14.01.2009

Les lois contre la famille sont le fruit d’une crise anthropologique

Selon le card. Ouellet à la Rencontre mondiale des familles au Mexique



http://eucharistiemisericor.free.fr/images/071207_cardinal_ouellet_big.jpg

 

ROME, Mercredi 14 janvier 2009 (ZENIT.org) - La crise de la famille n'est pas seulement une crise morale. C'est une crise plus profonde, anthropologique, au niveau de la conception de l'homme et de la femme. Les lois contre la famille sont le fruit de cette crise, a expliqué le cardinal Marc Ouellet, p.s.s.

L'archevêque de Québec et primat du Canada est intervenu ce mercredi au congrès théologique et pastoral par lequel débute la VIe Rencontre mondiale des familles, à Mexico.

Le cardinal Ouellet a illustré ce « bouleversement des valeurs » qui a entraîné dans plusieurs pays l'adoption de lois reconnaissant le mariage de couples homosexuels par exemple, y compris le droit d'adoption pour ces mêmes couples.

« Le mariage et la famille sont devenus à notre époque un champ de bataille culturel dans les sociétés sécularisées où une vision du monde sans Dieu tente de supplanter l'héritage judéo-chrétien », a-t-il dit, ceci ayant provoqué « de graves dommages au plan humain, social et religieux ».

« À la fragilité croissante des couples se sont ajoutés de graves problèmes d'éducation liés à la perte des modèles parentaux et à l'influence de courants de pensée qui rejettent les fondements mêmes de l'institution familiale », a-t-il expliqué.

Le cardinal estime que cette crise anthropologique, particulièrement répandue en Occident, a été promue par « les philosophies du constructivisme et du genre (gender theory) dénaturent la réalité du mariage et de la famille en refondant la notion du couple humain à partir des désirs subjectifs de l'individu, rendant pratiquement insignifiante la différence sexuelle, au point de traiter équivalemment l'union hétérosexuelle et les rapports homosexuels ».

« Selon cette théorie, a-t-il expliqué, la différence sexuelle inscrite dans la réalité biologique de l'homme et de la femme n'influe pas de façon signifiante sur l'identité sexuelle des individus car celle-ci est le résultat d'une orientation subjective et d'une construction sociale ».

« Sous la pression de ces idéologies parfois ouvertement antichrétiennes, certains États procèdent à des législations qui redéfinissent le sens du mariage, de la procréation, de la filiation et de la famille, sans égard pour les réalités anthropologiques fondamentales qui structurent les rapports humains », a-t-il expliqué.

« Plusieurs organisations internationales participent à ce mouvement de déconstruction du mariage et de la famille au profit de certains groupes de pression bien organisés qui poursuivent leurs propres intérêts au détriment du bien commun », a-t-il dénoncé.

 

« L'Église catholique critique fortement ces courants culturels qui obtiennent trop facilement l'appui des moyens modernes de communication », car ils portent atteinte à la nature même de l'homme et de la femme.

Dans ce contexte le cardinal a proposé de redécouvrir l'exhortation apostolique Familiaris consortio publiée par Jean-Paul II il y a près de 30 ans (22 novembre 1981), qui « définit le mariage comme une union personnelle dans laquelle les époux se donnent et se reçoivent réciproquement ».

« En définissant l'essence de la famille et sa mission par l'amour et non pas d'abord par la procréation, le pape ne fait pas une concession douteuse à la mentalité contemporaine. Il prétend rejoindre "les racines mêmes de la réalité" (FC 17), il affirme la continuité interne entre l'amour personnel des époux et la transmission de la vie », a expliqué le cardinal Ouellet.

« Les trois valeurs traditionnelles du mariage, la procréation, l'amour fidèle et la signification sacramentelle » sont ainsi replacées « dans l'axe de l'amour conjugal fécond et non plus dans celui de la procréation comme finalité distincte ».

