06.02.2008
Entretien avec Andrea Riccardi: le sens de la mission
EUROPE/ITALIE - Interview du Pr. Andrea Riccardi : « Le sens de la mission est le partage de la Parole de Dieu et la communication de la joie d’avoir rencontré Jésus dans nos frères les plus pauvres »
La Communauté Saint Egidio est née il y a quarante ans: quel était alors le contexte social et ecclésial et quels furent les raisons de sa naissance ?
La Communauté Saint Egidio est née et a grandi sous les pontificats des papes Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et aujourd’hui Benoît XVI. Quel souvenir avez-vous de chacun de ces papes ? Qu’ont-ils signifié pour vous ?
Puis est venu le très bref pontificat de Jean-Paul Ier, le nouveau conclave et l’élection de Jean-Paul II, qui a tout de suite commencé à visiter les paroisses. Nous l’avons rencontré le 3 décembre 1978, tandis qu’il visitait sa première paroisse, à la Garbatella : Il s’est arrêté, nous lui avons raconté ce que nous faisions, il nous a encouragé, et nous a dit : « Vous êtes à Rome ? Alors venez me trouver ! ». Nous avons été impressionnés par sa simplicité. Dès lors a commencé un rapport, long de 26 ans, de paternité, d’encouragement, de poursuite de ses intuitions prophétiques - comme celle d’Assise 1986 de la prière interreligieuse pour la paix. Je me rappelle sa première visite à Saint Egidio en 1979 quand nous étions une réalité beaucoup plus petite qu’aujourd’hui et beaucoup plus jeune d’âge. Le Pape nous a compris, soutenu et aimé comme un grand évêque. Il a dit de nous une phrase très belle : « Ne vous mettez aucune frontière, sinon celle de la charité ». A l’époque de la maturité, on ne cesse d’être enfant : ainsi entendons-nous notre rapport avec le Pape Benoît XVI. Avec Lui il y a une longue histoire à vivre, qui a déjà commencé par une harmonie profonde sur les thèmes de la paix et de l’œcuménisme, de l’évangélisation en Europe et en Afrique : je ne peux oublier la grande joie de sa présence au meeting interreligieux de Naples, en octobre dernier, lorsqu’il nous a encouragé à poursuivre dans la voie de la rencontre et du dialogue avec les religions et les cultures.
La mission fait partie intégrante de la vie de l’Eglise, et à plus forte raison de la vie des mouvements ecclésiaux. Quelles sont les caractéristiques de la mission de la Communauté ?
Au début notre horizon était celui de notre ville de Rome, mais notre lien avec la ville et avec le Pape qui en est l’Evêque, nous a donné le sens de l’universalité. La mission, depuis le début de notre histoire, a été de nous tourner vers ceux qui avaient perdu le lien avec l’Eglise : les jeunes de notre Europe déchristianisée, les pauvres de la périphérie qui perdaient leur racines religieuses avec l’émigration et avec les difficultés de la vie… C’est dans les faubourgs de Rome qu’est née cette passion pour l’Evangile qui a conduit la Communauté sur les frontières du monde. Saint Egidio vit la communication de l’Evangile comme une rencontre personnelle. Dans notre histoire nous n’avons jamais envoyé de « missionnaires » dans d’autres pays : nos communautés dans le monde sont nées de rencontres avec des hommes et des femmes qui ont partagé l’esprit de Saint Egidio et ont voulu le vivre dans leur réalité. Ainsi la mission signifie-t-elle partage de la Parole de Dieu et communication de la joie d’avoir rencontré Jésus dans nos frères les plus pauvres, avec le témoignage que l’on peut vivre l’Evangile dans toute situation, en vivant de manière « extraordinaire » une vie même « ordinaire ».Dans combien de pays du monde la Communauté Saint Egidio est-elle présente? Quelles sont les expériences les plus significatives loin de l’Europe ?
Aujourd’hui Saint Egidio est présent dans 70 pays du monde avec près de 50.000 personnes, dont plus de la moitié se trouvent dans l’hémisphère Sud, surtout en Afrique. Nos communautés vivent parfois dans des situations très difficiles pour les chrétiens, comme au Soudan, au Pakistan, ou en Indonésie. Toutes les communautés sont composées de personnes locales, avec la vie et les problèmes de tous, mais avec la conscience que « personne n’est assez pauvre pour ne pour ne pouvoir aider un autre ». C’est l’exemple de nos communautés en Afrique engagées pour les enfants des rues ou pour les prisonniers.
