27.11.2009

Washington: L’Eglise catholique 'en disgrâce' pour vouloir protéger les enfants

Les institutions catholiques d’aide rompent leur collaboration avec Washington


ROME, Jeudi 26 novembre 2009 (ZENIT.org) - Devant la détermination des législateurs à vouloir redéfinir le mariage, l'archidiocèse de Washington D.C. (Etats-Unis) a déclaré ne pas avoir d'autre choix que d'interrompre sa collaboration avec la municipalité de la ville de Washington.

Une norme sur « l'égalité du mariage civil » impliquerait que les institutions catholiques garantissent les mêmes avantages aux employés qui ont une union homosexuelle qu'à ceux  qui sont mariés à une personne de sexe diffèrent. Dans ce contexte sont également en jeu les accréditations et/ou licences des institutions éducatives et professionnelles catholiques. 

 

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Dans un article d'opinion sur le Washington Post de mardi dernier, l'archevêque Mgr Donald Wuerl (photo) expliqué pourquoi la loi oblige l'archidiocèse à cesser sa collaboration.

L'Eglise, affirme-t-il, n'a pas lancé de défi ni d'ultimatum, mais reconnaît simplement que « les nouvelles mesures dictées par la ville à l'encontre des organisations religieuses afin que celles-ci reconnaissent les mariages homosexuels dans leurs politiques, pourraient réduire notre capacité de fournir le niveau de service que nous avons déjà ».

« Cela est dû au fait que le district demande aux institutions caritatives catholiques de certifier qu'elles respectent les lois de la ville quand des contrats et des donations sont demandées. Etant donné que les organismes catholiques de charité ne peuvent respecter les règles civiles et promouvoir les mariages homosexuels, la ville devra rejeter contrats et licences », explique-t-il. 

 

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Helen Alvaré (photo), experte en droit de la Fondation Culture of Life, a commenté la situation, soulignant  que le point fondamental, à son avis, est que « tous ceux qui voudraient redéfinir le mariage insistent sur le fait que les enfants, dans ces relations, pourraient ne pas mériter une reconnaissance particulière et le soutien de la loi et de la communauté ; l'Eglise catholique insiste sur le fait qu'ils ont besoin de cette reconnaissance et de ce soutien et qu'ils devraient l'avoir ». 

Les enfants, a-t-elle insisté, sont au cœur de cette bataille.

Helen Alvaré constate que pendant trop de temps, le droit de la famille a changé arrivant jusqu'à « faire passer avant les intérêts des adultes ».

« Après des décennies d'expérimentation sur la base de ce modèle, sociologues, psychologues, voire certains législateurs ont commencé à comprendre que ni la liberté des adultes ni celle des enfants n'a progressé dans la direction 'les adultes en premier' ».

La juriste pense que si les conseillers du district de Columbia « se permettaient de penser de manière plus large au bien-être des enfants et de leurs familles, ces mêmes conseillers devraient aussi craindre de perdre la collaboration d'un organisme qui, si profondément engagé pour le bien-être des enfants, est prêt à passer devant le tribunal de l'opinion publique parce qu'il défend leurs intérêts ».

18.09.2009

Menace sur le respect du mariage au Luxembourg

Le programme du gouvernement luxembourgeois présenté le 29 juillet dernier prévoit l’ouverture du mariage « aux personnes de même sexe ». Les intellectuels et dirigeants catholiques du Cercle Beaumont réagissent, stupéfaits par ce projet soutenu par des chrétiens sociaux.

LE CERCLE BEAUMONT constate tout d’abord que la question de l’ouverture du mariage aux « personnes de même sexe » n’a pas été abordée pendant sa campagne électorale par le principal parti de la coalition, à savoir le CSV (Chrëschtlech Sozial Vollekspartei-Parti populaire chrétien social). L’annonce du 29 juillet 2009 ne reflète donc en aucun cas l’opinion des électeurs, et en particulier ceux du CSV. Le Cercle Beaumont s’interroge par conséquent sur les motivations de la direction de ce parti.

Si elle paraît actuellement en vogue, du moins en certaines régions, la proposition visant à autoriser les personnes de même sexe (c’est-à-dire les personnes homosexuelles) à contracter mariage dénature radicalement la réalité du mariage et ce qui en constitue la caractéristique principale, à savoir la différence sexuelle. Le Cercle Beaumont réaffirme la définition, classique, du mariage : l’union stable d’un homme et d’une femme.

À cet égard, le Cercle Beaumont rejoint le constat formulé par l’anthropologue structuraliste Françoise Héritier, peu suspecte de sympathie pour la pensée judéo-chrétienne, qui note : « Il n’y a pas de sociétés qui aient jamais été fondées en donnant le même poids à des unions homosexuelles et à des unions hétérosexuelles. C’est une simple constatation que font les historiens ou les anthropologues » (entretien accordé à la Radio France-Culture, repris par les Editions de l’Aube en 2008).
 
Loin de faire l’unanimité, la légalisation du « mariage homosexuel » est en butte à des très fortes oppositions dans de nombreuses juridictions. Aux États-Unis même, territoire emblématique, tous les référendums populaires réaffirment avec régularité la définition du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. D’autres pays ont décidé d’inscrire dans leur constitution cette définition afin de couper court à toute initiative « politiquement correcte ». Allant plus loin, certains États ont même décidé d’interdire l’adoption d’enfants par des ressortissants de juridictions ayant légalisé le « mariage homosexuel ».  

Le Cercle Beaumont note qu’au-delà de la question du « mariage homosexuel », le programme gouvernemental envisage d’introduire la « dimension du genre… comme axe horizontal et vertical dans les formations universitaires et les activités de recherche de l’Université du Luxembourg » (point 4 b) du programme défini pour le ministère de l’Égalité des chances). Cette proposition n’est pas anodine : en effet, selon l’idéologie du genre, la différence sexuelle n’est pas d’abord physique ni biologique, mais culturelle. Le sexe n’étant que construction culturelle, les catégories « homme » et « femme » peuvent tomber.

Le Cercle Beaumont attire l’attention du public et des décideurs sur les dérives possibles auxquelles peut donner la diffusion des concepts liés à cette idéologie.

Une forme subtile de discrimination tend à se répandre et à s’imposer. Alors que les institutions publiques, et en premier lieu, l’État, reconnaissent diverses formes d’union et de cohabitation (mariage, concubinage, partenariat sous la forme du « pacs », union libre), elles imposent le mariage civil préalable aux couples qui veulent se marier religieusement. En d’autres termes, et à titre d’exemple, un couple en situation de partenariat ne peut obtenir un mariage religieux.

Le Cercle Beaumont en appelle à l’ouverture intellectuelle de la classe politique pour qu’au Luxembourg, comme dans plusieurs autres pays européens, le mariage prononcé par les autorités religieuses soit reconnu par les autorités civiles.

Enfin, la loi disant, hélas, de moins en moins le droit et acceptant de plus en plus l’inacceptable, le Cercle Beaumont lance un appel citoyen au public pour s’opposer au projet de la coalition gouvernementale. Il soutient dès à présent toute initiative défendant et promouvant le mariage.  

Luxembourg, le 8 septembre 2009.

 

18 septembre 2009 | Christian Descoups

libertepolitique.com