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27.07.2008

Corée du Sud: Effet JMJ

ASIE/COREE DU SUD - “Effet JMJ”: un élan pour la Pastorale des jeunes et l’évangélisation en Corée

 

WYD 2002 Roll 3 036 AYG III - “Shine On Asia”! par mintchocicecream

 

Séoul (Agence Fides) – L’écho des Journées Mondiales de la Jeunesse de Sydney auxquelles ont pris part plus de mille jeunes catholiques coréens ne s’est pas arrêté en Corée. “C’est un évènement qui donnera un élan fort à la Pastorale des Jeunes en Corée”, a remarqué Mgr Basil Cho Cyu-man, évêque auxiliaire de Séoul et président de la Commission pour la Pastorale des Jeunes au sein de la Conférence épiscopale de Corée.

Toute l’Eglise coréenne bénéficiera de l’“effet JMJ”, qui donnera aux paroisses, aux écoles, aux associations et aux mouvements, l’impulsion pour multiplier les initiatives et les façons d’évangéliser les jeunes. Surtout grâce à la contribution de ces jeunes qui ont participé aux JMJ, de retour en Corée pleins d’énergie et d’enthousiasme, qui veulent partager leur expérience avec leurs semblables.

De l’évènement des JMJ, les jeunes gardent dans leur cœur les catéchèses (dirigées par des évêques coréens) et les célébrations principales : le chemin de croix, la veillée et la messe de clôture. Ils évoquent en particulier l’amitié établie surtout avec les jeunes australiens, et le moment de fraternité vécu avec tous les jeunes asiatiques lors de l’Asian Youth Gathering, qui a réuni plus de dix mille jeunes du continent, pour une rencontre de joie, de chants et de témoignages.

Mgr Basil Cho a déclaré : “Les JMJ représentent pour les jeunes coréens une belle occasion d’observer l’Eglise en Corée et d’apporter leur contribution. Je suis certain qu’à travers les JMJ tous les jeunes coréens ont reçu avec abondance la grâce de l’Esprit Saint. J’espère que de retour chez eux, ils pourront partager avec leurs familles et leurs amis l’amour inépuisable que le Seigneur leur a donné pendant cet évènement”.

Après les JMJ, l’évêque a souligné l’urgence d’évangéliser d’autres jeunes, en portant attention à la pastorale des jeunes dans toutes les réalités locales, car les jeunes sont “l’espérance de l’humanité”.

L’évangélisation des nouvelles générations sera l’une des priorités pour l’Eglise coréenne dans les années à venir. Depuis 2000 en effet, le nombre des catholiques de moins de 40 ans a diminué en Corée, entre autre à cause de la baisse du nombre d’enfants baptisés. De plus le chômage provoque chez les jeunes des problèmes économiques et une dépression générale qui les éloignent des valeurs chrétiennes.

Il faut trouver de nouvelles stratégies pour parler aux jeunes de la “génération Internet”, affirme l’évêque, en les écoutant et en apprenant à répondre à leurs besoins, et pour proclamer Jésus-Christ comme libérateur et Bon Pasteur.

De plus on remarque l’importance de la famille chrétienne comme lieu où les jeunes peuvent voir un témoignage concret des valeurs chrétiennes et recevoir en héritage un patrimoine de foi.

(Agence Fides 25/7/2008)

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24.04.2008

JMJ Sydney 08: Esprit Saint et Mission

OCEANIE/AUSTRALIE - La mise au point du programme pour les JMJ se poursuit : sujets des catéchèses et choix des saints patrons officiels diffusés

 

Sydney (Agence Fides) - L’organisation des JMJ met au point le programme définitif de l’événement qui en juillet prochain attirera l’attention mondiale à Sydney. Le comité organisateur a communiqué les sujets des catéchèses et les extraits de l’Ecriture Sainte pour chaque jour.
 
Comme toujours, les évêques du monde entier conduiront les catéchèses des mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 juillet dans presque trois cents églises et autres sièges de Sydney. Le sujet principal des trois jours est “Esprit Saint et Mission” et il sera développé selon les phases suivantes :
 
- mercredi 16 juillet, “Appelés à vivre dans l’Esprit Saint”, avec la référence biblique : “Si donc nous vivons de l’Esprit, nous marchons également selon l’Esprit.” (Ga 5,25);
 
- jeudi 17 juillet, “L’Esprit Saint, âme de l’Eglise”, avec la référence biblique : “Et en réalité nous avons tous été baptisés en un seul Esprit pour former un seul corps, et nous nous sommes abreuvés à un seul Esprit” (1 Co 12,13) ;
 
- vendredi 18 juillet, “Envoyés dans le monde : l’Esprit Saint agent principal de mission”, avec la référence biblique : “Vous aurez la force de l’Esprit Saint qui descendra sur vous et vous serez mes témoins.” (Ac 1,8)

De plus les dix Saints et Bienheureux nommés “Patrons officiels des Journées Mondiales de la Jeunesse” ont été rendus publics officiellement. Suivant la tradition de chaque JMJ, les dix saints patrons ont été choisis par les organisateurs et approuvés par le Saint-Siège.

Les saints patrons choisis sont : sainte Thérèse de Lisieux, sainte Faustine Kowalska, sainte Maria Goretti, saint Pierre Chanel, le bienheureux Pierre To Rot, la bienheureuse Mary MacKillop, le bienheureux Pier Giorgio Frassati, la bienheureuse Teresa de Calcutta, le serviteur de Dieu Jean-Paul II, Notre-Dame de la Croix du Sud.
“Pour décider des saints patrons nous nous sommes concentrés sur ceux qui pourraient inspirer les jeunes”,
a déclaré l’évêque Anthony Fisher OP, coordinateur des JMJ.
“Non seulement nous avons regardé parmi les saints, mais également parmi ceux qui attendent d’être proclamés saints, les bienheureux et ceux qui ont eu une influence particulière sur l’histoire de l’Australie et de l’Océanie. Nous demandons à chacun de leur apprendre leurs histoires et de comprendre que par l’intermédiaire de l’Esprit du Christ les personnes peuvent réaliser des choses extraordinaires”,
a déclaré l’évêque, en encourageant les jeunes “à connaître et à prier ensemble nos saints patrons”.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Les saints patrons seront au centre de l’attention durant certains des événements principaux, y compris la veillée à l’Hippodrome de Randwick. Un peintre australien, Richard de Stoop a été chargé de recréer leurs images (scènes biographiques et images sont disponibles en ligne dans la galerie des JMJ www.wyd2008.org/media)

Pour l’occasion les reliques du bienheureux Pier Giorgio Frassati seront apportées en la cathédrale de Sydney : c’est la première fois que son corps quitte Turin, depuis sa mort survenue en 1925, à l’âge de 24 ans. Le bienheureux Pier Giorgio est rappelé pour son activisme social, pour sa nature sportive, pour son sens de l’humour et son esprit généreux.
“Son charme, son amour pour le divertissement et sa consécration à Dieu et à l’humanité le rendent un exemple parfait pour les jeunes”,
a déclaré Mgr Fisher.

(Agence Fides 22/4/2008)
 

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16.04.2008

Joyeux anniversaire, Très Saint Père !

Aujourd'hui, mercredi 16 avril, premier jour de sa visite aux Etats-Unis, notre Pape Benoît XVI célèbre son 81° anniversaire. Et trois jours plus tard, samedi 19 avril cela fera trois ans que le cardinal Joseph Ratzinger a été élu pape.


L'image “http://ratzingerfanclub.com/images/benedict_easter_2006.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Il est remarquable que Elisabeth II, reine de Grande-Bretagne a déjà fait parvenir ses voeux au pape dès la journée de hier. Elle est toujours la souveraine temporelle de l'Eglise anglicane.

(Kerknet)

Nous aussi, nous vous souhaitons un heureux anniversaire, Très Saint Père ! Puisse le Seigneur vous rendre au centuple tout ce que vous faites pour nous.

Josef Ratzinger

La famille Ratzinger. Jospeh à l'extrême gauche de la photo.

 

JR Joseph comme écolier

 

 Fr. JR

Lors de son ordination sacerdotale

 

Fr. Josef Ratzinger

Comme jeune prêtre : "Introibo ad altare Dei..."