Certes, ces 40 ans nous ont ouvert de nombreux scénarios internationaux : ils nous ont profondément impliqués dans la connaissance de la souffrance de nombreux pays. Au cours de ces longues années nous avons trouvé des réponses de paix, comme par exemple pour le Mozambique, dont la paix a été signée à Saint Egidio, le 4 octobre 1992, après 16 ans de sanglante guerre civile. Le monde peut changer.
Saint Egidio vit partout la spiritualité de la gratuité et aujourd’hui cela devient un témoignage : il existe autre chose que le marché. Le travail de Saint Egidio compte sur la participation volontaire de milliers de personnes qui pour agir gratuitement ne sont pas pour autant irrégulières ou inefficaces. Il s’agit d’interventions libres de schémas idéologiques, parfois conduites avec des «moyens faibles » comme le service de jeunes africains qui aident les pauvres de leur pays, et avec des projets capables d’intervenir là où des grandes institutions internationales ne réussissent pas à arriver.
La question sur les expériences de la Communauté dans le monde est très complexe : chaque histoire de résurrection d’un pauvre, chaque rencontre avec un jeune qui commence à croire et à espérer en l’avenir, chaque condamné à mort qui reçoit une lettre d’un ami, chaque personne âgée désespérée qui reçoit une visite, chaque enfant qui naît sain d’une mère ayant le VIH, tout cela est significatif pour nous, même si cela arrive dans un coin oublié de l’hémisphère Sud. La périphérie devient le centre du monde, quand l’Evangile donne ses fruits, à travers le cœur et les mains d’un frère de Saint Egidio.
16:42 Écrit par Père Walter dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l egise, communautes, evangelisation |
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20.10.2007
AUSTRALIE: JOURNÉE MISSIONNAIRE MONDIALE ET LES JEUNES
OCEANIE/AUSTRALIE - Les Oeuvres Pontificales Missionnaires en Australie se préparent à la Journée Missionnaire Mondiale : au centre : la réflexion concernant les jeunes
Dans tous les diocèses et les paroisses on méditera sur le message du Saint-Père Benoît XVI pour la Journée Missionnaire Mondiale, qui invite les évêques, les prêtres, les religieux et les laïcs à réfléchir rapidement sur l’importance de l’activité missionnaire de l’Eglise aujourd’hui.
Les Oeuvres Pontificales Missionnaires australiennes ont également relancé une campagne de collecte de fonds destinées à aider les communautés de fidèles dans plus de 160 pays du monde, s’occupant de leur croissance spirituelle, de l’instruction, des services primaires. Pour en savoir plus, le site Internet est : www.catholicmission.org.au.
11:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l egise, evangelisation |
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COLOMBIE: JOURNÉE MISSIONNAIRE MONDIALE
AMERIQUE/COLOMBIE - Journée Missionnaire Mondiale : “Devenons coopérateurs missionnaires non seulement en cette Journée, offrons nos efforts spirituels et matériels afin que Jésus-Christ soit connu de ceux qui ne le connaissent pas encore”
"Le manifeste de cette année a pour thème : ‘Toutes les Eglises dans le monde entier’, le thème que le pape a indiqué et choisi invite toute l’Eglise à être responsable pour encourager, former, envoyer et soutenir les missionnaire dans tous les pays et cultures du monde pour la première annonce de l’Evangile ou pour aider la croissance et le progrès des Eglises les plus jeunes"
“Les éléments qui définissent le thème de la Journée Missionnaire Mondiale sont au nombre de deux : Toutes les Eglises - Tout le Monde. Il s’agit de l’universalité de la mission que le Christ a confié à sa communauté"
Les OPM de la Colombie ont élaboré des supports d’information sur la Journée Missionnaire Mondiale orientés par les animateurs de l’Enfance Missionnaire, les groupes de jeunes, les prêtres, les religieux et séminaristes, les animateurs des malades missionnaires et les professeurs de religion. Dans chaque groupe est présent une brève explication du Message du Saint-Père Benoît XVI adaptée selon les divers groupes.
