07.04.2012
Samedi Saint, jour du Dieu caché
Benoît XVI célèbrera ce samedi soir la veillée pascale dans la basilique Saint-Pierre. Une cérémonie qui aura lieu à 21h heure de Rome, et que vous pourrez suivre en direct sur notre site internet avec commentaires en langue française (en cliquant sur "Vatican Player" en haut à gauche de notre page). Peu avant la veillée, le Pape, après avoir béni le feu allumera le cierge pascal à l'extérieur de la basilique, qui symbolise la présence vivante du Christ dans l'Église, avant que les fidèles n'allument à leur tour les cierges. Au cours de la liturgie de la Parole seront lues plusieurs lectures du livre de la Genèse, de l'Exode, du livre d'Ezechiel, de l'épitre de Saint Paul aux Romains. Après la lecture de l'Évangile et l'homélie, le Pape baptisera huit catéchumènes, cinq hommes et trois femmes originaires du Turkménistan, d’Albanie, des États-Unis, d’Allemagne, de Slovaquie, du Cameroun, d’Allemagne et d’Italie.
17:20 Écrit par Père Walter dans Actualité, Aujourd'hui sur Internet, liturgie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vatican player, cierge pascal, basilique, bible, lectures, homelie, catechumenes, bapteme, saint-suaire, turin, samedi saint, pape, benoit xvi, veille pascale, rome, internet |
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08.09.2011
La Parole de Dieu dans la vie spirituelle, chemin vers l'unité
Benoît XVI a adressé un message au Congrès œcuménique international de spiritualité orthodoxe organisé par le Monastère italien de Bose en collaboration avec les Patriarcats de Constantinople et Moscou. Le Pape souhaite que cette rencontre suscite un nouvel élan de communion spirituelle et de témoignage évangélique. Le thème de ce XIXe colloque, qui rassemble du 7 au 10 septembre d’éminents biblistes et de hauts représentants orthodoxes, est "La Parole de Dieu dans la vie spirituelle". L’objectif est de mettre en lumière l’unité essentielle entre l’Écriture Sainte, l’exégèse et la vie spirituelle, unité qui traverse toute la tradition des Églises d’Orient, et sous des formes différentes les Églises d’Occident. Parmi les axes de réflexions : les herméneutiques de la Bible élaborées par les Pères de l’Eglise et la dimension ecclésiale de la Parole de Dieu. Les participants ont également reçu des messages d’encouragement du Patriarche œcuménique de Constantinople Bartholoméos 1er et du Patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Cyrille 1er.
17:39 Écrit par Père Walter dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parole de dieu, unite, oecumenisme, bose, italie, turin, orthodoxe, spiritualite, monastere, evangile, colloque, ecriture sainte, exegese, vie spirituelle, orient, patriarches, constantinople, bartholomeos 1er, moscou, russie, cyrille 1er, benedictins, michel van parys, chevetogne, belgique |
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29.06.2011
Benoît XVI : 60 ans de sacerdoce dans la bonté de Dieu
Ce mercredi 29 juin, fête solennelle des Saints Pierre et Paul, patrons de Rome et de l’Église, la messe a été célébrée ce matin en la Basilique Saint Pierre. Une cérémonie marquée par la traditionnelle remise du pallium, étole de laine qui symbolise le lien entre l’évêque et le Pape. Le pallium a été remis à 46 nouveaux archevêques métropolitains. Parmi eux, les nouveaux archevêques de Turin, de Cotonou, de Québec, de Los Angeles ou encore de Montpellier, en la personne de Mgr Pierre Marie Carré. Mais ce 29 juin n’était pas tout à fait comme les autres, puisqu’il marquait le jour anniversaire des 60 ans de sacerdoce de Joseph Ratzinger. C’est donc une homélie très personnelle sur sa vie de pasteur et empreinte de souvenirs que le Pape a livré.
22:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, saints, joseph ratzinger, homelie, pretres, freising, allemagne, baviere, mchael von faulhaber, paul colonge, histoire, lille, chantal cononge, benit xvi la joie de croire, congregation pour le clerge, adoration, priere, vocations, clerge, saint pierre, saint paul, rome, basilique saint-pierre, pallium, eveques, turin, contonou, quebec, los angeles |
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03.06.2011
Erwin Tanner : 'le dialogue islamo-chrétien passe par le respect mutuel'
Les délégués des conférences épiscopales pour les relations avec les musulmans en Europe se sont rencontrés du 31 mai au 2 juin à Turin. Mercredi 1er juin, Mgr Maroun Lahham, archevêque de Tunis, a souligné que les initiatives de dialogue islamo-chrétien provenant du côté musulman sont en nette augmentation. Mais Mgr Lahham n’a pas caché sa crainte face à une certaine fatigue en Europe, une peur qui peut arriver à un « rejet de l’islam ». « Les relations entre chrétiens et musulmans ne seront jamais exemptes d’ombres ni d’incompréhensions », a-t-il reconnu mais il a invité chrétiens et musulmans à favoriser les échanges et les rencontres.
09:58 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ialogue, islam, turin, maroun lahham, tunis, eveques, suisse, europe, musulmans, eglise catholique, erwin tanner, conference episcopale |
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01.07.2010
À l’audience générale, le Pape met en avant la figure de Saint Joseph Cafasso
À l’audience générale, le Pape a présenté la figure de Saint Joseph Cafasso dont on vient de célébrer le 150e anniversaire de la mort.