 

Fr. JR Herr Professor

09.04.2008

Espagne: 'Jésus est le Seigneur', un trésor

EUROPE/ESPAGNE - Présentation du Catéchisme pour l’initiation chrétienne ‘Jésus est le Seigneur’ : « plus qu’un livre, c’est un trésor, car il contient la Bonne Nouvelle que l’Eglise, Notre Mère, nous enseigne »

 

Madrid (Agence Fides) - Mgr Javier Salinas Viñals, évêque de Tortosa et Vice-président de la Commission épiscopale d’enseignement et de catéchèse de la Conférence épiscopale espagnole (CEE) a présenté hier le catéchisme ‘Jésus est le Seigneur’, destiné aux enfants de 6 à 10 ans, après un long et sérieux processus d’élaboration.
 
Les destinataires de cet instrument sont les enfants qui participent à la catéchèse et qui ont l’âge de s’approcher pour la première fois du sacrement de l’Eucharistie. En même temps il s’adresse aux familles, aux prêtres, aux catéchistes et aux responsables de la pastorale éducative, comme soutien dans leur mission de transmettre la foi aux plus petits.

La Lettre que les évêques écrivent aux enfants pour leur présenter le nouveau catéchisme affirme que
« c’est plus qu’un livre, c’est un trésor, car il contient la Bonne Nouvelle que l’Eglise, notre Mère, nous enseigne ».
Il est en outre rappelé que
« la foi est un don qui nous a été donné le jour de notre Baptême et, comme une semence implantée dans notre cœur, elle se développe pendant la vie » ;
en ce sens la catéchèse aide
« à connaître et à vivre cette foi qui se renforcera grâce au sacrement de la Confirmation et grandira avec l’aliment de l’Eucharistie ».
Les évêques demandent aux enfants de conserver dans leurs cœurs les enseignements du Catéchisme :
« Lisez-le avec attention dans votre famille et avec vos catéchistes. Ainsi serez-vous heureux en compagnie de vos nombreux frères, qui forment l’Eglise, la grande famille des enfants de Dieu ».
Jésus est le Seigneur’ est un instrument privilégié pour la catéchèse, c’est un Catéchisme pour l’initiation chrétienne et il a comme finalité ultime « la rencontre avec Jésus-Christ ». Il ne peut être considéré comme un catéchisme radicalement nouveau, mais comme un catéchisme renouvelé à partir du texte précédent, publié en 1982, également appelé « Jésus est le Seigneur ».
 
Pour ce renouvellement, la promulgation du Catéchisme de l’Eglise catholique de 1992 a été prise en compte, et a représenté une impulsion pour l’élaboration de nouveaux textes destinés au catéchisme, une relecture des textes existants à la lumière des nouvelles exigences, issues des changements sociaux, culturels et religieux, autant dans le domaine de l’évangélisation que dans celui de la catéchèse.

Jésus est le Seigneur’ comprend 44 thèmes, développés autour de 10 noyaux thématiques qui continuent à parcourir les articles du Credo de façon ordonnée. La présentation graphique est « soignée, attractive et moderne » et utilise des typographies et des desseins pensés pour les enfants.
 
  (Agence Fides 8/472008)
 
Vidéo de présentation de 'Jésus est le Seigneur'
 
 

20:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, catechese, enfants, sacrements, vie d el eglise, eveques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

05.04.2008

Jésus demande aux hommes d’aujourd’hui d’invoquer la divine miséricorde

Une conviction de Jean-Paul II, soulignée par le cardinal Schönborn
 
http://www.anuncioblog.com/images/schonborn.jpg
Cardinal Christoph Schönborn

ROME, Vendredi 4 avril 2008 (ZENIT.org) - Jean-Paul II était convaincu que Jésus demande aux hommes d'aujourd'hui d'invoquer la divine miséricorde, a rappelé le cardinal Christoph Schönborn.

Dans son intervention inaugurant le congrès international sur la divine miséricorde, mercredi 2 avril après-midi dans la basilique romaine de Saint-Jean-de-Latran, l'archevêque de Vienne a expliqué que selon lui, toute la vie de Jean-Paul II doit être reconsidérée à la lumière de la divine miséricorde.

Il a rappelé que Jean-Paul II a terminé son voyage sur terre le « Dimanche de la miséricorde » qu'il avait lui-même introduit dans le calendrier liturgique, en l'an 2000, et qu'il avait canonisé sœur Marie Faustine Kowalska, faisant d'elle la première sainte du nouveau millénaire.

« Il est difficile, voire impossible », a souligné le cardinal autrichien, « de ne pas voir en cette coïncidence un signe du Ciel ».

En 1997, lors d'une visite à une banlieue de Cracovie, Lagiewniki, où sœur Faustine avait vécu et fut enterrée, il avait déclaré: « Le message de la divine miséricorde a d'une certaine façon formé l'image de mon pontificat ».

En 2002, lors de son dernier voyage en Pologne, il consacra la nouvelle basilique de Lagiewniki comme sanctuaire de la divine miséricorde.

Pour Jean-Paul II, a-t-il dit, Jésus demande aux hommes d'aujourd'hui d'invoquer la divine miséricorde.

Devant le manque de respect pour la vie et la dignité de l'homme, face à la haine et à la soif de vengeance, il invoquait la miséricorde de Dieu.

« Comme le monde a besoin aujourd'hui de la miséricorde de Dieu ! », s'était-il exclamé à Lagiewniki le 17 août 2002, en concluant « nous avons besoin de la miséricorde pour faire en sorte que chaque injustice du monde trouve son terme dans la splendeur de la vérité ».

Le pape polonais était convaincu que « dans la miséricorde de Dieu le monde aurait retrouvé la paix et l'homme le bonheur ».

Pour l'archevêque de Vienne, Jean-Paul II était conscient des signes que la divine miséricorde avait laissés dans sa vie.

Dans la Pologne déchirée par le nazisme, la guerre et le communisme, sa confiance en la divine miséricorde fut décisive pour alimenter l'espérance aussi bien dans son cœur de jeune qu'au sein de la population polonaise.

Le cardinal Schönborn est convaincu que les révélations reçues personnellement de sœur Faustine « aident à vivre plus pleinement la révélation de Jésus Christ » et que ces révélations sont « un appel authentique du Christ à l'Eglise ».

Concernant l'image déformée selon laquelle le Dieu de l'Ancien Testament est un Dieu en colère et le Dieu du Nouveau Testament un Dieu bienveillant, l'archevêque de Vienne a expliqué que « la miséricorde de Dieu constitue le noyau de l'Ancien Testament ».

Alors que dans le Nouveau testament, a-t-il précisé, Jésus représente « l'incarnation de la miséricorde de Dieu ».

Se référant à la pratique de l'euthanasie, le cardinal Schönborn a montré que « le durcissement du cœur est le contraire de la miséricorde ».

« Le durcissement du cœur équivaut à un détachement de Dieu, à une perte de sa propre humanité », a-t-il dit, « il est la cause de souffrances parmi les hommes » et « la cause de la mort de Jésus ».

L'archevêque de Vienne a conclu son intervention en lisant quelques phrases du petit journal de sœur Faustine :

« Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m'enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur ».  

Antonio Gaspari

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04.04.2008

Corée du Sud: 'Vivre une foi authentique': un guide pour catéchumènes

Séoul (Agence Fides) - Les personnes qui se rapprochent de la foi catholique à l’âge adulte et qui entreprennent le chemin pour recevoir le baptême sont de plus en plus nombreuses. Au profit de tous ceux qui se montent concernés ou intrigués par la foi catholique, l’Eglise coréenne a publié le guide intitulé “Vivre une foi authentique”, édite par la Conférence des Supérieurs et des Supérieures Majeurs des instituts religieux masculins et féminins en Corée.


Le guide, qui accompagne les catéchumènes dans leur itinéraire vers le baptême, met l’accent sur la prière et l’expérience, plutôt que sur l’apprentissage d’une théorie, soulignant la foi chrétienne comme une expérience et une rencontre personnelle avec le Christ. C’est pourquoi il conseille d’amener les catéchumènes à vivre un pèlerinage sur les lieux d’où apparaît la foi, comme les sites qui accueillent les dépouilles des martyrs coréens et il suggère de leur proposer des journées de retraite et de prière, où pouvoir approfondir leur rapport avec Dieu. Dans le guide se pose la même importance sur l’expérience de lecture et de méditation de la Parole de Dieu et sur les oeuvres de charité, dans lesquelles chaque personne peut découvrir et rencontrer Jésus-Christ présent dans les frères et les pauvres.

Le guide, présenté et apprécié dans les différents diocèses et paroisses coréennes, est un instrument utile également pour les catéchistes qui accompagnent les catéchumènes sur leur chemin de formation.
 
(Agence Fides 2/4/2008)
 

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29.03.2008

Benoît XVI, La résurrection du Christ ne peut être niée

Lors de l'audience générale place Saint Pierre, où il s'est rendu depuis Castelgandolfo, Benoît XVI a rappelé le sens historique de la résurrection de Jésus et regretté qu'elle soit trop souvent mise en doute et parfois même niée.

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/calendar/img/bxvi-evang.jpg

"L'affaiblissement de la foi dans la résurrection de Jésus rend fragile le témoignage des croyants",

a encore souligné le pape.


Compte rendu d'Olivier Bonnel >
 
(Source  : Radio Vatican)
 

08:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paques, pape, vie d el eglise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

28.03.2008

On vous a dit, mais moi je vous dis (5)

VATICAN - « On vous a dit, mais moi, je vous dis » - Par le Professeur Michele Loconsole, sur la défense de la prière “Oremus et pro Iudaeis” du Vendredi Saint, par le Rabbin Jacob Neusner

 

Rome (Agence Fides) - C’est au mois de juillet dernier, au lendemain de la publication du Motu Proprio “Summorum Pontificum”, qu’a repris la polémique entre juifs et catholiques, à cause de la nouvelle formulation de la prière présente dans l’ancien rite du Vendredi Saint, “Oremus et pro Iudaeis”.

Quelles sont les raisons pour se disputer ? L’ancien texte en latin invitait à prier pour les juifs « afin que Dieu et Seigneur enlève le voile de leurs cœurs, pour que, eux aussi, ils reconnaissent Jésus-Christ Notre Seigneur ». Cette oraison se poursuivait par les paroles suivantes :
« Dieu Tout-Puissant et Eternel, qui ne repousses pas de ta miséricorde la perfidie juive, exauce les prières que nous te présentons face à l’aveuglement de ce peuple, afin que, ayant reconnu la vérité da ta lumière, qui est le Christ, ils soient libérés de leurs ténèbres. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen ».
Voilà le texte ancien, que le Pape a récemment modifié de la sorte:
« afin que Dieu et Notre Seigneur illumine leurs cœurs pour qu’ils reconnaissent Jésus-Christ Sauveur de tous les hommes » ;
et l’Oraison en la modifiant de la sorte :
« Dieu Tout-Puissant et Eternel, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, accorde, dans ta bonté que, entrant dans la plénitude des peuples dans ton Eglise, Israël tout entier soit sauvé. Par le Christ Notre Seigneur. Amen »
Pourquoi cette modification ? D’après le périodique « La Civiltà Cattolica »,
« Dans le climat actuel de dialogue et d’amitié entre l’Eglise Catholique et le Peuple juif, il est apparu juste et opportun au Pape de faire ce changement, pour éviter toute expression qui puisse avoir la plus petite apparence d’offense, ou qui puisse d’une manière ou d’une autre déplaire aux juifs ».
En effet, les paroles de la formule précédente qui, pour beaucoup -juifs et catholiques - apparaissaient comme une offense, étaient surtout perfidie et aveuglement. Toutes deux ont disparu du nouveau formulaire.

Et alors, à y bien regarder, la nouvelle prière pour les juifs dans la liturgie du rite ancien n’appauvrit pas mais enrichit de sens la prière du rite moderne. Dans une liturgie éternellement vivante, comme l’est la liturgie catholique, les deux rites, ancien et moderne, peuvent en effet cohabiter. Cohabitation qui, dans l’avenir, pourrait se résoudre en unique rite romain, en prenant le meilleur des deux. C’est une pensée déjà exprimée en 2003 par le Cardinal Ratzinger, quand il écrivit dans une Lettre adressé à un représentant du traditionalisme de Mgr Lefebvre, le philologue allemand Heinz-Lothar Barth.
 
Naturellement, la nouvelle formulation de la prière vaut seulement pour la liturgie du rite ancien, et donc, dans la presque totalité des églises catholiques, le Vendredi Saint, on a continué à prier pour les juifs avec le formulaire du Missel de Paul VI de 1970, selon lequel, on se le rappelle, on prie pour les juifs afin que Dieu « les aide à progresser toujours dans l’amour de son Nom et dans la fidélité à son Alliance »

Si c’est là la position catholique, que disent les juifs ? Alors que le monde rabbinique européen a élevé de nombreuses et dures protestations contre l’initiative du Pape, le monde rabbinique américain s’est montré de loin beaucoup plus raisonnable. Il suffit de citer Jacob Neusner, le Rabbin très cité par Benoît XVI dans son ouvrage « Jésus de Nazareth ». Neussner, avec un raisonnement calme et correct, a déclaré :
« Israël prie pour les ‘Gentils’. Pour cette raison, les autres religions monothéistes elles aussi, y compris l’Eglise Catholique, ont le droit de faire la même chose, et personne ne devrait se sentir offensé. Toute autre attitude à l’égard des ‘Gentils’ empêcherait à ces derniers l’accès à l’Unique Dieu Révélé à Israël dans la Torah ».
La prière catholique manifeste le même esprit altruiste qui caractérise la foi du judaïsme.

La prière juive citée par Neussner est récitée dans les synagogues trois fois par jour, et pas une fois l’an, comme l’est la prière catholique. Le texte est pris de l’ « Authorised Daily Prayer Book » des « United Hebrew Congregations of the British Empire » (Londres, 1953), ouvrage qui contient la traduction anglaise d’une prière pour la conversion des ‘Gentils’. Dans ce texte,
« Israël remercie Dieu de l’avoir rendu différent des autres nations, et demande que le monde soit amené à la perfection, quand l’humanité tout entière invoquera le Nom de Dieu, en s’agenouillant devant Lui ».
La prière qui demande la conversion de « tous les impies de la terre » a un parallèle dans passage des Dix-huit Bénédictions, dans lequel on demande à Dieu de balayer « le domaine de l’arrogance ». En conclusion, quand Israël se réunit en prière, il demande à Dieu « d’éclairer le cœur des ‘Gentils’ ». Et Neussner conclut :
« les prières juives de prosélytisme, juives et chrétiennes, ont en commun le même esprit eschatologique, et tiennent ouverte la porte du salut pour tous les hommes ».
On pourrait peut-être voir là les raisons pour lesquelles le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d’Etat du Vatican, a pu dire à Baku :
« L’Eglise Catholique demande la réciprocité aux juifs sur les questions qui peuvent créer des froissements entre les deux Confessions, en particulier la sur prière controversée du Vendredi Saint, contenue dans la nouvelle Messe en latin, parce que, des prières qui pourraient ou devraient être modifiées, se trouvent des deux côtés ».
Et, se référant probablement aux déclarations de Neussner, il poursuivit en ces termes :
« De nombreux représentants juifs ont bien compris le sens de la prière qui, notons-le bien, concerne une partie bien précise du monde catholique, à laquelle on a fait faire un grand pas en avant, vis-à-vis précisément des juifs et des prières anciennes ».
Cette prière, a conclu le Cardinal Bertone, concerne une partie importante du monde catholique : elle n’est pas la grande prière du Vendredi Sant de tout le monde catholique. Et les explications de plusieurs rabbins illustres, a-t-il souligné - peuvent enlever les accents de certaines réactions récentes ».
(5 - à suivre)
(Agence Fides, 26 mars 2008)

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27.03.2008

Baptême de Magdi Allam: Note du Saint-Siège

Note du Saint-Siège après la polémique suscitée par le baptême de Magdi Allam

Magdi+Allam

 
Le débat sur le baptême administré par le Pape lors de la Veillée pascale au vice-directeur du « Corriere della Sera » Magdi Allam qui, après une longue recherche personnelle, s’est converti de l’islam au catholicisme, continue à rester vif.
 