"occasion propice pour prendre chaque fois une plus grande conscience du mandat missionnaire, pour élaborer des itinéraires spirituels et de formation adéquats qui favorisent la coopération entre les Eglises diocésaines et la préparation de nouveaux missionnaires pour la diffusion de l’Evangile à notre époque"
Une aide pour motiver les malades à offrir leur souffrance pour les missions est fournie aux animateurs des malades, rappelant qu’il
"est nécessaire de soutenir la Journée Mondiale des Missions en offrant la douleur, le manque de commodité, les traitements douloureux, l'invalidité, la solitude et l’abandon dans lequel ils se trouvent parfois".
Les OPM lancent un appel à organiser et programmer différentes activités pendant tout le mois d’octobre, en mettant au centre la célébration eucharistique.
"Devenons coopérateurs missionnaires non seulement en cette Journée ; offrons nos efforts spirituels et matériels afin que Jésus-Christ soit connu de millions de personnes qui ne le connaissent pas encore”.
10:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l egise, evangelisation |
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PÉKIN: ORDINATION DE CINQ PRÊTRES
ASIE/CHINE - Ordination de cinq prêtres présidée par le nouvel évêque de Pékin en la cathédrale de Bei Tang lors de la Journée Missionnaire Mondiale
Dans la paroisse Saint-Sauveur (Bei Tang), où aura lieu l’ordination, les derniers préparatifs du “grand évènement”, comme qualifié par le curé lorsqu’il annonça la nouvelle aux paroissiens s’intensifient. De plus le prêtre a expliqué également la signification profonde du choix de Bei Tang, véritable cathédrale du diocèse de Pékin, comme lieu de cette célébration diocésaine importante. Parlant à l’Agence Fides, un prêtre de Pékin a déclaré :
“Après de longues années d’absence, Bei Tang retrouve finalement son rôle magnifique de cathédrale. Le travail de restauration se poursuit à plein régime. Mais surtout nous - prêtres et fidèles - nous sommes fiers de ce retour, suivant les traces de nos archevêques précédents, comme le cardinal chinois, Mgr Tommaso Tian. De plus le choix d’ordonner les nouveaux prêtres lors de la Journée Missionnaire Mondiale confirme l’engagement déterminé de notre évêque pour l’évangélisation et la mission. C’est un geste pour nous mettre en chemin en harmonie avec l’Eglise universelle en suivant les indications du Saint-Père”.
08:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l egise, evangelisation, priere |
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PORTUGAL: TOUS LES CHRÉTIENS VIVENT LE MOIS MISSIONNAIRE
EUROPE/PORTUGAL - La Journée missionnaire mondiale : « Tous les chrétiens vivent intensément le mois missionnaire et font de toute l’année un temps fort de mission sans frontière »

Les POM du Portugal ont publié un Guide pour l’Octobre missionnaire 2007 préparé avec différents Instituts missionnaires et Ad gentes afin d’aider à vivre l’Octobre missionnaire et notamment la Journée missionnaire mondiale, d’après ce qu’a dit à l’Agence Fides le P. Manuel Durães Barbosa, CSSp, directeur national des POM du Portugal.
« De nombreuses personnes ont contribué à garantir la qualité du guide » affirme le P. Barbosa, ce qui constitue une « démonstration de la richesse et de la diversité des dons, des charismes et des vocations que l’Eglise engendre dans le monde ».
Les POM offrent aussi à tous les diocèses une série d’aides comme des posters, des réflexions théologiques pastorales, des catéchèses, des copies du Message du Saint-Père... On conseille à tous les diocèses de célébrer une veillée missionnaire samedi 20 octobre. Dimanche 21, Journée missionnaire, la messe sera transmise par la télévision nationale dans tout le pays.
