17.02.2011

La Belgique voudrait un gouvernement une fois... pour toutes !

belgique gouvernement.JPGLa Belgique a beau traverser une des pires crises institutionnelles de son histoire, les Belges n’en perdent pas moins leur humour légendaire. Des manifestations appelées « révolution de la frite » doivent avoir lieu ce jeudi dans le Royaume de Belgique. Pensée et organisée par des étudiants flamands ET wallons, cette initiative doit marquer le triste record de pays sans gouvernement jusqu’alors détenu par l’Irak. 

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28.04.2010

L'Église de Belgique face à la crise nationale

La Belgique connaît une énième crise politique due aux différends communautaires entre Flamands et Wallons. Ce dernier épisode a précipité la chute du gouvernement d’Yves Leterme dont le roi Albert II a accepté la démission.

Les électeurs se rendront ainsi aux urnes au mois de juin, quelques jours avant que la Belgique ne prenne la présidence tournante de l’Union européenne.

Les trois partis francophones de la majorité et les deux partis flamands ne sont pas parvenus à trouver un terrain d’entente sur la question de l’arrondissement judiciaire et électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV comme il est surnommé dans le pays) dont les Flamands réclament la partition pour régler de matière définitive le problème des droits linguistiques.

 

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Mgr Léonard, président de la conférence épiscopale de Belgique revient sur le rôle de l'Église dans cette crise: >>

Propos recueillis par Mathilde Auvillain (Radio Vatican)

21.04.2010

Cette banlieue de Bruxelles qui divise flamands et francophones

C’est la pomme de discorde par excellence entre communautés flamande et francophone en Belgique : l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, ou BHV, un arrondissement électoral et judiciaire dans la banlieue de la capitale, situé en territoire flamand mais peuplé de néerlandophones et de francophones.

Les partis flamands réclament depuis des décennies sa scission, les partis francophones s’y refusent et le dossier est bloqué. Les dernières propositions du médiateur, Jean-Luc Dehaene, ne semblent pas aller dans le sens d’un réel compromis, en tout cas, du point de vue francophone.

 

 

Régis DANDOY


Pour comprendre cette affaire particulièrement complexe pour les non-Belges, nous avons demandé quelques éclaircissements à Régis Dandoy (photo), chercheur au CEVIPOL, le centre d’étude de la vie politique de l’Université Libre de Bruxelles: >>

Dossier réalisé par Xavier Sartre (Radio Vatican).

 

Lire aussi :

Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien  direct vers cet article...Mgr Léonard: 'La fin de la Belgique ?'


18.07.2008

Mgr Léonard: 'La fin de la Belgique ?'

Mgr Léonard appelle les Wallons au respect et l'amour de la langue et de la culture flamandes.

 

Mgr Léonard
(Kerknet)

Le titre pouvant prêter à confusion, Mgr Léonard, dans son dernier éditorial, rassure tout de suite ses lecteurs :

"Franchement, je ne le pense pas. Le réalisme nous impose de demeurer ensemble, Flamands, Bruxellois et Wallons."

Par ailleurs, l'évêque de Namur est d'avis que la fédéralisation de notre pays se poursuivra, dans les structures ecclésiales également.


"Mais ce qui est probable, c’est que l’État belge va se fédéraliser davantage encore. C’est un peu ce que nous vivons déjà, très paisiblement, sur le plan de la vie de l’Église. Nous formons une seule Conférence épiscopale, dans une belle entente fraternelle, mais chaque groupe linguistique a aussi ses réunions propres et ses orientations spécifiques."

 

Dans la deuxième partie, Mgr Léonard s'adresse en des termes très clairs aux francophones de Belgique en leur rappelant que pendant très longtemps les Flamands ont été vicitimes de l'arrogance des francophones :

"Étant wallon, mais appréciant beaucoup la langue néerlandaise et la culture flamande, j’attire l’attention des Bruxellois francophones et des Wallons sur un point. Souvent, les Belges francophones ressentent comme des agressions les revendications flamandes. Sans me prononcer sur le plan politique, je les invite cependant à ne jamais oublier que, durant des siècles, la Flandre a dû lutter pour faire respecter sa langue et sa culture. Elle a été longtemps victime de l’arrogance francophone à son égard. Et l’État belge, créé en 1830-1831, fut pendant un siècle l’instrument d’une francisation active de la Flandre. Devenue la région la plus prospère du pays, la Flandre désire légitimement affirmer sa spécificité culturelle et son autonomie linguistique."

Et il ajoute :

"Si donc les francophones, spontanément plus attachés que les Flamands à la Belgique unitaire, veulent, tout aussi légitimement, que la Belgique se perpétue, il ne suffit pas qu’ils arborent des drapeaux belges dans les rues. Il faut qu’ils renoncent à tout complexe de supériorité linguistique."

 

Etant moi-même flamand et ayant habité de nombreuses années en Wallonie (où j'ai fait pratiquement toutes mes études secondaires) je ne peux que souscrire aux propos de l'évêque de Namur, en particulier quand il écrit :

"Les conflits politiques sont parfois aigus. Mais lorsque des francophones et des néerlandophones se rencontrent sur le plan amical, scolaire ou commercial, les choses se passent souvent très bien."

En conclusion, Mgr Léonard invite à prier :


"Enfin, dans la prière, quand nous parcourons les besoins du vaste monde, n’oublions pas ce petit pays qui est le nôtre et confions-le, lui aussi, à la Providence qui porte tout."

 

Une des manières de répondre à cet appel aux francophones de Bruxelles et de Wallonie pourrait être de visiter de temps en temps mon blog Maria, ster van de evangelisatie...

 

Pour lire l'intégralité du message de Mgr Léonard

17:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l eglise, societe, belgique, flamands, wallons, bruxelles, eveques, politique, culture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |