16.05.2012

Benoît XVI souhaite que le repos dominical soit sauvegardé

1_0_588362.jpegBenoît XVI souhaite que le travail n’entrave pas la vie des familles. Le Pape, qui s’exprimait à l’occasion de l’audience générale, ce mercredi, a fait allusion à la célébration, le 15 mai, de la Journée internationale des Familles, instituée par les Nations Unies. Cette Journée était consacrée cette année à l’équilibre entre deux réalités interdépendantes : la famille et le travail. Benoît XVI a souhaité que le travail soutienne et unisse les familles, qu’il les aide à s’ouvrir à la vie et à entrer en relation avec la société et avec l’Eglise. Il demande également que le Dimanche, jour du Seigneur, soit sauvegardé. Le dimanche doit être un jour de repos et l’occasion de renforcer les liens familiaux. 

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02.05.2012

L’écologie au féminin

1_0_584089.jpegLa défense de l’environnement c’est l’affaire de tous, et tout particulièrement de celles qui donnent la vie. Les femmes sont en effet liées de façon étroite à leur environnement. Elles accomplissent des tâches au quotidien aux multiples conséquences. Dans cette perspective, leurs choix éco-responsables peuvent être déterminants. C’est en partant de ce constat que Carla De Haut, auteur de « l’éco-attitude au féminin », a décidé de créer un site internet pour conseiller de manière simple et efficace les femmes qui souhaitent prendre leurs responsabilités dans leur vie quotidienne, des femmes qui n’oublient pas les problèmes environnementaux malgré la crise économique qui secoue les pays occidentaux. 

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04.03.2012

Mgr Monsengwo : Combattre le mensonge

monsengwo.jpgCité du Vatican, 2 mars 2012 (VIS). La première partie des méditations du Cardinal Monsengwo Pasinya pour la retraite de la Curie romaine, prêchée depuis dimanche en présence de Benoît XVI aborde la communion du chrétien avec Dieu. Partant du signe de la croix, le prédicateur a proposé une réflexion sur Dieu comme vie, lumière, vérité et miséricorde, qui aime le monde. Puis il s'est penché sur le manque de foi en Jésus et sur le Christ face au manquements du prêtre. Le signe de croix, a-t-il dit, va bien au-delà d'une coutume car « il ajoute à chaque action la beauté de la conscience, et le dynamisme de la liberté... Signifiant sacrifice par amour, la mort pour la résurrection », ce geste de renoncer à la vanité et au succès, à la possession et à la domination, pour consacrer au Christ nos actions ».

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16.10.2011

Le Pape annonce une «Année de la Foi»

pape annee de la foi.jpgCe dimanche, Benoît XVI a présidé une messe pour les nouveaux évangélisateurs dans la basilique Saint-Pierre à Rome. Afin de redonner une nouvelle impulsion à la mission de l'Eglise, le Pape a décrété une «Année de la Foi» qui débutera le 11 octobre 2012, jour du 50ème anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II et qui se terminera le 24 novembre 2013, jour de la solennité du Christ Roi de l'Univers. 

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31.03.2011

Benoît XVI dénonce les attaques contre la famille

CELAM.jpgNouveau plaidoyer du Pape en faveur de la famille, cellule de base de la société, soumise à de nombreuses attaques. Alors que se tient en Colombie une rencontre des évêques responsables des commissions épiscopales d’Amérique latine et des Caraïbes, chargées de la famille et de la vie, Benoît XVI souligne, dans un message, que nous ne pouvons pas rester indifférents face à de tels défis.

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04.01.2011

Benoît XVI aux familles madrilènes : "Soyez fortes dans l’amour !"

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"Soyez forts dans l’amour !" Benoît XVI s’est adressé ce dimanche aux nombreux parents et enfants réunis par l’Eglise espagnole dans le centre de Madrid, sur la place de Colón, pour célébrer avec joie, dit le Pape, les valeurs du mariage et de la famille.

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16.11.2010

Protection de la vie: Benoît XVI recommande des veillées de prière

 

veillee pour la vie.jpgAppel à organiser des veillées de prière pour l’entrée en Avent

 

ROME, Dimanche 14 novembre 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI encourage l'organisation d'une veillée de prière « pour la vie naissante », dans les paroisses du monde entier, à l'occasion de l'entrée dans le temps de l'Avent, temps liturgique de préparation à la célébration de la Nativité. Il s'agit d'« invoquer la protection divine sur tout être humain appelé à l'existence ».

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23.07.2010

Brésil - En vue des prochaines élections, les évêques invitent à soutenir ceux qui défendent la vie, le mariage et la paix

Rio De Janeiro.jpgRio de Janeiro (Agence Fides) – En vue des prochaines élections du mois d’octobre, les évêques de la région orientale du Brésil, dans l’état de Rio de Janeiro, ont invité les fidèles à soutenir les candidats qui se déclarent favorables à la vie, de sa conception jusqu’à la mort naturelle, à la famille et à la liberté d’instruction.

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06.05.2010

Benoît XVI invite les prêtres à rechercher la perfection morale

Ce mercredi, à l’audience générale, le Pape a invité les prêtres à rechercher sans cesse la perfection morale.

 

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Devant quelque 15 000 personnes rassemblées sur la place Saint-Pierre, Benoît XVI a proposé une méditation sur le ministère sacerdotal en rappelant que le peuple de Dieu s’attend à juste titre à avoir des prêtres saints – en dépit des faiblesses humaines – capables de sanctifier et de servir de pont entre Dieu et les hommes.

Le Pape a également invité les prêtres à faire du confessionnal le lieu de la Réconciliation et à y être plus présents !

 

 

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Mais ses encouragements s’adressaient aussi aux fidèles qui doivent être proches de leurs prêtres, surtout dans les situations difficiles.

Autre thème évoqué par Benoît XVI : le mariage, instrument de salut pour toute la société. Comme tous les objectifs importants, il exige que l’on soit prêt à sacrifier ses intérêts pour le bien de l’autre. Il requiert des efforts de tolérance et de pardon. Il invite à entretenir et protéger le don d’une vie nouvelle.

Enfin, le Pape s’est dit très heureux de se rendre au Portugal, du 11 au 14 mai, pour le 10 anniversaire de la béatification des petits bergers de Fatima.

Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française: >>



 

 

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Résumé de la catéchèse en langue française


 Chers frères et sœurs, le Saint Suaire devant lequel j’ai prié dimanche dernier, nous aide à contempler le Ressuscité dont la mission rédemptrice se poursuit aujourd’hui par le ministère des prêtres. Le prêtre a reçu mission de sanctifier les hommes, surtout par les Sacrements et par le Culte de l’Église. Sanctifier une personne signifie la mettre en contact avec Dieu, avec son être de lumière, de vérité et de pur amour. Et ce contact transforme la personne. Les prêtres doivent être comme des ponts qui favorisent la rencontre avec Dieu. Ils doivent être disponibles, généreux et attentifs à offrir à leurs frères les trésors de la grâce de Dieu dont ils ne sont pas les propriétaires mais les gardiens et les administrateurs. Se rappelant que l’annonce missionnaire et le culte sont inséparables, le prêtre, comme le Curé d’Ars, doit donner la primauté au munus sanctificandi. Puissiez-vous vivre, chers prêtres, avec joie et avec amour la Liturgie et le culte ! Puissiez-vous aussi faire du confessionnal le lieu de la Réconciliation et y être plus présents ! Puissiez-vous enfin célébrer et vivre avec intensité l’Eucharistie qui est le centre de la mission de sanctification ! Quant à vous chers frères et sœurs, priez pour vos prêtres afin qu’ils soient toujours des Pasteurs selon le cœur de Dieu.

Je suis heureux de vous accueillir chers pèlerins francophones particulièrement les étudiants et les paroissiens présents. Je salue aussi chaleureusement les Camerounais qui sont parmi nous. Que Dieu vous bénisse !

 

(Radio Vatican)

12.04.2010

Il faut sauver le catholique Kennedy. Une réponse à Mgr Chaput

L'archevêque de Denver a accusé ce président d'avoir fait sortir la religion de la sphère publique. Le professeur Diotallevi répond : "L'Église ne gagne rien à trop s'appuyer sur le pouvoir politique, même quand il est amical"


par Sandro Magister




ROME, le 11 avril 2010 – La réfutation par l'archevêque de Denver, Charles J. Chaput, du célèbre discours où John Kennedy avait expliqué aux Américains, il y a juste cinquante ans, que le catholique qu’il était pouvait être un bon président, est de celles qui laissent une trace.