Devant plus de 10 000 fidèles, rassemblés place Saint Pierre, Benoît XVI a souligné le zèle pastoral de ce prêtre de Turin qui offrit toute sa vie au Seigneur et au prochain. Il se consacra en particulier aux prisonniers, ce qui lui valut d’être proclamé par le Pape Pie XII « patron des prisons italiennes » et modèle pour les prêtres engagés dans la confession et la direction spirituelle.
Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressées aux pèlerins de langue française: >>

Chers Frères et Sœurs, nous venons de célébrer le 150eme anniversaire de la mort de saint Joseph Cafasso. Né près d’Asti en 1811, ce prêtre piémontais rejoint à Turin, quatre mois après son ordination à l’âge de 22 ans, l’Internat ecclésiastique de Saint François d’Assise pour se perfectionner en pastorale. Il ne quittera plus ce lieu où il deviendra professeur de théologie morale et directeur spirituel, puis recteur. Animé d’une riche vie intérieure et d’un grand zèle pastoral, il accompagna de nombreux prêtres, parmi lesquels plusieurs saints et fondateurs dont Jean Bosco. Pendant 25 ans, il aida celui-ci à donner la réponse personnelle que le Seigneur attendait de lui. Compétent en théologie morale, il acquit sa profonde connaissance du cœur humain pendant les nombreuses heures passées au confessionnal. Il développa aussi un apostolat très fécond auprès des prisonniers dont beaucoup rencontrèrent à travers lui la miséricorde de Dieu, ce qui lui valut plus tard le titre de patron des prisons italiennes. Mort en 1860, le Pape Pie XII le proposa comme modèle à tous les prêtres qui se consacrent à la confession et à la direction spirituelle.

Je suis heureux d’accueillir les pèlerins francophones, particulièrement ceux qui sont venus accompagner les nouveaux archevêques métropolitains à qui j’ai eu la joie de remettre le pallium. Je salue cordialement Monseigneur Albert Le Gatt, Archevêque de Saint-Boniface, Monseigneur Samuel Kleda, Archevêque de Douala, Monseigneur Joseph Atanga, Archevêque de Bertoua, Monseigneur André-Joseph Léonard, Archevêque de Malines-Bruxelles, Monseigneur Désiré Tsarahazana Archevêque de Toamasina et Monseigneur Pierre Nguyen Van Nhon, Archevêque de Hanoï. Je vous donne avec affection, ainsi qu’à tous les prêtres et aux fidèles de vos archidiocèses la Bénédiction Apostolique, en gage de paix et de joie dans le Seigneur !

(Radio Vatican)
18:30 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rome, joseph cafasso, saints, pretres, place saint-pierre, catechese, pape, benoit xvi, turin, italie, prisons, confession, direction spirituelle, archeveques, pallium |
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08.05.2010
Devant le Suaire à Turin, témoignage
Samedi 1er mai. Pas de moment plus favorable pour vénérer le Suaire de Turin que les premières vêpres du dimanche. Pas de temps plus lumineux qu'un premier samedi du mois de mai honorant la Vierge Marie où se trouve concentrée toute la foi de l'Église jusqu'à la fin des temps, Marie qui, « plus que toute autre, a contemplé Dieu dans le visage humain de Jésus » [1].
L'homme du Suaire devant lequel défilent tant d'hommes et de femmes plus ou moins éveillés, plus ou moins recueillis [2], qui est-il ? Est-il vraiment ce Jésus de Nazareth, crucifié, mort et mis au tombeau cette veille de « grand Sabbat », de « jour de la Pâque », abandonné de ses amis ? Pourquoi fascine-t-il tant ? Où est-il actuellement, l'homme qu'a enveloppé ce linceul vide mais si plein d'une présence qui émeut [3] ? Est-il vivant comme il l'avait promis ? Dieu l'a relevé, nous affirment les Écritures. Entrons un peu dans son mystère.
Entrons dans le mystère
Avec la dernière tranche horaire possible de 19h45 où le soir descend et où le gros de la foule s'est enfin égaillé, l'heure est propice. Le dôme San Giovanni s'est vidé de ses derniers visiteurs, plus touristes bruyants de capharnaüm que pèlerins silencieux dans une enceinte sacrée.
Le parcours éprouvant proposé a déjà duré trois quarts d'heure : pas de musique, pas d'enseignement ni de prières. Seules de rares reproductions de descentes de Croix et de mises au tombeau célèbres ponctuent un cheminement aride. Une halte audiovisuelle sobre annonce l'imminence du but. Enfin on se tait. Il était temps. On lève alors les yeux vers l'impressionnante image inexpliquée de l’écran que dans quelques minutes chacun verra de ses yeux en vrai et pourra vénérer. L'œil est pour le moment guidé : à gauche, le corps de face, à droite le corps de dos. Puis zoom sur le visage, le thorax, les pieds, le dos... L'image est à scruter pour se révéler.
La voilà soudain : grand drap mortuaire sur lequel se laissent voir les traces d'un corps supplicié, d'une victime blessée à mort au cœur. Souffrance extrême d'un homme flagellé atrocement, d’un roi couronné d'un casque d'épines, d’un serviteur aux mains et aux pieds percés par des clous, au côté droit transpercé [4]. La relique parle, « miroir de l’Évangile, reflet de la souffrance et de l’impuissance humaine, image de l’Amour de Dieu, au-delà du péché de l’homme, image du silence de la mort et de Dieu, triomphe sur l’éphémère, la mort, l’impuissance et le désespoir » avait dit Jean-Paul II le 24 mai 1998.
« Ton silence hurle pour la vérité » affiche aujourd'hui la légende d'un grand panneau à l'extérieur du Dôme. Rien de plus juste. Le message se fait plus explicite en 2010 qu’en 2000, ose infléchir la réponse : l'homme du Suaire n’est-il pas Jésus, le Christ ressuscité laissant sa marque glorieuse de crucifié au monde du XXIe siècle traumatisé par tant de morts, signe non contraignant et silencieux pouvant renforcer la foi fragile des hommes de ce temps [5] ?
En contemplant l'état victimal de ce corps abandonné pour une part à la puissance de la mort et de Satan, en admirant le visage paisible de l'homme insigne, « Roi qui dort », que de questions !
Il est vraiment beau ce visage
Il est vraiment beau ce visage d'homme, comme celui d'un Fils bien-aimé si connu au point qu'on peut y voir « le saint visage du visage de Dieu », Santo volto Dei voltu [6]. L'état victimal, c'est cela qui frappe, l'offrande libre de ce corps nu offert aux regards qui fait entrer dans la Passion de Jésus mais aussi dans sa gloire, dans les secrets de son sacerdoce, prêtre et victime, qui a été éprouvé en tout excepté le péché. « Le sang de l'amour s'est imprimé » affiche un autre panneau dehors. Oui, le sang de l'Agneau qui porte l'iniquité du monde est rouge sur ce lin blanc, pour nous. Passio Christi, Passio hominis...
Passio Ecclesiae, aurions-nous envie d'ajouter. L’Église sacrement vit ce samedi saint plus que jamais, passe par le sépulcre elle aussi.
Vivant de plein fouet cette Passion de l'Église, Benoît XVI en visite à Turin ce dimanche 2 mai, et à qui la ville a manifesté un accueil débordant de joie a insisté sur cet aspect lors de l'homélie de la grand messe Place San Carlo :
« Celui qui a été crucifié, qui a partagé notre souffrance, comme nous le rappelle également de manière éloquente le Saint-Suaire, est celui qui est ressuscité et il veut nous réunir tous dans son amour. Il s'agit d'une espérance merveilleuse, “forte” solide, car, comme le dit l'Apocalypse : “(Dieu) essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu.” Le Saint-Suaire ne transmet-il peut-être pas le même message ? Dans celui-ci nous voyons, comme reflétées, nos souffrances dans les souffrances du Christ : Passio Christi. Passio hominis. »
La mort n'a pas le dernier mot, non ce n'est plus possible. Le pape ne vient-il pas de le dire avec la profession de foi en la résurrection, « la première chose absolument nouvelle, glorification céleste du Christ ». Le Suaire révèle le grand prêtre souverain qui a traversé les cieux, Jésus le fils de Dieu, compatissant. Quand nous le regardons, nous espérons bien son intervention en faveur des hommes, en faveur de nous. L'on revient alors prier au Dôme dans la tente de l'adoration.
À côté, une large place est ménagée aux confessionnaux ; des prêtres de toute nationalité reçoivent les pénitents que le suaire a touchés au plus près dans leur désir de Dieu, de Dieu qui donne un cœur nouveau. On regrette seulement de constater qu'il n'y a pas foule. Gâchis. Le mal et le péché n'existeraient donc plus ?
« Être l’expression crédible de la face du Christ »
Il y eut aussi la rencontre très réussie du pape avec les jeunes l’après-midi autour de l'héritage de la vie éternelle, des choses éternelles, thème peu facile à aborder aujourd’hui dans une société dont le mot d’ordre est « changement » avec son exercice exaltant de la liberté. Thème pourtant incontournable porté par le Suaire. Le pape tient à affirmer Place San Carlo toujours l'importance d'une vie reflet de Dieu, d'une vie fondée sur des choix définitifs dont il ne faut pas avoir peur – mariage, sacerdoce ou vie consacrée.
L'attente a été longue mais l'ambiance était à la liesse malgré la pluie et l'orage qui venait. Il y eut bien sûr les habituelles manifestations de musique et de chants festifs, avec la prestation jazzy de l’Antillais Georges Ellyot : un premier chant inspiré du psaume 8, « Qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui », puis un deuxième tout simple, « Marche avec lui sans te retourner ».
Les jeunes furent tout ouïe quand le Saint-Père parla.
« Le Saint-Suaire est d'une importance particulière pour vous, une invitation à donner à votre esprit le visage de Dieu, à être vous-mêmes, dans votre environnement avec vos pairs, l'expression crédible de la face du Christ. »
Le pape les exhorta à se mettre sous la protection de « Marie, vénérée dans [leurs] sanctuaires mariaux » et de « saint Jean Bosco, patron de la jeunesse » qui les aideront « à suivre le Christ sans jamais [les] lasser. » Convoquée de manière spéciale la devise du bienheureux Pier-Giorgio Frassati qui aimait répéter qu'il fallait « vivre et non vivoter ». Ce que le pape enjoignit les jeunes de faire avant d’entonner un Notre-Père, de les bénir et de prendre congé.
La journée s’achève sous les grondements de tonnerre et dans l’obscurité de nuages lourds comme l’image d’un dépit des forces contrariées du monde. Tant de lumière a lui pendant ces heures trop rapides où, avec le pape, grâce au pape, chacun voulait voir de manière plus ou moins avouée la gloire du Seigneur !
7 Mai 2010 |
Exposition jusqu'au 23 mai
Homélie de la messe pontificale
Regina Cæli
Méditation devant le suaire
Saint-Suaire : le site officiel
[1] Regina Caeli, Place San Carlo, 2 mai.
[2] Audience générale du mercredi 5 mai : « Dimanche dernier, au cours de ma visite pastorale à Turin, j'ai eu la joie de m'arrêter pour prier devant le Saint-Suaire, en m'unissant aux plus de deux millions de pèlerins qui ont pu le contempler au cours de l'Ostension solennelle de ces jours-ci. »
[3] Méditation par l’archevêque de Vienne dans la cathédrale de Turin, 13 avril, de la vérité de foi confessée dans le credo « il descendit aux enfers (descendit ad inferos) ». Pour la rédemption de l'homme il était nécessaire « que Jésus Christ “goûte” aussi à la mort, qu'il expérimente vraiment l'état de mort, comme nous le montre le Saint-Suaire de façon si bouleversante ». « Il n'est pas facile aujourd'hui de comprendre cet article de foi. La vérité de la foi vous est formulée à travers des concepts provenant d'un imaginaire qui nous est étranger. L'idée d'un “royaume de la mort”, d'un “monde inférieur” en dessous du monde dans lequel nous vivons, d'un “enfer” renfermant les âmes des morts paraît beaucoup trop éloigné de notre conscience rationnelle moderne ».
[4] Père Marie-Dominique Philippe, o.p., Le Secret du Père, Saint-Paul, 2000, p. 86. « C'est le crucifié qui ressuscite, et il demeure éternellement le Crucifié ; ses plaies demeurent dans la gloire comme des trophées. »
[5] « Chers frères et sœurs, à notre époque, en particulier après avoir traversé le siècle dernier, l'humanité est devenue particulièrement sensible au mystère du Samedi Saint. Dieu caché fait partie de la spiritualité de l'homme contemporain, de façon existentielle, presque inconsciente, comme un vide dans le cœur qui s'est élargi toujours plus. Vers la fin du XIXe siècle, Nietzsche écrivait : “Dieu est mort! Et c'est nous qui l'avons tué !” Cette célèbre expression est, si nous regardons bien, prise presque à la lettre par la tradition chrétienne, nous la répétons souvent dans la Via Crucis, peut-être sans nous rendre pleinement compte de ce que nous disons. Après les deux guerres mondiales, les lager et les goulag, Hiroshima et Nagasaki, notre époque est devenue dans une mesure toujours plus grande un Samedi Saint: l'obscurité de ce jour interpelle tous ceux qui s'interrogent sur la vie, et de façon particulière nous interpelle, nous croyants. Nous aussi nous avons affaire avec cette obscurité. »
[6] Devise retenue pour la rencontre avec les jeunes.
06:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint suaire, pape, linceul, georges ellyot, benoit xvi, turin, vierge marie, jesus, christ, jean paul ii, jeunes, jean bosco, saints, pier-giorgio frassati, passion |
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03.05.2010
Benoît XVI invite les jeunes à faire des choix définitifs
C’est une foule de jeunes en liesse qui a accueilli Benoît XVI, ce dimanche après-midi, sur la place Saint-Charles à Turin, une place noire de monde malgré la pluie.