« Nous voulons que tous les chrétiens vivent intensément le mois missionnaire, et fassent de toute l’année un temps fort pour la Mission sans frontière »
07:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l egise, evangelisation, priere |
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DE L'ESPRIT DU CONCILE AU FANTÔME DU CONCILE
De « l’esprit » du Concile au « fantôme » du Concile
Voilà un exemple typique de lecture de l’état du monde et des tâches de l’Eglise « à la lumière du Concile » - un refrain qui est devenu désormais une obligation - que l’on rencontre chez ceux qui sont chargés des travaux entre les Églises, et dans ce cas, un des nombreux responsables soi-disant « bien informés » et modernes :
« Une manière différente de considérer le dialogue avec le monde contemporain, avec la société, avec les cultures, avec les sciences, avec les hommes et les femmes de notre époque. Depuis le Concile, on a vu naître des débats, des confrontations même, et même le schisme qui s’est produit en 1988 » - celui de Mgr Lefebvre. Et puis, le scandale inouï : « Des dizaines de théologiens ont été désavoués, relevés de l’enseignement, réduits au silence, et même dans certains cas, expulsés ou contraints à sortir eux-mêmes de l’Eglise, parce que leurs recherches, leurs livres, leurs enseignements, tout en partant du Concile, voulaient ouvrir des voies nouvelles, pas toujours appréciées, pas toujours claires ».
Comme si, avant le Concile, l’Eglise ne vivait pas dans la réalité, comme si l’époque patristique, les théologiens du Moyen Age et les Saints modernes n’avaient pas connu les débats et les confrontations vives. Quant aux « soi-disant » théologiens « réduits au silence », l’affirmation est véritablement incroyable : étant donné, par exemple, que Leonardo Boff a à peine écrit un livre contre la pensée et la personne du Pape. L’important, dans ces cas, c’est que l’on parle « en partant du Concile » ; et en effet, il s’agit seulement d’un point de départ, pour parler ensuite de tout autre chose, et non pas certes de ce que le Concile a vraiment dit.
Il semble que, pour ceux qui sont chargés des travaux, « l’esprit du Concile », dont on parlait jusqu’à des temps récents, ait laissé la place à un fantôme « globalisé et globalisant » qui se répand dans l’Église de tous les continents et apporte avec lui des questions précises et inévitables : quelle forme de dialogue entreprendre avec les nombreuses sociétés, cultures et religions ? Est que l’Église, jusqu’à présent, s’est efforcée de trouver la volonté de Dieu ? et ils insistent en disant « qu’il faudra qu’elle s’engage pour que le monde devienne moins injuste ».
Il faut dire en toute vérité que le bon peuple chrétien savait que, dans l’Église répandue dans le monde, soufflait l’Esprit Saint et que, si quelqu’un y travaillait de manière « parallèle », il ne s’agissait pas d’un fantôme, mais que c’était « le diable... comme un lion rugissant » (cf 1 Pierre, 5, 8). Le peuple chrétien sait en outre que l’unique mandat du Christ à l’Église est le dialogue, c’est vrai, mais celui du salut, qui parle de Dieu, ou encore en un mot, l’Évangile ; un dialogue toujours nouveau à chaque génération comme le rappelle « Evangelii Nuntiandi » de Paul VI, ou la Nouvelle Evangélisation de Jean Paul II. C’est là la tâche permanente de l’Eglise : celle de guérir l’homme de son péché, non pas avec des recettes aléatoires à la mode ou avec l’activisme, mais avec le remède d’immortalité qu’est le Christ, qui guérit et ressuscite les hommes de toutes les générations, et qui, sans cela resterait malade et mourrait.
Cela n’a été « inventé » par aucun Concile, et l’on ne pourrait inventer d’autre recette : cela était valable avant le Concile Vatican II, et vaudra à jamais. Le sens de l’interprétation correcte du Concile, qui a réalisé une réforme et non pas une rupture, est indiqué par le Pape Benoît XVI, et est valable à chaque époque et à chaque génération dans l’Eglise ; et ce n’est pas autre chose que la réalisation continue de la Parole du Verbe : « Voici, je fais l’univers nouveau » (Apocalypse, 21, 5).
La nouveauté authentique, actuellement, serait le dialogue entre la raison et la foi, s’il n’était pas en vérité une chose déjà ancienne : il remonte à l’évangéliste Jean qui a écrit : « Au commencement était le LOGOS », le Verbe, la Parole, la Raison à partir de laquelle sont faites toutes choses. L’Église lit le Concile, le comprend et le réalise à la lumière du « Logos » éternel qui existe dès le commencement et qui l’anime par l’Esprit Saint. Il n’existe pas d’autre esprit, même « conciliaire », qui puisse la guider. Ce ne serait seulement qu’un fantôme.
04:24 Écrit par Père Walter dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : societe, vie de l egise, evangelisation |
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