourisme, ecologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |