03.05.2009

Dieu veut te parler: Homélie 4° dimanche de Pâques B




    Décidément, nous sommes bien aveugles (lisez : incroyants) ! Nous voulions mener notre vie chrétienne (?), et changer l’'Église et le monde comme si Jésus n’était pas là. Maintenant, Jésus, nous ayant persuadé du contraire, nous pensons que sa présence doit être celle d’un retraité, d’'un papa gâteux, qui a besoin que nous lui prêtions main forte pour le tirer d’'affaire… Alors Jésus veut continuer d’'ouvrir les yeux des malvoyants ("malcroyants") que nous sommes, et il nous dit :

Je suis le Bon Pasteur…,

sous-entendu : "Je ne suis pas encore retraité, j’exerce toujours mon métier !"

    Le travail du berger, c’est de conduire et de nourrir le troupeau. Depuis deux mille ans, mine de rien, c’est Jésus qui gouverne son Église. Qui peut en dire autant ?

L’Église, en effet, est le bercail dont le Christ est l’entrée unique et nécessaire. Elle est aussi le troupeau dont Dieu a proclamé Lui-mëme à l’avance qu’Il serait le pasteur et dont les brebis, quoiqu’elles aient à leur tête des pasteurs humains, sont cependant continuellement conduites et nourries par le Christ même, Bon Pasteur et Prince des pasteurs, qui a donné sa vie pour ses brebis. (CEC 754)

    D’ailleurs, il a encore du pain sur la planche :

J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise.

    Notre erreur, c’est de penser "ou bien, ou bien". Selon nous, ou bien c’est le Christ qui conduit l’Église, où bien ce sont le Pape et les Évêques. Et l’Église gouvernée par le Pape et les Évêques ne peut pas être l’Église du Christ. Pour nous, c’est l’un ou c’est l’autre. Et dans les deux cas nous tombons dans le trou....

 

 

 

Pour lire la suite :

 

Y a-t-il un berger dans la bergerie?