Plusieurs fois interrompu par les applaudissements, le Pape a invité les jeunes à avoir le courage d’opter pour l’essentiel, de faire des choix définitifs qui donnent un sens à l’existence et à les vivre fidèlement en dépit d’un contexte culturel qui favorise l’éphémère, l’égoïsme et l’individualisme. Le changement – a-t-il dit - n’est pas un gage de bonheur et de liberté.

Le compte-rendu de Xavier Sartre (Radio Vatican): >>
09:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint suaire, linceul, jeunes, egoisme, changement, bonheur, liberte, individualisme, pape, benoit xvi, italie, turin |
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Devant le Saint-Suaire, Benoît XVI compare notre époque au Samedi Saint
Visiblement ému, Benoît XVI s’est recueilli en silence, pendant plusieurs minutes, devant le Saint-Suaire, ce dimanche soir à Turin.

Ce moment, a-t-il confié, il l’avait attendu avec impatience, peut-être parce que les années l’ont rendu plus sensible au message de cette Icône extraordinaire. Et il l’a vécu intensément, en tant que successeur de Pierre qui porte toute l’Eglise et toute l’humanité dans son cœur.

Dans une méditation émouvante, le Pape a qualifié le linceul de Turin d’icône du Samedi Saint, le jour où Dieu s’est caché, jour de silence et de solitude. A notre époque, surtout après les événements du siècle dernier, l’humanité est devenue particulièrement sensible au mystère du Samedi Saint ; l’éclipse de Dieu fait partie de la spiritualité de l’homme contemporain, de manière existentielle, presqu’inconsciente, comme un vide dans le cœur qui ne cesse de s’agrandir.

A la fin du XIX° siècle, Nietzsche écrivait : « Dieu est mort ! Nous l’avons tué ! » Après deux guerres mondiales, les camps et les goulags, Hiroshima et Nagasaki, notre époque est devenue toujours plus un Samedi Saint.
Mais, comme une photographie, l’icône a un positif et un négatif. C’est pour cela que des milliers et des milliers de personnes viennent la vénérer car elles y voient non seulement l’obscurité mais aussi la lumière ; non pas tant la défaite de la vie et de l’amour, mais plutôt la victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la haine. Le linceul est une Icône écrite avec du sang. Mais toute trace de sang parle d’amour et de vie.

(Radio Vatican)
06:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, turin, italie, saint suaire, eglise, linceul, samedi saint, spiritualite, nietzsche, guerres, goulags, hiroshima, nagasaki, icone |
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02.05.2010
Le linceul de Turin, miroir de nos souffrances et signe d'espérance

Benoît XVI en visite à Turin, capitale du Piémont en Italie du Nord, à l’occasion de l’ostension du Saint-Suaire, exposé dans la cathédrale depuis le 10 avril et jusqu’au 23 mai.

Au cours d’une messe célébrée en plein air, ce dimanche matin, devant des dizaines de milliers de fidèles, le Pape a relevé que le Saint-Suaire est le miroir des souffrances du monde mais aussi un signe d’espérance. Parmi les problèmes de notre temps, il a mentionné, notamment, la précarité du travail et la fragilité de l’institution familiale.

Le compte rendu de cette messe avec Romilda Ferrauto (Radio Vatican): >> 
17:28 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : famille, pape, benoit xvi, turin, saint suaire, piemont, italie, ostensions, cathedrales, dimanche, messes, souffrances, travail |
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12.04.2010
Le Pape prie pour la Pologne et invite, lors de la prière du Regina Caeli, à suivre les traces du curé d'Ars
Au lendemain de la mort du président polonais dans un tragique accident d’avion en Russie, le Pape a, une fois encore, fait part de sa peine et assuré qu’il priait pour la Pologne.
Benoît XVI a également confié sa joie de se rendre à Turin pour y vénérer le Saint Suaire. Juste auparavant, lors de la prière du Regina Caeli, à Castel Gandolfo, il soulignait l’urgence d’une annonce et d’un témoignage de la vérité de l’Amour, à l’image du Saint curé d’Ars.
Xavier Sartre (Radio Vatican): >>

Alors que la Pologne est encore sous le choc après la mort samedi dans un accident d’avion de 95 passagers, dont le président polonais Lech Kaczynski et son épouse, Benoît XVI, s’est de nouveau adressé, ce dimanche, au peuple polonais. Après la prière du Regina Caeli, le Pape a, exprimé ses profondes condoléances, et s’adressant directement aux pèlerins polonais présents, il a évoqué sa profonde douleur à l’annonce de l’accident.
"Tous sont morts, a-t-il déclaré, dans le voyage à Katyn, lieu du supplice de milliers d’officiers polonais assassinés il y a soixante-dix ans. Je les confie tous à la miséricorde de Dieu".
08:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, pape, benoit xvi, pologne, turin, saint suaire, regina caeli, castel gandolfo, verite, amour, cure d ars, saints, lech kaczynski, katyn |
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