Le réquisitoire de Chaput a été publié intégralement  quelques heures après que l'archevêque l'eut prononcé, le 1er mars 2010, à la Baptist University de Houston, la ville même où Kennedy avait prononcé son discours :

> La doctrine du catholique Kennedy? À oublier

Chaput compte parmi les personnalités les plus influentes de l'épiscopat des États-Unis. Avec le cardinal Francis George, archevêque de Chicago et président de la conférence des évêques des États-Unis, il est l’un des leaders du nouveau courant de l’Église catholique américaine, en grande harmonie avec Benoît XVI. Un groupe dont fait également partie le nouvel archevêque coadjuteur de Los Angeles, José Horacio Gómez, nommé il y a quelques jours par le pape dans ce diocèse qui est le plus grand du pays.

Et bien, d’après Chaput, le catholique Kennedy aurait contribué par ce discours non pas à assurer une présence plus efficace de la foi chrétienne dans la sphère publique, mais à provoquer une désastreuse séparation de l’Église et de l’État, à confiner la foi religieuse dans le secret des consciences et en définitive à la vider de son contenu.

Autrement dit, le catholique Kennedy aurait favorisé un modèle de société s’inspirant davantage de la "laïcité" [en français dans le texte] agressive à la française que de la "religious freedom" qui caractérise l'Amérique.

La controverse n’est pas seulement académique. Depuis que Barack Obama est président, elle est au centre de la confrontation entre la politique qu’il mène et les prises de position de l'épiscopat catholique américain, surtout en ce qui concerne la vie, la famille et l'éducation.

C’est une controverse qui traverse et divise également le monde catholique, aux États-Unis et ailleurs. Chaput a-t-il raison de réfuter aussi durement Kennedy ?

Depuis Rome, un chercheur très compétent en ce domaine, le professeur Luca Diotallevi, répond à l’archevêque de Denver à travers la note publiée ci-dessous.

Diotallevi enseigne la sociologie à l'Université Rome III et il a été senior fellow du Center for the Study of World Religions de la Harvard Divinity School. Il a publié récemment, aux éditions Rubbettino, un livre consacré précisément aux questions discutées par Chaput : "Una alternativa alla laicità" [Une alternative à la laïcité].

Dans cet ouvrage et dans d’autres, Diotallevi a toujours accordé une attention et une prédilection particulières au modèle américain de "religious freedom".

Il ne prend pas, à proprement parler, la défense de Kennedy mais il critique la critique que Chaput fait de celui-ci. C’est d’autant plus intéressant que le professeur Diotallevi est le vice-président du comité scientifique des "Settimane sociali" [Semaines sociales] des catholiques italiens et le spécialiste des sciences politiques le plus écouté par la conférence des évêques d’Italie, présidée hier par le cardinal Camillo Ruini et aujourd’hui par le cardinal Angelo Bagnasco.



ON PEUT SÉPARER L’EGLISE DE L’ETAT, C’EST MÊME UN DEVOIR

par Luca Diotallevi



Dans une conférence, Mgr Charles J. Chaput a affirmé qu’il y a un lien de cause à effet entre le célèbre discours prononcé par John F. Kennedy en 1960 à Houston, devant une assistance de pasteurs protestants, et le courant "secular" qui s’est ensuite répandu dans la culture américaine à la fin des années 60 et dans les années 70. Cette conférence mérite d’être commentée.

Pour faire court, je me limiterai à proposer deux observations critiques et deux axes de recherches.

La première observation critique concerne le caractère "secular" du discours de Kennedy. Nous savons par les historiens que l’une des sources de ce texte était une note préparée pour le futur président par le théologien jésuite John Courtney Murray qui, au cours du concile Vatican II, allait jouer un rôle décisif dans la rédaction de la déclaration "Dignitatis humanae". C’était déjà alors l’un des grands spécialistes des rapports entre la doctrine sociale de l’Église et la théorie et la pratique politiques contemporaines ; John Kennedy lui avait donc demandé dans quelles conditions un catholique pouvait ou non assumer une fonction publique comme celle de président des Etats-Unis d'Amérique, pour laquelle il s’apprêtait à faire campagne. Le discours ayant été influencé par cette source – facile à retrouver – on peut difficilement le considérer comme "secular". Bien entendu, l’influence d’une source ne dispense pas d’analyser le texte en soi, mais elle justifie une certaine prudence dans son interprétation.

La seconde observation critique concerne la “culture protestante” dont Kennedy se serait rapproché par ce discours. Les pasteurs protestants auxquels il s’adressait à cette occasion étaient tout sauf “laïcistes", tout sauf tièdes quant à la possibilité de manifester l'expérience chrétienne dans tous les aspects de la vie publique. Un homme politique expérimenté comme John Kennedy n’aurait jamais affronté un public de ce genre, dont il espérait obtenir l’approbation, en proposant une atténuation ou une suppression de la dimension publique de l’expérience chrétienne. Il serait tout à fait nécessaire de faire une analyse approfondie des sources, y compris religieuses bien sûr, de la culture "secular" qui, au cours des années qui ont suivi, se sont manifestées avec vigueur dans la vie publique aux Etats-Unis. Mais une telle analyse devrait menée en étant capable de faire une distinction entre les nombreuses composantes du “monde protestant” d’Amérique du Nord et en particulier de celui des années 50.

Voici maintenant deux réflexions à caractère plus général qui constituent une invitation à poursuivre et à approfondir la recherche et la confrontation.

La première est que le mot "Église" revient souvent dans le discours de Mgr Chaput. Son utilisation dans le domaine empirique – si on veut l’employer en lui donnant un sens compatible avec celui qui lui est attribué dans le domaine théologique par le magistère catholique – est très compliquée, même si elle n’est certainement pas impossible. Mgr Chaput rejette la séparation absolue entre l’Église et l’État ; il insiste sur l’opposition entre ceux qui veulent marginaliser l’Église et ceux qui, au contraire, veulent la remettre en position d’influencer plus ou moins directement tous les domaines de la vie sociale. Dans mon essai "Una alternativa alla laicità" [Une alternative à la laïcité], pour faire apparaître la différence entre le modèle français de la "laïcité" [en français dans le texte] et le modèle anglo-saxon de la liberté religieuse, j’ai jugé opportun de ne jamais utiliser le concept d’Église, parce qu’il est trop vaste. En effet, pour ne donner que trois exemples, l'action du baptisé qui prend et exerce des responsabilités politiques est une manifestation de l’Église ; une intervention publique de l'épiscopat est une manifestation de l’Église ; l'exercice d’un pouvoir ecclésiastique comme la nomination d’un évêque ou la validité dans l'ordre civil d’un mariage célébré selon un rite religieux est une manifestation de l’Église. La séparation des pouvoirs politiques et des pouvoirs religieux – question dont je me suis occupé et à laquelle Mgr Chaput donne également de l’importance – n’implique en aucune manière une séparation radicale entre toute forme d’action chrétienne (et par là même ecclésiale) et toute forme d’action politique ou plus généralement publique.

Les deux premiers exemples que je viens de citer (l’action du baptisé qui fait de la politique et la déclaration publique faite par l’épiscopat) ne sont absolument pas remis en cause par la séparation entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux. C’est seulement dans des cas analogues à ceux du troisième exemple que le critère de séparation des pouvoirs devient significatif. Donc, pour en revenir à l’intervention de Mgr Chaput, parler d’"Église" en général n’aide pas à comprendre quelles organisations on imagine pour l’espace public et en particulier quels sont les modèles de rapports entre politique et religion qui sont soutenus et quels sont ceux qui sont critiqués. Chaput propose notamment une interprétation des deux premiers points du premier amendement de la constitution des États-Unis d’Amérique qui pourrait s’avérer contre-productive et constituer une sorte de “but marqué contre son camp”.

La question est encore plus urgente aujourd’hui parce que l’extraordinaire et constant engagement de l’Église catholique en faveur de la liberté religieuse – depuis la déclaration "Dignitatis humanae" de Vatican II jusqu’à Benoît XVI, en passant par Paul VI et Jean-Paul II – fait que l’Église voit précisément dans la formation et la mise en œuvre d’un régime de séparation entre pouvoir politique et pouvoir religieux ("ne pas obliger, ne pas empêcher") un signe des racines et de l’influence chrétienne sur le contexte social qui adopte ce régime.

La seconde réflexion concerne le risque que certaines des prises de position "evangelical" ou néoconservatrices les plus répandues dans le monde protestant américain, mais aussi dans certaines franges du monde catholique, adoptent le modèle de la Westphalie, c’est-à-dire qu’elles tendent à proposer un rapport entre politique et religion dans lequel la religion devient un instrument (même s’il est précieux et bien rémunéré) de la politique.

Dans certains passages de sa conférence, Mgr Chaput semble accepter le schéma selon lequel il faut renoncer à la séparation de l’Église et de l’État si l’on ne veut pas d’institutions politiques neutres. Mais ce qui fait de la liberté religieuse une alternative à la "laïcité" [en français dans le texte], c’est justement, avant tout, le fait qu’elle montre le caractère trompeur de cette alternative sèche entre séparation et non-neutralité. Si on l’abandonne, on s’expose en outre à un risque grave. Accepter ou demander qu’un État ne soit pas séparé d’une Église signifie ouvrir de nouveau les portes à une possible soumission de la religion - et éventuellement de l’Église - à ce pouvoir politique.

La liberté religieuse – dans la version de la constitution et de l’histoire des Etats-Unis, comme dans la version britannique ou dans celle de "Dignitatis humanae" – montre au contraire la possibilité d’une séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux sans neutralité des institutions politiques et sans insignifiance publique de l’Église.

La liberté religieuse refuse les bases mêmes de la "laïcité" [en français dans le texte]. Alexis de Tocqueville a probablement été le premier Européen à comprendre qu’aux États-Unis l’Église “régnait” sur les consciences de manière différente parce qu’on y trouvait une entente entre esprit religieux et esprit de liberté qui était inconnue en Europe continentale.

Une caractéristique du christianisme est qu’il relativise tout pouvoir politique par sa simple présence sur la scène publique sous la forme d’une Église (cf. J. Ratzinger, "L’unità delle nazioni" [L’unité des nations], Éditions Morcelliana, Brescia, 2009, p. 34). Au-delà des apparences, l’Église et l’Évangile ne gagnent rien à faire trop de concessions au pouvoir politique, même quand il est amical. L’Église et l’Évangile doivent continuer à animer une attitude – comme on a défini celle de Jésus et de la génération apostolique – "ni anarchiste ni zélote".

C’est précisément là que se trouve l’une des racines du modèle de la liberté religieuse et de son fonctionnement. Ce régime est le signe de la source chrétienne d’une cohabitation courtoise. Il est, en même temps, la condition pour que participent à cette cohabitation d’autres gens qui ne partagent pas la même foi, mais qui – dans les limites de ce que l’enseignement social de l’Église appelle "ordre public" – peuvent jouir des hauts niveaux de liberté que cette foi et sa force historique accordent à toute personne en vertu de sa dignité.


Le texte intégral du discours prononcé par John F. Kennedy, le 12 septembre 1960, devant la Greater Houston Ministerial Association :

> "While the so called religious issue..."


Le plus récent essai du professeur Diotallevi sur ces questions :

Luca Diotallevi, "Una alternativa alla laicità", Éditions Rubbettino, Soveria Mannelli, 2010, 162 pages, 14,00 euros.

Et une synthèse de cet ouvrage par l’auteur lui-même, publiée dans la revue "Vita e Pensiero" [Vie et Pensée] de l'Université Catholique de Milan :

> Se possiamo non dirci laici [Si nous pouvons ne pas nous dire laïcs]


A propos du livre "Render Unto Caesar" [Rendez à César] de l'archevêque Charles J. Chaput :

> Comment faire de la politique quand on est catholique. L'aide-mémoire de Denver


A propos d’un récent appel de personnalités américaines de différentes confessions chrétiennes :

> La "Déclaration de Manhattan" : le manifeste qui secoue l'Amérique (25.11.2009)



Un article paru sur www.chiesa, il y a un an, à propos de la question de la laïcité, avec des références à la visite de Nancy Pelosi à Benoît XVI et à l’affaire Eluana Englaro, et aussi avec des textes des cardinaux Camillo Ruini et Angelo Scola et des professeurs Ernesto Galli della Loggia et Pietro De Marco :

> La laïcité en danger. Deux cardinaux à son secours
(23.2.2009)


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
(13.8.2008)

www.chiesa