Parmi les réactions dans le monde islamique, la note critique du professeur Aref Ali Nayed, directeur du « Royal Islamic Studies Center » et personnalité clé du nouveau cours du dialogue islamo-chrétien ouvert avec la « Lettre des 138 Sages », mérite une considération attentive. Notre directeur, le Père Federico Lombardi, y répond :

Avant tout l’affirmation la plus significative de l’auteur est sans aucun doute la confirmation de sa volonté de poursuivre le dialogue d’approfondissement et de connaissance réciproque entre musulmans et chrétiens, et de ne pas mettre en question le parcours entamé avec la correspondance et les contacts établis depuis un an et demi entre les Sages musulmans signataires des fameuses Lettres et le Vatican, notamment par l'intermédiaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Ce parcours doit continuer, il est d’une extrême importance, il n’est pas interrompu, et il est prioritaire sur des épisodes qui peuvent être objets de malentendus.

 
En second lieu, administrer le baptême à une personne implique de reconnaître qu’elle a accueilli la foi chrétienne librement et sincèrement, dans ses articles fondamentaux, exprimés dans la « profession de foi ». Celle-ci est proclamée publiquement à l’occasion du baptême. Naturellement chaque croyant est libre de garder ses idées sur un très large éventail de questions et de problèmes pour lesquels existe un pluralisme légitime entre les chrétiens. Accueillir dans l'Église un nouveau croyant ne signifie pas, évidemment, épouser toutes ses idées et positions, en particulier sur des thèmes politiques et sociaux.

 
Le baptême de Magdi Cristiano Allam est une bonne occasion pour réaffirmer expressément ce principe fondamental. Il a le droit d’exprimer ses propres idées, qui restent évidemment des idées personnelles, sans devenir en aucune façon une expression officielle des positions du Pape ou du Saint-Siège.

 
En ce qui concerne le débat sur la leçon de Ratisbonne, les explications sur son interprétation correcte dans les intentions du Pape ont été fournies il y a longtemps et il n’y a donc aucune raison de les remettre en question. En même temps, certains des thèmes alors abordés, comme le rapport entre foi et raison, entre religion et violence, demeurent naturellement objet de réflexion et de débat et de positions différentes, étant donné qu’ils se réfèrent à des problèmes qui ne peuvent être résolus une fois pour toutes.

 
Troisièmement, la liturgie de la Veillée pascale a été célébrée comme chaque année, et la symbologie de la lumière et de l’obscurité en fait partie depuis toujours. C’est certainement une liturgie solennelle et la célébration à Saint Pierre par le Pape est une occasion très particulière. Mais accuser de « manichéisme » l’explication des symboles liturgiques de la part du Pape – qu’il donne chaque fois et dans laquelle il est passé maître – manifesterait plutôt une incompréhension de la liturgie catholique qu’une critique pertinente au discours de Benoît XVI.

 
Enfin, qu’il nous soit permis de manifester à notre tour notre peine pour ce que le professeur Nayed dit de l’éducation dans les écoles chrétiennes dans les pays à majorité musulmane, en émettant des objections sur le risque de prosélytisme. Il nous semble que la grande tradition d’engagement éducatif de l'Église catholique mérite une toute autre appréciation, y compris dans les pays majoritairement non chrétiens (non seulement en Égypte, mais aussi en Inde, au Japon, etc.), où depuis longtemps la grande majorité des étudiants des écoles et des universités catholiques sont non chrétiens et le sont tranquillement restés, tout en manifestant une grande estime pour l’éducation reçue. Nous ne pensons pas que l’accusation de manque de respect pour la dignité et la liberté de la personne humaine faite à l'Église soit méritée aujourd’hui. Tout autres sont les violations à la dignité et à la liberté de la personne humaine auxquelles il faut accorder une attention prioritaire. C’est peut-être aussi pour cela que le Pape a pris le risque de ce baptême : affirmer la liberté du choix religieux qui découle de la dignité de la personne humaine.

 
Quoiqu’il en soit, le professeur Aref Ali Nayed est un interlocuteur pour lequel nous gardons une très haute estime et avec lequel il vaut toujours la peine de débattre loyalement. Cela nous permet d’avoir confiance dans la poursuite du dialogue.
 
(Source : Radio Vatican)
 
 
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N.B.: Dans un prochain article, une réponse du professeur Pietro De Marco aux critiques d’Aref Ali Nayed et de certains intellectuels catholiques à propos du baptême que le pape a administré à Allam. 

18:19 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, vie d el eglise, societe, islam, dialogue, bapteme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |